THOUGHTS FACTORY - Lost (Autoproduction) - 29/04/2014 @ 07h12
Avec les groupes sortis de nulle part, tout peut arriver : le pire comme le meilleur. Le pire quand ils se contentent de copier (très mal) les petits copains. Le meilleur, lorsque d’autres plus inspirés essaient vraiment de défricher la planète métal. Si c’est encore possible.
Sur ce terrain, Lost, premier album de cette nouvelle formation allemande affiche de grandes ambitions. Tout d’abord grâce à un linup sérieux qui voit trois de ses membres faire la pige studio pour Paul Gilbert, Kiko Loureiro, Allan Holdsworth ou Scott Henderson. Ensuite, en annonçant des influences aussi impressionnantes que Symphony X, Dream Theater, Opeth, Transatlantic, Neal Morse et Ayreon. Enfin, et chose beaucoup moins intéressante, en proposant un encombrant concept autour du suicide. Un thème déjà décliné avec brio par Sylvan, autre formation teutonne avec un album insurpassable. (Posthumous Silence en 2006 – lire la kro sur VS). La comparaison risque donc d’être meurtrière…
Excusez du peu mais quand le kronikeur gourmand entrevoit ce genre de prétentions, il ne peut que saliver. Mais tout gourmand qu’il soit, il n’est pas tombé de la dernière pluie. Il n’est ni dupe ni naïf et il attend l’impétrant au coin du bois.

Après une intro extrêmement encourageante (Awakening 4’28)) bien dans la veine du métal prog classique survient le premier épic de l’album qui en compte trois. (The Deep Forest 12’20). La fin du premier titre étant d’égale qualité que l’ouverture du second, on se prend à rêver d’un l’album qui lentement, « progressivement » construirait une identité propre et originale, susceptible de transformer l’essai du premier coup.
Malheureusement, cela ne se manifeste qu’à de trop rares occasions. A ce stade de la kro, j’en profite pour démentir une nouvelle fois les déclarations d’intention faites dans le teasing joint au disque. De toutes les influences revendiquées, une seule est évidente et vous devinez certainement laquelle. Pour le reste, pas de trace de Symphony X, Transatlantic et encore moins Ayreon. Et si Opeth est évoqué, c’est assez malhonnête car les growls sont plutôt loupés et faiblards.

Et pourtant, on sent un certain potentiel, quelques bonnes idées. 2 ou 3 titres sont franchement bons, accrocheurs. Mais 2 ou 3 seulement. Les 2 autres « epics » (Voices From Heaven 13’25 – Death Of A Dream 15’59) comportent des passages remarquables. Mais ils affichent de trop évidentes références dans leur construction et leur cohérence n’est pas non plus un modèle du genre. A contrario, les titres les plus courts pourraient – en étant clément – tirer leur épingle du jeu. Mais je ne n’en suis pas formellement convaincu. Le sentiment dominant c’est l’inachevé.

Finalement, c’est assez limité pour prétendre à autre chose qu’à un encouragement du type « appliqué mais peut mieux faire ». Et si l’on oppose à la concurrence on doit même ajouter « Beaucoup mieux ! ».




Rédigé par : Karadok | 11/20 | Nb de lectures : 11008




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