THE BLACK DAHLIA MURDER - Everblack (Metal Blade/Season of Mist) - 26/07/2013 @ 09h01
Trevor Strnad est certainement le mec le plus cool et sympa de la sphère Metal. Un mec tranquille, talentueux, à la coule et qui aime sincèrement le Metal, la musique et l’imagerie qui va avec. La personnalité de son chanteur joue beaucoup dans la perception du groupe qui jouit d’une belle côte de sympathie. Méritée. TBDM, lui, poursuit son bout de chemin livrant les albums de qualité avec une précision quasi métronomique. Chaque été impair, boum, on sait qu’on pourra se caler le petit dernier TBDM dans son jardin, en short et claquettes. Pourtant « Everblack » était attendu au tournant après l’excellent « Ritual » puisque le groupe s’est séparé de sa section rythmique entière. Bye bye Shannon Lucas et Ryan Williams, bienvenue à Max Lavelle (ex Despised Icon entre autre) et Alex Cassidy (ex Abigail Williams). Ce n’est jamais aisé de changer de bassiste et de batteur en même temps mais sur ce nouvel album, ca ne s’entends pas, la cohésion des deux nouveaux et du groupe est parfaite. Et Alan, Cassidy fait le boulot tranquillement derrière les fûts et balance des accélérations de double boostées à l’EPO pour prouver qu’il avait sa place dans le groupe.

Niveau graphisme, « Everblack » renvoie immédiatement à « Nocturnal », pour beaucoup, l’album de référence des petits gars du Michigan. Et on trouve de nombreux points communs entre les deux albums, « Everblack » peut être perçu comme un croisement entre « Nocturnal » et « Ritual ». « Nocturnal » pour les ambiances occultes-sataniques de série B et « Ritual » pour les atmosphères plus lourdes, les mid-tempos écrasants et la teneur globale du son. « Everblack » est donc un album classique du groupe sur lequel on retrouve tout ce qu’on aime avec plus ou moins de bonheur. Guère de nouveautés ou de surprises mais des morceaux hyper chiadés toujours au croisement du death moderne ricain et du mélodeath nineties suédois. La même popote affinée depuis dix ans maintenant mais qui marche toujours.

TBDM à toujours le chic pour balancer ses meilleurs morceaux d’entrée de jeu. C’est encore le cas ici et après « In Hell Where She Waits For Me », « Goat Of Departure » et « Into The Everblack » on à l’impression que tout a été dit et que « Everblack » est définitivement le meilleur album du groupe. On retrouve les atmosphères occultes-démoniaques-sombre bourrées de référence à la geek culture et au cinéma de série B. Rien que le refrain à base de « Six ! Six ! Six ! » de Goat Of Departure résume à lui seul le groupe. Rien n’es à jeter dans cette ouverture ; les riffs sont là, Trevor se fait plaisir en alternant ses classiques cris de gargouilles/growls profonds. « Into The Everblack » lui renoue avec des tempos plus proche de Morbid Angel et amène de la lourdeur, ce sera aussi le cas sur « Phantom Limb Masturbation » et son riff titanesque qui ne sera malheureusement pas confirmé par le reste du morceau, plus banal.

La banalité s’installe peu à peu et l’album s’enlise dans la routine. Tout est bien composé, joué et produit mais ça ronronne tranquillement avec quelques moments de bonne qualité qui apparaissent de temps à autres. Un refrain par-ci, un plan grattes par là mais ça dure rarement sur toute la longueur d’un morceau. Il faut attendre le dernier titre pour que le groupe retrouve sa fougue. « Map Of Scars » clôt l’album de fort belle manière : technique, brutal et catchy. Ryan Knight se fait enfin plaisir sur un solo. Les petits filous ont compris que pour marquer les esprits il fallait bien commencer et bien terminer. Dommage ce trou d’air en milieu de disque sans quoi on tenait quelque choses de vraiment lourd. Pas bégueule la bande à Trevor envoie un titre bonus de qualité lui aussi histoire de compenser, comme pour se faire pardonner quelque part.

« Everblack » démarre sur des chapeaux de roues, envoie du gros et montre que le groupe n’a plus rien à prouvé en matière de mélodeath américain très scandinavisé. Ca on le savait déjà, le confirmation est entérinée et enterrée maintenant il leur faut aller de l’avant, pousser vers des territoires inexplorés pour vraiment acquérir le statut de groupes majeur, qui restera dans la petite histoire du Metal.


Into The Everblack. - 140 téléchargements


Rédigé par : Seb On Fire | 14.5/20 | Nb de lectures : 12727




Auteur
Commentaire
djabtrash
Membre enregistré
Posté le: 26/07/2013 à 11h39 - (108359)
Chro très juste à tous les niveaux !

15/20



Maxgrind
IP:90.59.200.20
Invité
Posté le: 26/07/2013 à 15h20 - (108365)
J'avais jamais accroché à The Black Dahlia Murder auparavant et bizarrement, j'ai adhéré aux 3 extraits d'Everblack (très bons au passage).

Je dois redonner ma chance à toute leur disco ou pas?

Seb On Fire
Membre enregistré
Posté le: 26/07/2013 à 15h59 - (108366)
Essaie Nocturnal peut-être. C'est celui qui se rapproche le plus de celui-ci.

TarGhost
Membre enregistré
Posté le: 26/07/2013 à 16h47 - (108367)
En effet, les fans de "Nocturnal", dont je fais partie, devraient y trouver leur compte



l'ancien
IP:85.117.149.82
Invité
Posté le: 26/07/2013 à 21h54 - (108369)
un peu pressé de sortir des disques tout de même, avec pls de patience ils feraient du plus lourd encore

Meridian
Membre enregistré
Posté le: 27/07/2013 à 10h56 - (108371)
(Attention commentaire rédigé sous l'effet de cachetons, bizarreries possibles)

Tout est dit dans cette chro de Seb qui voit extrêmement juste !

Les Ricains ont maintenant enclenché le pilotage automatique pour nous délivrer une tuerie tous les deux ans, à la même période : un taf assez impressionnant étant donné les tournées qu'ils s'envoient entre deux skeuds. D'ailleurs je les ai vus en mars dernier en Allemagne, en support de CC... DEMENTIEL !

Cette année quand j'ai reçu le digipack j'ai d'abord été vachement emballé, un changement dans le line-up qui passe presque inaperçu (car Shannon Lucas reste le Master en termes de bourrinage et créativité) et un parfait mix entre la noirceur de Nocturnal et la puissance de Ritual. D'ailleurs, "In Hell Is Where She Waits For Me" est un morceau fantastique, l'un de ceux que je retiendrai (avec l'excellente intro de "Raped In Hatred...").

Simplement, après deux ou trois écoutes en voiture et quelques morceaux dans l'ipod à la salle de sport, je sens quelque chose de périssable... Je n'aurais pas dit ça en 2011, mais c'est mon sentiment cette année. Ce groupe avance comme un rouleau compresseur dont la technique n'a d'égal que l'humour, mais leur son commence à sentir l'effet "ma recette marche j'applique ça à fond et jusqu'au bout" et je me demande s'il sera encore raisonnable, dans deux ans, de nous pondre une nouvelle mouture de ce type ("oh tiens trop bien, on dirait un mix entre Everblack et Deflorate les gars écoutez ils ont encore géré p'tain !"). Evidemment, la concurrence fait pâle figure en la matière et donc quoi qu'il arrive, je serai preneur... Mais l'emballement s'amenuise avec le temps.



Star
IP:78.248.235.66
Invité
Posté le: 01/08/2013 à 18h44 - (108434)
Meridian +1.

J’écoute de moins en moins ce groupe, pourtant j'en suis très fan. Mais au fur et a mesure, je trouve que le son pourrait être mieux (Plzz Mr Suecof !!) et taper un peu dans du "renouveau" en terme de son plutôt que de nous servir cette sauce.

Le coté "Nocturnal" est cool, mais malheureusement, déjà fait et revu et entendu.

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