WARFIST - The Devil Lives In Grünberg (Wydawnictwo Muzyczne Psycho) - 14/04/2014 @ 07h48
La scène polonaise continue de se diversifier à l’extrême, si au départ celle-ci a explosé grâce au death-metal et à ses célèbres têtes de gondoles, aujourd’hui elle recèle de formations qui œuvrent dans des styles divers et variés et elle nous sort régulièrement d’excellentes formations sorties de nulle part. C’est le cas de WARFIST, trio originaire de Zielona Gora (ville de l'ouest du pays, et qui est jumelée notamment avec Troyes) qui s’est pris de passion pour le black/thrash à l’ancienne et où l’ombre des germaniques SODOM, DESTRUCTION, ainsi que de CELTIC FROST, VENOM et même BATHORY règne totalement sur leur univers.

Le combo formé en 2004 avait déjà publié plusieurs démos et EP et après une réputation grandissante dans l’underground débarque enfin avec sa première longue galette pour 11 titres et 33 minutes. Son titre, que l'on traduit par "Le diable habite à Grünberg" laisse songeur car j'ai eu beau chercher et la seule commune de ce nom est située en Allemagne et n'a pas fait vraiment parler d'elle (hormis pour son jumelage avec les gersois de Condom).

Tout de suite ce qui marque c'est la production, totalement à l'ancienne et un peu raw mais parfaitement audible et qui n'agresse pas l'oreille de l'auditeur, la guitare est parfois noyée dans le mix et rend parfois un peu en retrait comparé à la grosse caisse bien (trop?) présente. Dès les premières notes de « Bestial Attack » l’ombre des aînés cités plus haut vous enveloppe, et durant 3 minutes on alterne batterie tout en double pédale et riffs thrash à fond bien entraînants et simples. Cependant une chose est frappante, on le remarque dès le morceau suivant « The fire of our wrath », c’est que certains plans sont carrément plagiés et le trio ne cherche même pas à les masquer, car là c’est carrément le break central du « Tormentor » de KREATOR qui est pratiquement repris sans vergogne.

Néanmoins les titres sont suffisamment courts et remuants pour se laisser prendre au jeu, même quand ils ralentissent un peu le tempo comme sur « 1665 – The last pyre » au début mélodique et au refrain très accrocheur. Si le punk fait quelques apparitions ici et là, le thrash des 80’s reste toujours présent avec notamment le solo de « Black Mass Ritual » qui fait penser de suite à Mille Petrozza, et les riffs de « Vengeance from hell » largement puisés dans la discographie du quartet allemand. Le summum du pompage est atteint avec le morceau-titre qui conclut les hostilités avec quelques secondes de l’intro du mythique « Black Magic » de SLAYER puis ensuite quelques passages de batterie copié/collé du « From the dark past » de MAYHEM, mais si Hellhammer entend ça je pense qu'il va se fâcher tout rouge et venir botter les fesses du trio à coup de New-Rock.

Bref que l’on soit fan de certains artistes c’est normal, que l’on s’en inspire et qu’on leur rende hommage c’est logique mais presque plagier honteusement certains de leurs plans c’est quand même très limite, surtout quand ça n’atteint pas le niveau originel… le pompage reste quand même bien plus sympathique chez les shadoks.

Cependant malgré les défauts évoqués plus haut on a quand même droit à un bon petit album, assez bien ficelé à défaut d’être original, et surtout sans prétention aucune hormis de nous faire bouger la tête et de passer un bon moment, ce qui est à peu près réussi.




Rédigé par : GabinEastwood | 13/20 | Nb de lectures : 11812




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