Le blog de MANARD OU LA DUALITé ENTRE MOI ET SURMOI. MAIS SURTOUT PLEINS D'AUTRE CONNERIES. - 17622 affichages
Ici, vous trouverez des conneries sur Ultra Vomit, mais aussi sur Battlefield 3, sur les Transformers, voire même la différence entre les figurines One Piece Bandaï et Banpresto.


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Un jour je serai le batteur de Megadeth.
publication le : 28/07/2012

Salut à tous!

Houlalalala, oui, oui, je sais!
10 000 ans que j'ai pas publié un billet! Depuis on a inventé la roue, l'électricité et youporn. Heureusement je ne me sers que d'une seule de ces inventions.

Mais donc, oui, bah oui, je m'excuse pour mon manque de volubilité. Que voulez-vous, je cumule à mes hautes fonctions de V.S. Bloggeur (et blagueur) celles de batteur dans 5 groupes, animateur de karaoké metal, rédacteur pour des articles sur les transformers (non je déconne pas.), et bien évidemment je me suis mis à lire tous les Spiderman depuis la création du comics.

Ceci prend donc pas mal de temps. Bref, j'ai été lourdement semoncé et vilipandé par Greg, sans compter une amende de 400 000 € qui représente heureusement que 5% de ma paie. (Toute similitude avec des amendes infligés à certains footballeurs est complètement intentionnelle)

Ceci étant dit, de quoi vais-je vous parler en écoutant peinardement le nouveau Testament. (Remarquez bien ici la nuance extrêmement important entre écouter et lire.)
Eh bien il y a de ça quelques jours, mon collègue Ranko vous a causé de Metallica.
Metallica, éternel débat entre la fougue et le talent des débuts et l'état passablement délabré de certains des membres aujourd'hui.
Bien évidemment, celui s'en prenant le plus dans la gueule étant Lars Ulrich. Ah qu'il est de bon ton de chier sur Lars Ulrich. Pas une dedans, zéro double, un melon dont les pépins sont plus gros que les seins de Lova Moor. Bref, personnellement je comprends tous ces reproches.

Mais justement, j'ai décidé de me faire l'avocat du diable. Non pas en défendant l'indéfendable (désolé Lars!) mais en faisant une petit comparaison de derrière les fagôts avec leur frère ennemi, j'ai nommé MEGADETH.

Bah ouais, finalement, ces derniers temps, j'entends pas grand-chose de vraiment négatif sur la bande à Mustaine. Les deux derniers albums sont plutôt bons, les concerts se passent bien, Mustaine a fait la paix avec pratiquement tout le monde, bref, tout va bien chez l'éternel deuxième. (Parait que Mustaine a failli changer le nom du groupe en Poulidor, enfin Poulideth en anglais.)

Eh bah moi je vais chier un peu sur Megadeth. Attention, je suis un gros gros fan du groupe. D'ailleurs, puisqu'il faut se situer, je suis de ceux qui préfèrent Megadeth à Metallica (de peu notez bien). Le metal, c'est comme la politique, y'a ceux qui sont à droite, sont qui ceux à gauche, sauf que la gauche, c'est Metallica et la droite c'est Megadeth. Ou vice versa. Dans tous les cas, faut voter!!

Donc je vais chier sur Megadeth quand-même. Eh oui, car depuis quelques années y'a un truc qui m'énerve dans le groupe, et dont j'entends personne causer. PERSONNE. Même pas Terence Hill.
Je vais vous parler de Shawn Drover, le batteur.
Alors ça pour chier sur Lars Ulrich, y'a du monde. Là, ça se bouscule. Mais pour remarquer l'extrême nullité de Shawn Drover, y'a pus rien.
Lars Ulrich pour sa gouverne a fondé le groupe, il y est depuis le début, et à un certain moment, il était même bon! Il a juste décidé un jour d'arrêter de jouer, tout en continuant.
Shawn Drover, c'est un mec que personne ne connaissait. Un jour on nous a annoncé qu'il devenait batteur de Megadeth. (En tout cas, moi je le connaissais pas...)
Très bien, très bien.
Mais bon, faut pas exagérer, on parle de Megadeth là. C'est pas n'importe quel groupe. C'est le genre de groupe qui recrute Marty Friedman à la gratte, ou Chris Broderick. De sacrés clients quoi. J'ai dans l'idée qu'ils pourraient engager de sacrés batteurs non?
Alors soit Mustaine y connait que dalle en batterie, soit il a décidé de faire une fleur à un vieux pote. Je vois pas d'autre solution pour le choix de Shawn Drover.

Ce batteur est d'un ennui incroyable. Ses propres parties sont d'un banal, d'un manque d'ambition créative et technique... Rappelez-vous Nick Menza quoi! Ca avait de la gueule! Le mec se déchirait. Pour les avoir vu avec lui, j'avais pris une sacré leçon à l'époque!
Mais là, sérieux, le mec bouge pas, il joue ses parties ultra simpliste sans bouger un sourcil. Dis-le si tu te fais chier hein.
Ca, c'est le constat pour ses propres parties de batterie (j'entends celles qu'il a enregistré sur album).
Mais là où ça devient insoutenable c'est quand le sieur joue les morceaux de Menza.
On est bien d'accord que Megadeth, ça n'a jamais été très compliqué à jouer à la batterie. N'importe quel batteur pro vous joue ça les doigts dans le nez.
Mais monsieur Drover, non. Lui a décidé de simplifier les parties de batterie de Nick Menza. Tu peux m'expliquer pourquoi s'il te plait?
Je ne vois aucune bonne raison de le faire. Les parties sont ultra efficace, les fans les connaissent, ils ont joué ces morceaux pendant des années comme ça. Je ne vois pas pourquoi il faudrait les modifier. Sur les nouveaux morceaux, tu fais ce que tu veux (même si c'est nul et chiant, ça reste juste de la batterie, on écoute Megadeth plutôt pour la guitare!) mais respecte tes prédécesseurs bordel!
Alors pourquoi?
Des problèmes de mémoire? Allons, quand tu rejoins un groupe comme Megadeth, tu connais déjà la moitié des morceaux par coeur, et t'as ENVIE d'apprendre le reste, non?

Pourquoi tu simplifies le moindre plan un tant soit peu élaboré? Allez les voir en concert, et écoutez bien la batterie sur "A Tout Le Monde". Putain!! Ca m'énerve! Tous les plans de Menza ont disparu! On se retrouve avec "poum tchak, poum poum tchak" et une descente de toms sur 4 temps. PUTAIN!!!
Alors soit Shawn Drover est nul, soit il fait exprès pour faire croire qu'il est meilleur que Menza, soit c'est une consigne de Mustaine (et encore une fois, dans ce cas, pourquoi Dave?).

Dans tous les cas, c'est de la merde, et moi je n'arrive plus à voir le groupe en concert tellement ça m'énerve. (Dernier exemple au Hellfest!)



On saura jamais le pourquoi du comment, mais en tout cas, je voulais un peu aller à contre-courant en ces temps où il est à la mode de chier sur Lars Ulrich.

Mesdames et messieurs, Shawn Drover est pas mieux, dans un autre style (oui, sinon le mec est très carré, ENCORE HEUREUX!!).

Sérieux Dave, regarde tes collègues thrasheurs! Regarde Testament: Gene Hoglan, Paul Bostaph. Exodus: Paul Bostaph aussi. Pourquoi n'embauches-tu pas un vrai killer?

Aller Dave, embauche un tueur putain.

Aller Dave...

Dave...





Embauche-moi.
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Les petits tracas des batteurs ou les tribulations live d'un loser.
publication le : 23/02/2012

Salut les V.S.eurs!

C'est désormais officiel: je suis incapable de tenir un délai. Un delay, pas de soucis, j'appelle un cléba... Pardon, un ingénieur du son et c'est bon. Mais un délai? Non.
Nous voici donc plusieurs années après le précédent billet. La terre est dévastée, la musique n'est plus qu'une simple note auto-tunée à l'infini, l'oxygène est composé de 90% d'azote liquide et... Ah, attendez, on me dit que je suis pas si à la bourre que ça finalement! Cool!

Nan mais ouais.

En fait c'est juste que les deux derniers W.E. de concerts se sont passés de manière très classique. Veni, vidi, vici, peinard.

Je pourrais néanmoins vous raconter les longues heures de camion? Non? Vous êtes sûrs? Bon, bon, ok.

Nan en fait, les seuls faits marquants des 4 derniers concerts d'Ultra, c'est tous ces petits soucis techniques que j'ai subis. Oh, rien de bien grave, juste des trucs qui te pètent les couilles ce qu'il faut pour que tu fasses le pain qui t'énerve. Le pain qui te fout le doute. Et te fait faire plus de pains. L'enculé.
Du coup, je me suis dit que j'avais assez d'expérience dans la lose pour répertorier tous ces petits tracas que peuvent connaitre les batteurs sur scène. Croyez-moi, y'en a pas mal!

Are you ready to lose?

-bruit de foule-

Are you READY TO LOSE????

-fruit de boule-

Ok, c'est parti!

- Pour commencer, un grand classique: le trigger. Le trigger c'est génial mais c'est de la merde. Je m'explique: c'est un petit capteur tout mignon que tu poses généralement sur ta grosse caisse (certains fous triggent aussi les autres fûts, mais ils en sont à leur 5ème réincarnation bouddhiste) et qui envoie un signal à un module (à ne pas confondre avec un nodule, qui lui envoie un signal à tes cordes vocales qu'il faut arrêter de chanter) qui lui-même envoie un gros son de malade que des mecs ont mis des mois à enregistrer en plein dans la gueule du public.
Cool!
Mais non.
Car bien-sûr, tout ceci est soumis à la loi du "c'est tellement énorme que ça marche pratiquement jamais". Car bien-sûr, le capteur capte à peu-près tout sauf tes frappes de grosse caisse. Un coup de caisse claire? Ok, j'envoie un signal! Une note de basse? Excellent, j'envoie! J'éternue? Signal. Pet? Signal. Un vrai calvaire.
Bien-sûr, il est possible de paramétrer son module. Certains ont essayé. On les voit parfois en train de baver, leurs yeux reflétant encore le labyrinthe incompréhensible de l'écran, leur langage se résumant à des "-20% sur la vélocité couplé à 50% de sensibilité avec une impédance de 8 ohms, ça va le faire!".
Parfois, le capteur se déclenche vraiment sur un coup de grosse caisse. Tel un chienchien à sa mémère remuant fortement sa queue, il est tellement content d'avoir fait son boulot qu'il envoie carrément DEUX signaux. Deux coups de grosse caisse à la fois. On appelle ça la malédiction du double déclenchement. Pire que celle d'anciens rois égyptiens, rien ne l'explique. Rien ne la résoud vraiment. Certains ont essayé. On les voit parfois se balader, un oeil tremblant, une clef de batterie à la main, psalmodiant des litanies du genre "si je détends ma peau, que je mets un coussin, que je relève ma pédale et place mon capteur à 67°, ça devrait marcher!"
Parfois, un miracle se passe. Pendant une balance, ton trigger MARCHE!! Tu te prends tout d'un coup pour le meilleur batteur du monde (car malgré tous ces problèmes, tout le monde sait bien que le trigger, c'est de la triche), tu demandes que du trigger dans ton retour, tu n'écoutes plus personne, ta grosse caisse est une Harley Davidson.
Ne t'en fais pas. Pendant le concert, environ 10 minutes après le début, ton trigger va se remettre à déconner. Et toi, tu l'auras A FOND dans ton retour. Des doubles coups, des coups parasites, de la MERDE, tout. ALORS QUE T'AS RIEN TOUCHE DEPUIS LA BALANCE!!! S'il fallait une dernière preuve que le metal est la musique du diable, elle s'appelle le trigger. VADE RETRO.
(Le mien marche au bout de 5 ans de réglage. Mon truc? J'ai vendu mon âme.)

- Encore un grand classique pour le deuxième petit tracas du batteur. Les baguettes. C'est la base de tout disait un mec. Du coup, quand t'en paumes une, tout s'écroule. Eh oui. D'ailleurs, je déconseille fortement d'en perdre deux à la fois.
Il y a plusieurs raisons à un paumage de baguettes.
Le première, c'est la sueur. En effet, il fait en moyenne 426° sur scène (12° selon la police). Du coup, un être normalement constitué (mais les batteurs sont-ils normalement constitués? Les bassistes me disent que non) perd vite de quoi remplir la piscine à VS Greg. Et alors du coup, comme le dit Franky Vincent, "ça glisse". On voit parfois des batteurs aux portes de la mort, tenant leur baguette uniquement par télépathie et 2mm de doigts aux ongles rongés. Il est évident qu'essuyer vos baguettes entre chaque morceau est inutile. Les gants? Haha, plutôt crever que d'utiliser cette solution de facilité pour faibles.
Ensuite vient une raison bien perfide. Bien vicieuse. Celle du changement indécelable de disposition de vos éléments. Genre un ingé-son qui bouge votre cymbale ride pour mieux placer son micro. Ou genre un slammeur qui pense que la scène est un endroit similaire à sa chambre et qu'il peut donc y foutre le bordel. Et bien entendu, le remontage avant le concert de votre batterie, qui fut bien soigneusement placée avec la délicatesse et la précision chirurgicale d'un niveau à bulle pour la balance, mais qui là est limite balancée à l'aveugle sur le praticable car putainmerdeonestalabourreputainpasletempsputainviteputain. Bien-sûr, un rapide petit test rassure le batteur un peu naïf. "C'est bon, ça va le faire". Ce, jusqu'au plan auquel il n'avait pas pensé et où il accroche minablement sa baguette sur une cymbale. Baguette qui finira avec un peu de chance dans la tête du bassiste, après une figure digne des jeux olympiques (généralement demi-salto carpé tendu).
Enfin vient tout simplement le pétage de baguette. Il n'est annoncé par aucun signe avant-coureur. Une baguette qui aura l'air à moitié morte et décomposée, digne de jouer dans le prochain Romero va en fait durer encore 13 mois. Et ta baguette toute neuve, achetée au dernier moment par "sécurité" va péter sur le deuxième morceau. Attention, y'a péter et péter (et aussi péter, mais ce 3ème terme concerne la digestion). Si tu pètes juste le bout, t'es un chef. Tu finis le morceau tranquille, et sur le dernier coup de cymbale, tu balances ta victime dans le public. La putain de classe de winner.
Mais je vous rappelle: je suis un loser.
Du coup, en général, les losers pètent leur baguette en la fendant dans la longueur. Le truc immonde qui te prend au dépourvu! Et qui peut en plus te découper le doigt bien tranquillement. Bref, même dans la tragédie, y'a des privilégiés, monde de merde.

Bien évidemment, le paumage de baguette peut-être très bénin. Sur la fin d'un break où le guitariste repart tout seul. Mais ne t'en fais pas, la plupart du temps, il intervient judicieusement pendant ton passage le plus complexe et/ou speed. Genre un blast ternaire avec plein de breaks (exemple: intro de Mountains of Maths). S'en tirer sans que les gens s'en rendent compte tient plus du miracle que la résurrection de Lazare.

- On va commencer à rentrer dans les petits tracas plus discrets, mais au moins aussi casse-couille (ou brise-burne selon votre choix d'allitération). Dans le genre, le micro mal placé/mal serré est un must. Ca te pourrit tout ton concert. Comme ça, d'un coup. Un micro de toms qui pointe vers le ciel, et là ton visage se métamorphose. Tu sais que ça sert à que dalle de taper sur ce fût. Personne va entendre. Pourtant c'est dommage, tu étais sur le point de faire un triple sextolet en 6 mesures, ton chef d'oeuvre, pour lequel tu as bossé 45h la semaine dernière. Et le MICRO POINTE VERS LE PUTAIN DE PLAFOND!!
Du coup, après avoir lamentablement raté ta tentative pour passer ton plan à la grosse caisse, tu attends la fin du morceau, et là tu sais que tu as exactement 3,8 secondes pour remettre le micro droit et le resserrer avant que le chanteur n'annonce le prochain morceau.
Bien-sûr tu échoues, et le micro tient droit pendant à peu près 1 minute 22 secondes (chiffres d'après une étude de l'INSEE). Et donc pendant tout le concert, tu te bats contre ce putain de micro. Ca t'énerve de plus en plus. Et donc tu joues de plus en plus mal. Console-toi en te disant que personne ne t'entendra mal jouer sur ce fût.


Houla, mais je cause, je cause, et là j'ai déjà écrit un pavé sans fin! Pourtant il m'en reste des tracas de batteur à raconter! Bon, c'est pas grave, je les garde sous le coude et je vous refais un billet dans pas longtemps (je sais, vous ne me croyez plus), promis!
A bientôt pour de nouvelles aventures de loser!!

Manard.
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Des concerts, de l'eau minérale, et un footix.
publication le : 31/01/2012

Salut! (ou bonsoir pour les intimes.)

Tout ne s'est pas bien passé.

Bah nan, puisque je vous écris environ 5 jours plus tard.
Mais bon, c'est pas plus mal, je ne vais pas spammer VS de billets sans intérêt. Je préfère lâcher du lourd. Et là, laisse tomber, c'est du lourd, du genre aussi lourd qu'un gramme de Kryptonite. Mais porté par Superman.

Je vous avais quitté sur cette journée très skieuse.
J'enchaine donc avec une journée très pieuse.
J'ai tenu ma promesse, le lendemain j'ai rien branlé. Enfin, si, j'ai fait le blog. Mais certains diront que c'est la même chose.

Du coup, passons sur cette journée repos, et passons (ça fait deux passages, notez) directement au CONCERT. (Mettre ici une musique à effet dramatique)

Le concert se déroule au gymnase de la petite station d'Ax-Les-Thermes. Nous arrivons vers 15h à l'endroit du futur crime, et on commence gaiement à nous installer pour la balance.
Premier gros stress: la vidéo sur laquelle la plupart des nouveautés du show 2012 sont basées ne marche pas. Comme ça. Ca marche pas, y'a rien qui est projeté sur l'écran. Pourtant, parfois j'entrevois un visage hilare se foutant de notre gueule, mais on me dit que c'est mon imagination.
C'est là qu'un mec commence à me dire dans l'oreille "c'est parce que vous utilisez un mac pro." Woh putain! S'il me fallait encore un prétexte pour maudire cet ersatz de pc pour bobos m'as-tu-vu, le voilà! Je m'empresse d'aller me foutre de la gueule de mes collègues pro-mac (en général, les techniciens, je sais pas pourquoi...), de leur montrer la puissance du PC, j'hésite même un instant à manger une pomme EN ENTIER devant eux, mais au final, le résultat reste le même: la vidéo NE MARCHE PAS.

Je commence à m'énerver, à lâcher des insanités odieuses, à menacer de tuer toute la famille d'un mec qui j'ai croisé au hasard quand on vient me dire que c'est bon, ça marche, il fallait en fait appuyer sur un bouton.
Beaucoup de guerre ont été évitées en appuyant sur un bouton. Vous pouvez donc rajouter celle-ci à la liste.

N'empêche, les Mac c'est de la merde.

(J'essaierai de chier sur un truc gratuitement à chaque billet, promis!)

Le reste de la soirée se passe bien, on fait la connaissance du groupe avec qui on joue, Skip The Use, un orchestre évoluant dans un registre électro/rock matiné d'un brin de punk. Pas trop mon style sur le papier, mais ces bougres jouent de façon impressionnante et le tout possède de l'énergie! On est un peu deg de passer après eux, car ils ont mis le feu au gymnase. J'ai vaguement l'idée de faire la même chose au premier degré pour nous éviter une humiliation, mais on nous dit que c'est déjà à nous de monter sur scène. Tant pis, "alea jacta est" comme disent nos amis allemands.

Nous sommes relativement stressés et fébriles, car c'est le premier show qu'on donne après un an de pause (eh oui, c'est long!) (eh oui, c'est court!)

(choisis ta parenthèse selon ton degré d'amour pour le groupe). Certains enchaînements grincent un peu, le show est encore en rôdage. Mais dans l'ensemble, c'est plutôt encourageant. Seul hic, on a basé notre concert en pensant à tous les gens qui nous ont déjà vus, or ce soir-là, la majorité des gens ne nous connaissent pas du tout. Ca a donné quelques échanges cocasses entre les morceaux, voire même gênants.

Branle-bas de combat après le show, un petit verre de champagne (on fait pas les choses à moitié à Ax!) et on démonte tout direct, car on part le soir-même.
Le lendemain, on joue à Rambouillet, soit 10h de route. Du coup, exceptionnellement, on a décidé de dormir à Toulouse, ce qui nous rapproche de notre destination et évite 10h de calvaire non-électrisé (voire billet précédent) d'un seul coup.
Nous voilà donc partis vers Toulouse après un démontage/chargement express.

La nuit fut courte: nous arrîvames à l'hôtel vers 5h, nous repartitâmes vers 7h. Ce qui fait 2h et une erreur de passé simple.
Après avoir dormi 12h (c'est une technique: pendant 2h, tu dors hyper vite pour pouvoir dormir 12h), nous voilà partis vers Rambouillet.

Dans Rambouillet, y'a Rambo. CA VA ETRE LA GUERRE!!

On arrive vers 13h45 à la salle, qui s'intitule l'Usine à Chapeaux. Un nom qui s'explique partiellement du fait qu'avant, la salle, eh bah c'était une usine à chapeaux. Sur les murs, on peut voir des chapeaux laissés par des mecs de groupes qui sont passés ici. Je commence à avoir peur pour ma casquette...

Première info: le show est sold-out. Ouaiiiiiiis! Deuxième info: y'a du pain et de la charcuterie. OUAIIIIIIIIIIIIS!!!!!!!!!!!!!!
Toujours mettre des priorités dans ses joies.
En arrivant, nous faisons donc la connaissances des gens de la salle (tous supers gentils) en bouffant du pain et du cholestérol.
Cette fois-ci, aucun soucis de vidéo, toujours marche niquel, la balance se passe super bien (ce qui nous fait un peu peur, car balance géniale = concert de merde, tous les musiciens vous le diront).
J'en viens donc à l'évènement majeur de la journée. Une espèce de cataclysme comparable à un tremblement de terre qui provoquerait un tsunami qui provoquerait un accident nucléaire (bon ok, j'exagère, ça se voit que dans les films ça), je vous raconte:

Je suis dans la loge, avec notre tourneur, un mec qui s'est fait greffer des bouts de peau entre ses tatouages, un mec qui a fait trois fois le tour du monde sans jamais être sobre plus de 13 secondes, un mec qui suinte le sexe, drogues et rock n' roll au point de faire passer Lemmy pour un membre des Beatles.

Bref, un mec cool.
Je vois ce mec ouvrir le frigo qui contient 2366732 bières, et une bouteille d'eau minérale PETILLANTE (les pires).
Et là, je vois ce mec prendre la bouteille d'eau minérale.
Pétillante.
Je ferme les yeux et les rouvre, persuadé de m'être endormi et d'être en plein cauchemar. Je me pince avec un sécateur. Rien. Je songe même à m'égorger. Mais non, je ne rêve pas.
Toutes les personnes présentes ont la bouche ouverte, un tremblement de lèvre inférieure nerveux comme seul mouvement. Une mouche bourdonne au plafond, inconsciente du drame qui se déroule en-dessous d'elle, la chanceuse.
Notre tourneur referme le frigo. Il sourit. Personne ne l'a jamais vu sourire à moins de 150m d'un point d'eau, et là, il sourit avec une bouteille d'eau à la main.
Pétillante.
Il se retourne.
Il prend la bouteille d'eau minerale (pétillante) et s'en sert pour ouvrir sa canette de bière, par un joli effet de levier.
Le monde reprend sa rotation. Les bouches se referment, on essuie notre bave, et on rigole gaiement, conscient de notre peur infondée.
Notre tourneur se sait même pas qu'il vient de faire frôler l'infarctus à 4 personnes. Apparemment, il avait pas vu que c'était une bouteille d'eau.

Ouf!

Le reste de la soirée est très classique comparé à cette crise digne des missiles de Cuba.
Que dire? Super concert, super public. Première partie super pro avec Absinthebolik. Je vous invite à lire le report de Tonton. Et de nous insulter immédiatement après en commentaire.

La soirée se poursuit très tard. Dans un premier temps dans la salle vidée, avec le staff, et ensuite à l'hôtel, où on reparle tous de la bouteille d'eau minérale pétillante.
On parlera de beaucoup de choses d'autres. J'ai invité un ami (qu'on appelera Footix). Il nous raconte comment il a fait boire de la merde et de la pisse à un pote à eux. Comment il lui a fait fumé des pétards aux poils de bite. Ceci est extrêmement véridique. Ce mec est un enculé.

On se couche vers 5h, levé prévu à midi (un luxe absolument incroyable en tournée!)

On arrive à Savigny-Le-Temple vers 13h30, dans une salle qui s'appelle l'Empreinte (non, ce n'était pas une fabrique d'empreintes), accueilli de fort belle manière avec un bon repas à base de charcuterie et autres plats appétissants (j'ai même vu de la salade, mais je pense qu'elle était là pour décorer.)
La salle est plus grande que l'Usine à Chapeaux, et comme c'est dimanche, nous jouons sans première partie, à 18h30. On commence à s'inquiéter un peu de l'affluence, et aussi du rapport transport/durée du show que vont subir les spectateurs. On décide donc d'organiser un karaoké metal avec les gens après le concert, histoire que chacun puisse s'amuser au moins 2h.

Au final, plus de 300 personnes, nos craintes s'envolent!
Encore une fois, le concert s'est très bien passé, j'en profite pour rassurer Gautier, le gars qu'on a fait monter sur scène: non, tu n'avais aucune possibilité de bien chanter la chanson qu'on a joué avec toi, c'était un piège machiavélique! Parfois, on ne ménage pas trop nos fans, on leur fait de vilaines blagues. Et parfois le fan est fragile! Mais bon, une bonne accolade et on n'en parle plus!

Le concert fini, on s'organise rapidement pour le karaoké.
Pendant 40 minutes, des spectateurs vont venir chanter avec nous du Metallica, Iron Maiden et R.A.T.M. (mention spéciale à Camille, une vraie bête de scène!)

Bref, un bon délire!
Après la traditionnelle séance de rencontre avec notre public, on se retrouve au restaurant de la salle, avec un bon repas de derrière les fagôts. Toujours agréable! Comme hier, on finit la soirée à la salle et ensuite à l'hôtel, sans VIP cette fois.

Bilan: un premier week-end super réussi, qui lance la tournée de la meilleure des façons.

Rendez-vous dans une semaine et demi pour la suite!
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Le départ. Mais également l'arrivée. Suivi d'un terme latin énigmatique.
publication le : 31/01/2012

Salut!

Merde.

Je suis à la bourre. J'avais dit demain, et c'est déjà 3 jours plus tard.
Ceci n'est bien-sûr pas de ma faute, vous vous en doutez. On est en ce moment dans un chalet qui ne possède pas vraiment de connection internet. Ni l'électricité d'ailleurs. Là je suis en train de pédaler pour faire marcher mon ordinateur dernier cri. Mais pas de soucis, j'ai pris de l'EPO. Je ferais un petit sprint pour activer internet pendant quelques secondes.

J'ai reçu beaucoup de courrier suite à mon premier billet relativement succint. Environ 85% étaient des insultes. Environ 85% des insultes avaient trait au nazisme. Pour le reste, 90% étaient des mecs cools, 9% étaient des mecs vraiment cools. 0,99% m'ont demandé de leur prêter de l'argent. 0,1% m'a demandé de coucher avec elle.

Après enquête, 100% des 0,1% des 15% globaux m'ont confondu avec le batteur d'Anorexia Nervosa.

a/ Combien de mecs cools m'ont insulté de nazi?
b/ Combien de nazis m'ont demandé de l'argent?

Vous avez une heure.






Bref, que s'est-il passé de merveilleux pendant ces premiers jours de tournée?

Du camion. 8h.

Salut, à la prochaine!!





Bon, d'accord Greg, d'accord, me tape pas, je vais développer un peu. Mais pitié, ne baisse pas mon salaire!

Donc, nous sommes partis mardi matin pour Ax-Les-Thermes, petite station de ski pyrénéenne. On joue au festival "De l'oxygène pour les oreilles". Ce festival a pour concept de payer les groupes en forfait de ski d'une semaine, en pension complète. Plutôt sympathique.
Vous pensez bien que le groupe a sauté sur l'occasion de se péter une jambe et d'avoir une excuse pour annuler la tournée.
Première surprise: je comptais déballer ma vie dans tous ses détails pendant les longues heures de camion. Perdu. Le camion n'a plus d'électricité. Impossible d'avoir une activité conçue dans les 20 dernières années.
Pas grave, le groupe sait improviser. Un petit "ni oui ni non" a suffit à égayer notre trajet. Fetus a perdu lorsque je lui posé la question "es-tu sexuellement attiré par Jacou?". Il a dit oui sans même réfléchir ou hésiter. Jacou a perdu quelques centièmes de seconde plus tard, avec un "nooooooon" retentissant.

Bref, l'éclate totale.

Vers 19h, nous arrivons finalement à Ax-Les-Thermes. Nous y rejoignons un sympathique membre de l'organisation, Nathan, qui va nous expliquer tout le bordel, et nous guider au chalet.

C'est à-peu-près à ce moment-là que le groupe va apprendre une nouvelle expression (juste après avoir appris le terme "bouncer"): le "Per Diem".
Le "per diem", c'est en fait de l'argent. Ce qui est plutôt cool. Cet argent sert à nous payer à bouffer pendant notre séjour. Chaque membre a un "per diem" fixe chaque jour. C'est donc à lui de gérer ses dépenses jusqu'au concert.
Le "per diem" responsabilise donc les groupes vis-à-vis de leur dépenses, et permet aux orgas d'éviter les mauvaises surprises niveau factures.

Vers 2h du matin, après avoir épuisé la totalité de notre "per diem" de la semaine en bière et en fromage fondu, le groupe décide d'aller se coucher.







Le lendemain matin, pas de répit, on a décidé de profiter un maximum des pistes de ski (notez bien le terme maximum, qui prendra tout son sens dans quelques lignes).
Levé à 8h30, un goût de poire dans la bouche (non, pas le fruit...), direction les télécabines situées pas très loin du chalet.
Il faut savoir que pour le moment, personne n'a vu un seul flocon de neige.
Je me prépare donc à skier sur des cailloux peints en blanc.
Mais non! La neige, cette petite coquine, s'était bien planquée. En arrivant à la station, 80% des pistes (promis, après j'arrête avec les pourcentages) sont ouvertes. Cool!
Nous fûmes 2 à prendre les skis, et 4 à prendre un snowboard. Il est 10h30.
A 12h30, un "utilisateur" de snow marche seul sur une piste verte fermée, sans neige. A pied. Pendant 7km. Seul moyen pour lui de redescendre à la station.
A 13h30, un deuxième snow revient au magasin, la tête basse, sa combinaison souillée de neige, et un amour propre passablement écorné, pour prendre des skis.

Le snow, c'est de la merde.

Sinon, la journée se passe bien. Vers 15h, moi et Fetus on commence à sentir nos jambes nous tirailler. On décide donc de redescendre à la station. C'est l'histoire de 20 min.
Une heure et demi plus tard, Fetus et moi arrivons à la station, les skis fixés directement sur les rotules, maudissant le plan des pistes complètement illisible qui nous a fait remonter DEUX FOIS tout en haut des pistes. L'état des jambes est assez grave, et je m'inquiète des 3 concerts à venir ce week-end. Je décide donc de ne pas faire de ski le lendemain, ma conscience professionnelle étant infaillible, ainsi que la douleur dans mes cuisses et mes gros orteils (bien évidemment, mes chaussures de ski étaient trop petites.)

Après cet intermède ski, on décide d'être raisonnable et de faire des courses très légères et économiques, composées principalement de pâtes et d'eau minérale.
C'est un échec. Saucisson, Jack Daniel's, et autres galettes montrent que le "per diem" est définitivement de l'histoire ancienne.

Je vous passe le reste de la soirée où nous préparons le déroulement du concert, notamment les différentes phases vidéos. Vous pourrez voir tout ça pendant les concerts!

Je vous remercie de votre attention!

Je vous donne rendez-vous samedi (si tout se passe bien) pour le compte-rendu du concert de vendredi!

Bisous!

Manard.

P.S.: Eh non, perdu, ce n'était pas moi qui avait prit le snow!

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Introduction. A savoir un texte qui introduit. Voir cours de première.
publication le : 31/01/2012
Salut à tous!

Ici Manard, vous m'avez peut-être déjà vu dans des films comme "ton groupe n'est pas marrant", "c'était mieux avant", ou bien "bande de feignasses les intermittents".
Sachez que j'officie plus ou moins au poste de musicien dans le groupe de brutal death metal Ultra Vomit.

Et je ne vous apprends rien si je vous dis que vous êtes actuellement en train de surfer sur le merveilleux site VS-Webzine, alias le plus trve des webzines metal du monde.

Son patron, VS-Greg, entre deux monacos sirotés entre les seins pulpeux d'une escort-girl de luxe (eh ouais, VS c'est aussi ça) (enfin, juste pour lui, il garde toutes les thunes), m'a demandé d'une petite voix timide si ça me disait d'ouvrir un blog sur son site.

Ma première réaction a été un éclat de rire nerveux suivi d'un refus catégorique.

Les chroniques, je veux bien. Les news où on nous affuble du sobriquet de "nazi", passe encore. Mais un blog, jamais.

Quelques minutes après avoir refermé son carnet de chèque, j'avoue que Greg a su me convaincre de me lancer dans l'aventure. Une aventure qui sera humaine, intense, mais surtout humiliante.

C'est pas grave.

Michael Vendetta veut faire de la politique.





Coïncidence incroyable! Ultra Vomit repart dès demain en tournée!

Du coup, ce blog sera une espèce de journal de bord de la tournée, vous allez voir, il se passe tellement de choses en tournée. Par exemple, prenons un moment au hasard: ah! Nous sommes dans le camion, sur la route. Prenons un autre moment au hasard alors: ah! Nous sommes dans le camion, sur la route. Un autre? Ah. Camion. Route.

Vous voyez, ça va être super!

Sur ce, je m'en vais acheter des baguettes, et je vous dis à bientôt, genre demain pour le premier jour, alias "LE DEPART".

Manard.
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