TOMORROWILLBEWORSE - Down the Road of Nothing (Avantgarde/Season of Mist) - 23/07/2014 @ 22h35
Chez les anglais de Tomorrowillbeworse, ce n’est pas le nom à la con qui attire en premier, c’est la formidable pochette de leur premier album, Down the road of nothing, semblable à une peinture vieillie par le temps et qui procure chez moi un plaisir visuel immédiat. Passée cette première approche favorable, il reste à écouter ce que donne leur post-black. Abrité par Avantgarde Music qui m’a déjà fourni le très beau Janus (Negrido), c’est rassuré que j’avance le CD près de ma platine.

D’emblée, la mélodie et le mid-tempo s’imposent, avec une voix déchirée mais pas trop, un son organique bien choisi qui donne aux instruments une jolie profondeur et des morceaux plutôt articulés autour des ambiances que de la violence pure ("You need a warm smile and a cold blade", "Distressing Range" et "Vestigia"). Les voix chuchotées en arrière-plan, parfois simplement parlées, conviennent bien aux atmosphères dégagées, tout comme ce mid-tempo quasi permanent et ces guitares tournoyantes qui, sur l’ensemble, hypnotisent l’auditeur. La recherche de mélodies semble également constituer le leitmotiv de cet album : très présentes, elles offrent une coloration ultra mélancolique aux titres dont les paroles sont déjà un reflet suffisamment explicites de cette ambiance.

Seul le titre chanté en français ("Etouffer l’instinct de survie avec dose précise de ressentiment") est plus brutal (ainsi que "Fragments"), mais le principe du mid-tempo demeure, comme celui des guitares qui semblent tourner en l’air en lead mélodiques. Seule la structure de ces deux titres est plus dynamique, sans être particulièrement violente.

Dans l’ensemble, les titres sont plutôt courts, ce qui peut étonner pour un style qui a besoin de temps pour que l’auditeur s’immerge. De fait, l’album étale son propos sur une durée totale de 39 minutes.

Plus que de post-black, c’est presque de black dépressif dont il faudrait plutôt parler tant l’architecture des morceaux, leur dynamique d’ensemble ou la voix traînante et désespérée en rappellent les fondements. Car de post, il n’y a pas grand-chose. Les structures ne sont guère progressives, pas spécialement alambiquées même si, par instants, on peut en effet relever quelques (maigres) influences post ("If you listen, you can hear them chewing", "Never like flowers", "Until I saw your grave").

Au final, Avantgarde met sur le marché un nouveau produit de qualité, qui ne révolutionnera pas le monde du black metal mais qui présente suffisamment d’attraits pour que les amateurs de sentiments profonds y trouvent leur compte.




Rédigé par : Raziel | 15/20 | Nb de lectures : 11281




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