ZARDENS - Blackness Unfolds (Satanath/Death Portal) - 27/06/2016 @ 08h11
Formé à Liège en 2008 autour des vétérans Pascal Moraux (chant) et Fabrice Maggio (guitare) le combo belge n’est pas le plus connu de son pays malgré une scène black/death qui ne cesse de revenir en force à l’instar notamment de POSSESSION. Il faut dire que les événements n’ont pas été en leur faveur car après un premier opus passé totalement inaperçu son successeur a bien failli ne pas sortir du tout puisque ce dernier était en boîte depuis 2013 mais n’a pu être exhumé que l’an dernier suite à un contrat signé conjointement avec les russes de Sathanath Records et les américains de Death Portal Studios. Si les raisons de ce long silence restent mystérieuses elles ont eu par contre un impact sur la stabilité du groupe puisqu’à l’heure actuelle il a été totalement renouvelé pour ne conserver que son gratteux, qui s’est entouré par la force des choses de nouveaux membres.

Ce qui marque dès qu’on écoute l’intro c’est l’influence massive de DISSECTION, en effet les notes de guitare sont directement inspirées de « Where Dead Angels Lie », tout comme « Sadness » qui peut faire office d’Outro et qui reprend la même recette que Jon Nödtveidt et sa bande avec son ambiance froide, mélancolique et mélodique. On retrouvera durant le reste du disque à quelques moments ces mêmes ambiances mais celles-ci seront presque effacées par un côté Black plus affirmé, mais aussi plus classique et linéaire car l’ensemble va du bon au très moyen. Dans cette première catégorie « Reborn » tient le haut du panier car il se montre direct, remuant et inspiré en alternant parties rapides, double puissante et passages plus mid-tempo, tout comme « Afterlife » à la grande variété de rythme et « Among The Dead » où là aussi l’ensemble sait se diversifier tout en gardant une construction très classique. Mais si ces compos tiennent la route en revanche le reste sera plus mitigé notamment « The Berserker » et « Slave To The Moon » qui souffrent toutes les deux d’une durée excessive ce qui provoque rapidement une certaine répétition des idées car leur construction est en elle-même relativement simple ce qui ne fait qu’accentuer cette sensation, on s’en aperçoit aussi avec « Lifeblood » qui malgré ses trois minutes souffre du même défaut mais de manière moins marquée.

En plus il faut également bien avouer que tout cela n’est pas forcément mis en avant par la production et le mixage dont se sont chargés le binôme fondateur car si le son est vraiment naturel et sonne quasiment comme du live, la batterie en revanche est vite fatigante à cause d’une caisse claire bien trop sèche et d’une charley mise trop en avant, ce qui finit par noyer l’ensemble des instruments quand le marteleur s’excite de manière plus importante. Cependant il faut saluer le fait que la basse est vraiment audible et chaude, apportant une densité et de la profondeur sur les bons moments de l’album qui en recèlent quand même plusieurs.

Du coup sans être un chef d’œuvre ni un ratage total on se retrouve avec un disque qui n’amènera rien de plus dans la pléaïde de sorties underground puisque celui-ci est finalement banal et moyen, et surtout on a l’impression d’avoir entendu les mêmes riffs, parties de batterie et breaks des milliers de fois auparavant mais surtout de meilleure qualité, car l’ensemble est vraiment trop classique et tourne un peu trop en rond pour espérer mieux.




Rédigé par : GabinEastwood | 12/20 | Nb de lectures : 5564




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