UNSOULED - Evolve (Art Gates) - 04/12/2013 @ 08h07
Après la chronique de THE SEED parue dernièrement, me voici de retour en Espagne. Enfin, façon de parler, parce qu'en réalité je n'ai pas bougé et suis resté tout ce temps derrière mon clavier.
Et si les madrilènes précédents ne m'avaient pas convaincu plus que cela, les nouveaux (UNSOULED donc) proposent un Thrash intéressant à plus d'un titre.

Auteur d'un premier album ("Start Over" sorti en septembre 2009) qui donnait dans un Thrash à la METALLICA époque Master/And Justice... mais doté de plans techniques non négligeables, UNSOULED se rappelle donc à notre bon souvenir avec leur nouvel album. Alors que ce 1er opus était sorti en autoproduction, celui-ci se voit désormais supporté par le label Art Gates, lui aussi espagnol.

Sur ce deuxième effort, les influences se portent toujours du côté de la Bay Area (certains riffs et soli font furieusement penser au TESTAMENT des débuts, le grain vocal parfois proche de MORDRED), mais "Evolve" fait aussi et surtout beaucoup penser à TRIVIUM. En effet, le son et les compos s'offrent un lifting musclé dans la droite lignée de ce jeune combo.
Quelques touches savamment distillées évoquent aussi SOILWORK : ces discrètes lignes de synthé qui soulignent une ambiance, des riffs à consonance suédoise (le début de "Melting People", la fin de "Timing Station" par exemple) ou bien encore ces quelques blasts.
Les structures, quant à elles, sont certes moins progressives et techniques que par le passé mais le groupe a su canaliser son talent pour écrire des titres riches et complexes (entre 3 et 7 minutes) où les musiciens mettent leur technique à profit (le batteur est à la fête sur cet album et son jeu fait parfois penser à celui de Dirk Verbeuren...) ce qui permet de ne pas voir passer les 50 minutes que dure le disque. Et ça n'est pas donné à tous les groupes tant certains ont le don de faire passer les secondes pour des minutes. Encore un bon point à mettre à l'actif de nos amis ibères.
Enfin, UNSOULED, par le biais des instrumentaux "Galapagos" idéalement placé au beau milieu de l'album et "Autumn Behind the Glass" (qui, lui, clôt l'album), permet à son auditeur de souffler et en profite pour montrer une facette atmosphérique non dénuée d'intérêt.

La production, massive et moderne, sert à merveille ce Thrash à tiroir survitaminé qui ne demande qu'à être mis bien plus en avant car ce serait dommage que cet album d'une richesse peu commune pour le genre (un mix TRIVIUM/SOILWORK, c'est quand même pas banal à la base, mais quand c'est réussi c'est encore mieux) ne reste cantonné que dans le pays d'Almodovar et de Dali.
Et si le groupe se retrouvait, par le biais d'une tournée européenne, en première partie d'un EXODUS ou d'un tout autre groupe dans le genre, ça aurait franchement de la gueule.
C'est bien là tout le mal que l'on peut leur souhaiter car le Thrash espagnol ne se résume pas qu'à ANGELUS APATRIDA...


Rédigé par : Youpimatin | 15/20 | Nb de lectures : 11080




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