TEN - Heredy and Creed (Frontiers) - 14/01/2013 @ 08h02
Alors que flottent les bannières au gré du vent sec et brûlant, que le sable et la poussière du khamsin s’infiltrent insidieusement sur des strings cousus de mailles trop tendues, l’attente du dernier assaut des forces armées de Saladine semble interminable et ne fait qu’accroître la pénibilité des derniers templiers du royaume de Jérusalem menés d’une main de maîtresse par Baliane.
- Saladin : fille de Saladin….oui, bon, vous allez me dire, et à juste titre, que la fille de Saladin ne s’appelait pas Saladine et qu’elle n’était pas guerrière pour un sou. Profitons aussi de cette parenthèse pour préciser qu’à l’occasion de cette chronique, et ce de manière à la rendre plus attrayante, tous les personnages de cette histoire, à l’exception des membres du groupe TEN, bien entendu, seront de sexe féminin….et canon qui plus est !!
- Baliane, personnage fictif, est la sœur de Balian… Hum-hum ! Petit rappel historique : pour ceux qui ne connaissent pas Balian. C’est Legolas dans ‘Kingdom of Heaven’ de Ridley Scott…..Ah ! ça va déjà mieux. Sur ce, afin d’accroître votre imagination, je vous invite à lire cette chronique devant la pochette de ‘Heresy and Creed’. Vous aurez ainsi un bref aperçu de nos deux héroïnes…..et on garde les mains sur la table svp !
Saladine (à droite) et Baliane (à gauche), (ah ! là c’est déjà plus facile) toutes deux courtement vêtues d’acier et de cuir velouté, attendent de croiser le fer, se crêper le chignon ou bien se faire les tresses… (c’est comme ça vous arrange. Personnellement je préfère la dernière solution…) à dessein de mettre un terme définitif à une guerre sainte qui n’a déjà que trop duré.

Enfin, n’en déplaise aux historiens, le combat s’engage sous les cris hystériques de nos savoureuses fatima aux yeux de biches et à la culotte d’acier échancrée et de nos teutonnes aux tétons mécontents d’être ainsi tannés par un plastron métallique dont la protection exclusivement mammaire est plus que douteuse (traduction = ça commence à chauffer sérieusement pour leur miches). Une frénésie de triple, voire quadruple croche de grosse caisse et de caisse claire s’abat alors sur l’arène…. et foudroie les cavalières déjà amères d’avoir du troquer, pour des raisons esthétiques, leur véritable armure pour quelques bouts de cuir et de métal. Tripes, têtes, entrailles et autres viscères vibrent aux sons des guitares mises à mal, d’entrée de jeu, par les aller- retours incessants d’un médiator forgé et affuté par Dan Mitchell lui-même. Quadruple, que dis-je sextuple (dans ce contexte ça sonne mieux), croches à la volée s’abattent sur des peaux halées, satinées de musc et de sueurs épicées. Tel le souffle divin, Arabian Knights et ‘Insatiable’ résonnent de leur meilleure production et emplissent nos cœurs extatiques de sonorités salvatrices et galvanisantes. ‘Loué sois-tu Seigneur, car vous nous avez envoyé l’archange Mitchell’.

Alors que les amazones aux corps fuselés, et dont l’érotisme exacerbé est inversement proportionnel à la beauté d’un collant satiné sur des jambes mal épilées, se mutilent à coup de langue (‘Sex is your weapon’ extrait de Gunrunning : 3ème titre de l’album….je n’invente rien !!!) Dan Mitchell et Gary Hughes, aux allures de dandy, arbitrent ce jeu de guerre dont l’extrême sensualité parviendrait à faire bander l’arc d’Ulysse ‘himself’. Finalement, ils se jettent à corps perdu dans cet amoncellement de corps aux reliefs avantageux suintant la phéromone et la cannelle avec une extase infinie qui, de mémoire de scribe, n’a jamais été égalée depuis. La guitare haut perché, la veste en tweed digne des plus grands gentlemen, Mitchell envoient la sauce, et Gary la purée.

Sans laisser de trêve à nos amazones au supplice, nos deux compères appuyés par leurs magiciens attitrés, sortent de leur botte secrète trois pierres philosophales (The lights go down – Right Now – The prietess) et mélangent dans une incroyable et étonnante alchimie le Métal à la sauce Judas Priest et le Néo-romantisme de la grande époque de Jim Kerr – Simple minds et de Simon le bon – Duran Duran. En dépit de cette prise à revers inattendue mais, à leur grand étonnement, pas si désagréable que ça, les guerrières de chaque camp, aussi dénudées soient-elles, luttent désespérément contre ce flot don-juanesque et tentent de maîtriser leur virginales ouïes qui, à ce moment de l’histoire précisons-le, ne tient plus qu’à un fil (de string). Alors, aux grands maux les grands remèdes. Qu’à cela ne tienne (par un bout de ficelle),Gary et Mitchell accompagnés de leurs acolytes sortent leur baguette magique, invoquent leur plus tendres mélopées celtiques et font la nique-nique, d’une pierre deux coup, au sorcier David Couverture-de-Vallée de la célèbre et redoutée guilde du Serpent Blanc (Raven’s eyes – The last time) qui pour l’occasion tentait de prêter main forte à ces gentes dames en péril….(non mais, de quoi je me mêle ??).

A l’écoute de ces douces mélodies, jamais pompeuses ou dégoulinantes de bon sentiment, même la combattante la plus expérimentée en oublie sa pudeur et se livre, buste dressé, dos cambré, à une danse des 7 voiles qui ferait faire perdre la tête même au plus Baptiste de nos sens.

‘Heresy and Creed’, album de grande qualité, s’inscrit dans la pure tradition du métal mélodique britannique et permet ainsi au groupe TEN d’atteindre son meilleur niveau tant par son coté mélodique et ‘rentre dedans’ que par son originalité musicale. Ce mélange de styles à la fois pop Néo-romantique période New-Wave et Métal raffiné semble ouvrir à mon humble avis une nouvelle brèche dans le sacro-saint mur du Heavy Metal. Le seul bémol de cet excellent travail réside dans le fait que quelques titres peuvent paraître, pour certains d’entre nous, cousues de fil blanc et nous rappellent de-ci de-là des morceaux déjà connus. Ainsi le riff de ’Insatiable’ ressemble beaucoup à celui d’ ‘Angel don’t cry’ de ToTo, tandis que la mélodie du titre ‘The lights go down’ ressemble un peu à celui de ‘Running up that hill’ de Kate Bush. Mis à part ça, ‘Heresy and Creed’ reste définitivement le meilleur album de TEN et même si tous les titres sont signés Gary Hugues, je ne serais pas étonné d’apprendre que l’arrivée de Dan Mitchell, en tant que lead guitariste, a contribué à l’amélioration de la qualité de ce groupe.



Rédigé par : The Walking Bed | 15/20 | Nb de lectures : 11119




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Commentaire
metal militia
Membre enregistré
Posté le: 15/01/2013 à 17h04 - (105556)
Bien marrante la chronique. On aurait pu dire bien bandante aussi!
Très bon groupe. Hâte d'avoir leur album dans les oreilles!




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