TEODOR TUFF - Soliloquy (Fireball) - 21/03/2012 @ 09h00
Il est de ces groupes qui proposent des albums qui sont difficiles à critiquer tant ils remplissent le cahier des charges avec opiniâtreté et rigueur. Entre « bien faire » et « trop en faire » la frontière est parfois extrêmement ténue. C'est un peu le problème de ce « SOLILOQUY ».
TEODOR TUFF est un groupe norvégien qui a sorti son premier album en 2009. Au départ, ils pratiquaient un bon Hard rock des familles avant que trois de ses membres ne quittent le navire et que le groupe ne se remette en question.
Mais avant de parler du nouveau style du combo, regardons un petit peu la liste des invités :
Jeff Waters (Annihilator), Martin Buus (Mercenary), Matthias IA Eklundh (Freak Kitchen) et Eskid Kleften (Divided Multitude)... ah et aussi Jacob Hansen aux manettes histoire d'avoir un son clair et puissant. Ajoutez à cela une superbe pochette, un digipack de choix et un livret soigné et vous obtenez un deuxième skeud qui a des allures de fête des pères.

Les onze chansons de cet album sont mélodiques, maîtrisées et racées. Exactement à l'image des performances vocales de Terje Haroy qui survole les riffs de sa voix claire et puissante, les morceaux de ce "Soliloquy" sont taillés pour ébouriffer les minettes et émouvoir les mâts de cocagne. Si vous kiffez le power metal mélodique, il faut absolument que vous alliez écouter « Addiction ». Ce titre comporte tout ce qu'il faut pour vous régaler : mélodie, puissance, clarté, rebondissements et rythme bien soutenu. Un hit du groupe quoi...
Conscient de ses forces, TEODOR TUFF sait quand il faut s'éloigner un peu de la maison pour ramener de bons produits autour de la table. Une chanson comme « Hymn (For an Embattled Mind) » comporte une mélodie qui tire vers le Moyen-Orient et qui embarque dans la machine à remonter le temps pour s'encanailler avec les instrus moyenâgeux... et tout cela sans perdre l'identité sonore qui fait la classe de l'album. Il ne sera donc pas étonnant de les voir accélérer le tempo (arrivant presque sur les terres de RAPSODY OF FIRE) pour le ralentir sur le titre suivant afin de varier les sensations comme le ferait un adepte du Kama Sutra.

On frôle le LACUNA COIL qui se serait cogné avec le SCORPION des années 70 pendant que DIO maintiendrait du haut de ce qui était son IMMENSE talent une note tellement haut perchée que même Rob Halford n'aurait pu l'assurer. TEODOR TUFF finit par fourrer sa truffe partout pour sortir une cohérence stylistique sur tous les titres.
Le seul problème est que le paquet est trop bien emballé pour qu'on rêve de le redécouvrir des milliers de fois. Certes plusieurs titres tirent leur épingle du jeu mais si tous sont parfaitement polis, ils manquent un peu, à mon goût, d'authenticité. Pour faire plus clair, j'ai l'impression que le groupe a tellement calculé son coup qu'il aurait mis à peu prés n'importe quoi pourvu que cela rende son album énorme... mais je me goure peut-être.

Je suis persuadé que certains vont vraiment adorer cet album, mais en ce qui me concerne, c'est trop gros pour être honnête et je ne pense que je reviendrai de sitôt vers cet album... même si c'est quand même très bien fait !


Rédigé par : Pamalach | 11/20 | Nb de lectures : 11015




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