STABB - The Four Skateboarders Of The Apocalypse (Arsenic Solaris) - 29/01/2016 @ 07h21
Ces types sont des malades.

Trop de drogue, ou pas assez, je ne sais pas.

Ces types sont des tarés extrémistes qui s'assument.

Des aventuriers mélomanes schizophréniques.

Des allumés, capable de :
BlasterCommeDesMaladesDurant17SecondesSurFondDeB.A.R.HystériqueEtDeBeuglementsInhumains

Puis,
Soudain
Sans
Prévenir,
D'intercaler
Un bruitage indus
ou électro
Ambiancé,
Cassant
Le Rythme,

AvantDeRepartirDePlusBelleDansDesVitessesRythmiqueAffolantes,DansUnFracasSonoreImpressionnant.

Les 4 surfeurs de l'apocalypse sont avant tout des explorateurs de l'extrême, amateurs de sonorités agressives, et fans d'AGORAPHOBIC NOISEBLEED ou de NOISEAR.
Si le Grind est au centre du propos, ce n'est que pour mieux faire rejaillir la froideur des sonorités indus et électro, et le foutoir Noise.
Bordélique et anarchique, STABB utilise sa soif de violence pour agresser l'auditeur. A ce niveau, ce n'est plus juste une agression, mais une explosion agressive incontrôlable.
Il va sans dire que cette rondelle n'est pas à mettre entre toutes les oreilles...

28 titres, 22 minutes, dont un dernier titre ambiancé et aventureux de 7 minutes...
Ultra violent, ultra intense.
Proche de la cacophonie, mais malgré tout attractif et assimilable par les amateurs de Fastcore et autres joyeusetés de doux bourrins, "The Four Skateboarders Of The Apocalypse" repousse les frontières du Grind et provoque gentiment les gardiens du temple.

Car avec STABB, le conformisme et les habitudes musicales en prennent un coup. Sans trop savoir si le groupe pratique l'expérimentation constructive, ou s'il se complaît simplement dans son foutoir déstructuré, on ne peut qu'être intrigué à l'écoute d'un album pareil.

Ces rythmes extrêmement rapides, impossible à reproduire humainement, participent à véhiculer un sentiment de folie presque épileptique.
Les nombreux cris, beuglements et hurlements différents, renforcent cette sensation, et l'absence totale de repère et de structure emporte l'auditeur dans un univers obscure et inquiétant, où les journées durent quelques secondes, où les nuits sont lumineuses comme un soir de fin du monde, et où le LSD a remplacé les 5 fruits et légumes quotidiens.

Un truc de fou furieux, qui oscille entre foutage de gueule et attractivité malsaine. Faut aimer... Et personnellement, j'adhère.
Car j'aime l'intensité extrême proposée par le groupe, ainsi que l'ultra violence incontrôlable.
J'aime être perturbé par un album, j'aime être chahuté dans mes convictions, j'aime quand la puissance et l'impact de la violence parviennent à titiller ou provoquer les amateurs d'extrémisme musical.
Troublé au départ par la Boîte à Rythmes et par le côté Indus accolés aux blastBeats hystériques, j'y ai peu à peu trouvé un certain plaisir masochiste.
Car oui, il forcément être un peu maso pour tripper sur ce Grind/Noise hystérique et furieux aux rythmes supersoniques.
J'assume. Et vous...?




Rédigé par : ..::Ju::.. | 14,5/20 | Nb de lectures : 7078




Auteur
Commentaire
Bobbie
Membre enregistré
Posté le: 30/01/2016 à 20h38 - (119269)
Pas mal pour continuer à emmerder mon voisin qui écoute Kendji Girac, ça le changera d'Anal Cunt.

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