SNAIL - Feral (Small Stone) - 21/01/2016 @ 07h14
Quoi de plus pénible que de voir ses certitudes ébranlées ? Début septembre 2015 j’étais encore persuadé de maîtriser dans les grandes largeurs, si ce n’est plus, toute la musique électrique des années 90. Et c’est là que Purple Sage, PR du label Small Stone Records, nous envoie le nouvel album de Snail en précisant que c’est le retour du groupe de grunge culte de Seattle début 90. Quoi ? Genre je suis passé à côté d’un super groupe de grunge de la grande époque ? De Seattle en plus ? Mais bien sûr ! Et la marmotte…

Force est de constater que c’est finalement bien le cas puisque le premier album de Snail, éponyme, est sorti en 1993 mais de manière quasi anonyme. Ouf ça rassure quand même un peu… Même si j’apprends dans le même temps que le groupe a tourné avec Sleep. Non non, aucune frustration… Et c’est après avoir disparu pendant 15 ans que le groupe revient en 2009 et en 2012 avec une grosse crise identitaire. D’abord avec un album plus stoner que grunge et ensuite avec un autre lorgnant vers le heavy metal. Snail ne savait plus vraiment à quel saint se vouer et même s’il semblait à l’aise avec sa dernière nouvelle orientation, plusieurs écoutes des fameux Blood et Terminus n’ont jamais réussi à nous convaincre et nous faisaient craindre le pire avant la mise à l’épreuve du petit nouveau Feral. Certes il sort cette fois sur un vrai label et l’artwork de l’album est assez magnifique mais l’habit ne fait pas pour autant le moine ma bonne dame.

Avec Snail ce proverbe risque bien de partir à vau l’eau tant la qualité est au rendez-vous. Disons le tout de suite, Feral est notre petit coup de cœur à retardement de ce début d’année 2016. Ben oui l’album est sorti il y a plus de 3 mois quand même… Retour des riffs rock/indie/grunge mélangés à un stoner pop de superbe facture. Harmonies à plusieurs voix, mélodies imparables, chant lancinant, refrains aériens et aérés, quelques trips psychédéliques, difficile de trouver la moindre faille dans ce nouvel album. Les titres "Smoke The Deathless" et "Thou Art That" sont les meilleurs exemples de toute la diversité de ce bijou d’album. Le premier étant résolument accrocheur et rappelant les Queens Of The Stone Age et le second long de dix superbes minutes perdues entre le rock aérien et le doom rock plutôt massif. Alice In Chains meets Black Sabbath en quelque sorte.

Huit titres, plus de 40 minutes de bonheur musical toute en apesanteur, Snail nous régale avec Feral et nous fait regretter que le groupe n’ait pas persévéré un peu plus fût un temps. J’en aurais peut-être alors entendu parler, pauvre de moi… La sortie ? Oui c’est par là merci…




Rédigé par : Madrigal | 16/20 | Nb de lectures : 7070




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FEDAYKYN
IP:62.100.132.209
Invité
Posté le: 25/01/2016 à 15h00 - (119232)
vraiment sympa.

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