THE GREAT TYRANT - The Trouble With Being Born (Relapse) - 24/02/2016 @ 07h31
L'histoire de THE GREAT TYRANT remonte à la fin des années 2000 à Denton, Texas, aux Etats Unis. Rassemblés sous le giron bruitiste d'un Doom psychédélique horrifique et ambiant, Daron Beck (Synthé, Chant), Jon Teague (batterie) et Tommy Atkins (Basse) ont écrit un premier album salué à l'époque par les mélomanes intéressés par les musiques assourdissantes et souterraines. Peu de temps après l'enregistrement du deuxième opus, l'imposant bassiste Tommy Atkins mettra fin à ses jours en déposant les armes face à une dépression qui n'en finissait plus de le ronger depuis plusieurs années. Après ce drame, Teague et Beck continueront a faire de la musique ensemble sous le nom de PINKISH BLACK, groupe au nom directement lié a la disparition de leur ami mais au ton un peu moins agressif et bruitiste.
"The trouble with being born" dont nous parlons aujourd'hui comprend donc une partie des sessions studios des débuts et de la fin du groupe, trois titres apparaissant à la base et originalement sur Cd-R inclus avec les premières copies de "Candy Canes".
Si PINKISH BLACK continue de sortir de bons albums (le dernier "Bottom of the morning" est vraiment réussi) l'aubaine de cette sortie de THE GREAT TYRANT nous permet de mieux comprendre l'actualité des musiciens en plus d'avoir de nouveaux très bons morceaux à se mettre sous les oreilles. On dit merci qui ?

Si vous n’avez jamais jusqu’ici écouté THE GREAT TYRANT, sachez que ce groupe avait l’habitude de se vautrer dans des mares d’angoisses putrides matinées de hurlements stridents et de vocalises démentes. Installés sur des beats plutôt lents et marqués, les lignes mélodiques des synthétiseurs imposent des mélodies inquiétantes et dissonantes qui évoquent parfois d’obscurs films d’horreurs des 70's. Et dans ce terreau propice aux introspections morbides s’impose un chant torturé qui tour à tour hurle comme le ferait un damné avant de vocaliser des mélopées graves et incantatrices. Un bel asile de fou en clair.
Parfois théâtral ou écorché, le chant se diversifie tout en gardant son intensité et son caractère profondément habité. Si je disais plus haut qu'il y avait évidement des ponts entre la musique de THE GREAT TYRANT et celle de PINKISH BLACK, il y a aussi des différences de taille (au sens propre comme au sens figuré) notamment ici, avec la présence de Tommy Atkins. Si Beck et Teague jouent dans PINKISH des lignes de basse synthétiques, le jeu d'Atkins dans TYRANT avec sa quatre cordes lourde et distordue ajoute tout de suite une dimension plus agressive, Doom et brutale que son homologue évanescent. D'une manière générale, la musique de TGT est beaucoup plus dure et agressive que celle PINKISH qui, si elle reste inquiétante et parfois râpeuse, a un coté plus feutré et progressif que le hibou tyrannique. Pour beaucoup issus de plusieurs sessions d'enregistrements différentes, les morceaux ont des saveurs qui peuvent fortement varier de l'un à l'autre. Sur des titres comme "Closing in" ou "The trouble with Being Born", le groupe fait preuve d'une agressivité assez immédiate et hurlante qui fait contraste avec des titres comme "The apple of your eyes", beaucoup plus roboratifs, ambiants et tapis dans l'ombre. Prenant et immersif, "The trouble with being born" est un album compil' plutôt bien équilibré et du coup assez homogène, qui passe comme une lettre à la poste tant son identité psychotique est intrigante et passionnante.




Rédigé par : Pamalach | 14,5/20 | Nb de lectures : 6319




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