WHYZDOM - From The Brink Of Infinity (Ascendance/Season Of Mist) - 17/11/2009 @ 09h22
Voici donc le premier album de WHYZDOM, groupe de metal symphonique français remarqué l’an dernier grâce à "Daughter Of The Night", une première démo quatre titres de qualité. On retrouve aujourd’hui ces morceaux sur "From The Brink Of Infinity", qui constitue un test de passage important pour les nationaux. Présenté de façon quasi-unanime comme l’espoir français numéro un en matière de heavy sympho, WHYZDOM marche sur les plates-bandes de formations de référence comme EPICA ou WITHIN TEMPTATION, tout en affichant une personnalité bien affirmée.

Le premier élément qui frappe l’esprit, lorsque l’on écoute ce premier essai, est incontestablement cette puissance symphonique qui s’exprime au travers de majestueuses orchestrations et d’une production irréprochable. L’auditeur se trouve face à un véritable mur musical où s’affrontent chœurs grandiloquents, instruments classiques divers et guitares agressives, le tout soutenu par une section rythmique solide. Alors que l’ensemble aurait pu constituer une bouillie sonore somme toute indigeste, il n’en est heureusement rien tant le rendu est limpide. Voici donc un petit tour de force en soi, car il est vrai que WHYZDOM ne lésine pas sur les arrangements. Au point parfois d’en faire trop. Mais le groupe ne fait qu’appliquer, avec démesure, les recettes fort bien ficelées inhérentes à son genre musical. Vynce Leff, par ailleurs fondateur du groupe il y a deux ans, a accompli sur ce point un travail grandiose.

Emmené par la chanteuse Telya Melane, dont les parties vocales mêlent avec brio fougue et mélodie, WHYZDOM se fend de plusieurs morceaux de très grande qualité sur cet album (« The Train », « Everlasting Child » et ses guitares appuyées, « Atlantis » ou encore « On The Wings Of Time », dernier titre joliment introduit par le son d’une cornemuse). On pourra juste regretter que la demoiselle s’emporte quelque peu sur certaines parties vocales, qui ne jouent pas vraiment en sa faveur. La tentative d’atteindre des notes suraigües sur « The Witness » se révèle largement ratée, malgré la bonne volonté de Telya. Il lui reste à ce titre encore du travail pour atteindre la pureté vocale d’une Sharon Den Adel. La frontwoman semble néanmoins disposer d’une énorme marge de progression. Théâtrale, expressive, et au final débordant de sincérité, sa performance est à applaudir. Inutile par contre de s’attarder sur les growls abominables de Vynce Leff, qui est bien plus efficace en tant que compositeur et guitariste que lorsqu’il s’improvise « vocaliste ». Voici un élément à revoir sur les prochaines sorties du combo.

"From The Brink Of Infinity" confirme en tout cas le potentiel décelé sur la première démo des Français. A l’aide d’une musique dense, aux subtilités quasi-infinies, et du travail titanesque qui a été fourni sur les orchestrations et la production, WHYZDOM fait preuve d’une maturité rare pour un jeune groupe. Les changements d’atmosphère opérés tout au long du disque permettent quelques instants de répit au milieu de cette profusion d’informations musicales. « The Old Man In The Park » s’avère ainsi être l’un des moments les plus réussis du disque, son côté intimiste tranchant nettement avec des chansons grandiloquentes, comme « Daughter of the Night », qui ne ferait pas mauvaise figure sur la B.O d’une superproduction hollywoodienne.

En faisant abstraction de quelques points négatifs ici et là (un concept un poil bancal et peu original sur la limite entre la vie et la mort, quelques parties vocales défaillantes et des morceaux parfois trop chargés en arrangements), voici un album tout à fait encourageant pour WHYZDOM. Il témoigne assurément d’un grand professionnalisme à mettre au crédit de ces Frenchies inspirés.

La France tient enfin son groupe de metal symphonique. Et celui-ci n’a pas à rougir face à la concurrence internationale. En gommant ses petits défauts de jeunesse, WHYZDOM devrait rapidement accéder à la gloire qui lui semble promise. L’envol d’un futur grand ?

http://www.wyzhdom.net - 219 visite(s)

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Rédigé par : up the irons | 15/20 | Nb de lectures : 10602




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hcldecalastie
IP:193.50.193.38
Invité
Posté le: 17/11/2009 à 11h48 - (77612)
Ben putain, j'en connais qui vont être content!

Lonestar
IP:86.68.199.18
Invité
Posté le: 17/11/2009 à 17h11 - (77622)
Ben honnêtement, je ne comprends pas le buzz autour de ce groupe. Le chant masculin et les grunts sont mauvais, les arrangements indigestes, et le côté visuel du groupe sans goût et tape à l'oeil (le trailer en 3D, quelle horreur !).

Alors bon, on sent qu'il y a du talent et une sévère capacité à faire de super morceaux complexes (sans être pour autant putassiers), mais le groupe a vraisemblablement des progrès à faire en matière de direction artistique.

Un manager professionnel de bon goût et un directeur artistique compétent seraient les bienvenus !

polluted inheritance
IP:82.237.82.185
Invité
Posté le: 17/11/2009 à 22h51 - (77639)
perso je prefère WILDPATH.

Hutch
IP:195.132.64.142
Invité
Posté le: 08/12/2009 à 22h08 - (78586)
Ce premier opus des parisiens de Whyzdom est pour moi une œuvre purement et simplement excellente. Tout d'abord, le terme "métal symphonique" sied comme un gant au combo. Les riffs sont tranchants, la basse donne du corps aux morceaux, la batterie nuancée donne de la puissance, pas de doute: nous avons bien à faire à un groupe de métal, expérimenté qui plus est. Ensuite, l'orchestre se fait bien entendre tout au long des 12 titres: il ne sert pas de décorum sur une introduction ou un très court break mais s'avère aussi indispensable que la section métal. Par ailleurs, ce sont tous les pupitres qui sont convoqués, soit en grand ensemble, soit en formations plus restreintes, là où de nombreux groupes se contentent de vagues sons de cuivres fauchés. Ici, le symphonique, finement composé et orchestré, fusionne intelligemment avec le métal, et cela est plutôt rare par les temps qui courent. Autre élément fondamental: une somptueuse chorale mixte qui confère beaucoup de teneur aux chansons. Voilà ce qui justifie pleinement le qualificatif de "métal symphonique" concernant Whyzdom, une musique pensée dans ses moindres détails servant des textes poétiques propres à déclencher l'imagination la plus débordante.
Je parlerai maintenant des voix. La voix death de Vynce Leff s'avère de fort bonne tenue et ponctue pertinemment les passages les plus sombres de l'album ou se positionne en parfait contrepoint du chant lead. Dans un groupe comme Whyzdom, ce dernier se devait d'être maîtrisé, nuancé, sensible, capable de faire une large palette de sentiments comme une forte puissance. Sur ce plan, l'essai est plus que largement transformé. Telya s'impose comme une artiste émérite, l'âme du groupe qui donne vie aux personnages des chansons avec une générosité et une sincérité tout simplement bluffantes. Chanteuse débordant de talent et d'énergie, excellente comédienne, elle n'a rien à envier aux "pointures" du métal symphonique féminin. Pour ma part, j'inscris sans hésitation "From The Brink Of Infinity" dans le meilleur des productions métal symphonique de l'année 2009.

Hutch
Membre enregistré
Posté le: 08/12/2009 à 22h10 - (78587)
J'ai tout dit dans mon commentaire plus haut mais c'est avec plaisir que je rajoute un grand sourire!!!



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