SLEEPY HOLLOW - Skull 13 (Pure Steel) - 04/09/2012 @ 08h23
Auteur d'un unique (et court) album en 1991, Sleepy Hollow est un groupe qui n'a pour ainsi dire, jamais eu de véritable 'carrière'. Une démo en 1989, un album en '91, une compilation en 2002, et c'est seulement 10 ans plus tard, qu'il nous gratifie (enfin) d'un nouvel effort studio. Un effort auquel a d'ailleurs participé Mike LePond, bassiste de Symphony X, qui cependant n'est déjà plus dans Sleepy Hollow, le gus a juste eu le temps de poser ses lignes et ciao bonsoir.

Je n'ai pas précisé encore le style pratiqué par Sleepy Hollow, qui officie en fait dans le heavy/power à la sauce européenne (le groupe étant américain...), principalement influencé par Accept et Judas Priest. La ressemblance avec Accept est surtout pour le chant, puisque Bobby Mitchell (ex-Attacker) a un timbre assez proche de Udo Dirkschneider (et parfois même de Mark Tornillo, mais j'y reviendrai plus tard), c'est-à-dire une voix éraillée et agressive, un peu façon canard . Au début des années 80, ça passerait bien, en 2012, c'est plus que limite. Et puis Udo, on aime ou pas son timbre, mais il est unique et reconnaissable entre mille, là, notre ami Bobby sonne juste très kitsch, et j'ai parfois un peu honte pour lui.

C'est donc de manière très moyenne que démarre «Skull 13», les 3 premiers titres sont pour ainsi dire gentiment, pas terribles, à cause du chant mais aussi de la production peu reluisante et datée. Les prods old school ne sont pas encore mortes, mais je trouve ici le résultat en décalage avec la musique proposée, les guitares sont sous-mixées et la batterie a un son de carton, bien vieillot. Tout laissait à penser que cet album serait une catastrophe, surtout quand on entend que les riffs se ressemblent, et donnent l'impression d'être juste du Zakk Wylde recyclé et périmé. Les soli sont aussi foirés, des sortes de tapping quelconque, bref, voilà un premier quart d'heure franchement pas reluisant. Et puis, petit à petit, on commence à apprécier ce que propose Sleepy Hollow. C'est d'abord le chant, moins forcé et criard, qui nous fait même penser à Mark Tornillo (actuel vocaliste d'Accept) sur le titre «Rear Window». Notre Bobby Mitchell nous montre dès lors une autre facette de son timbre, en dévoilant un chant plus mélodique et haut perché (tel sur «Spiral Effect», dont les riffs sont excellents au passage), bien plus agréable et concluant que sa voix de canard enragé.

L’ersatz de Dirkschneider ne fait plus que quelques brèves apparitions une fois les 4-5 premiers titres passés, on le retrouve par exemple sur le refrain de «Midnight» en fin d'album. Et là heureusement, c'est à une deuxième moitié d'album de bien meilleure qualité à laquelle nous avons droit. A commencer par l'obscur et vindicatif «Inquisition», bien peu joyeux dans le fond, certes, mais encore soutenu par des guitares incisives qui feront taper du pied les plus téméraires. Comme je l'ai évoqué plus haut, le chant est plus clair et mélodieux, et prend du galon le temps de l'épique... «Epic (The Legend Retold)», -ça ne s'invente pas-, pièce de près de 10 minutes qui m'évoque Iron Maiden. De par ses couplets plus calmes et attentistes (un peu comme le Maiden actuel) et surtout ce déchaînement à un peu plus de 5:00, qui voit le groupe partir dans une cavalcade musicale très typique de la Vierge de Fer. Si les quelques harmonies de guitares entrevues par-ci, par-là sont bienvenues, ce titre aurait gagné en qualité avec des soli digne de ce nom. Je ne ferai pas la fine bouche, malgré sa durée élevée, ce morceau est l'un des meilleurs de «Skull 13».

«Eternal Bridge» a aussi des relents de heavy britannique, notamment son refrain limite incantatoire ou tout du moins intriguant, qui se détache un peu d'un morceau très pesant dans son atmosphère. On remarque que Sleepy Hollow n'enclenche que très peu l'accélérateur (2 titres sont rapides seulement), et semble plus à l'aise avec les tempos lents. Si le résultat est très moyen en début d'album, comme le quelconque «Facemelter» dont le refrain très proche de la 'marque' Judas Priest est catastrophique ou «Black Passage» qui n'apporte rien si ce n'est de la repompe du titre précédent, on peut saluer le redressement marqué à partir du milieu de l'album. Le fait que les tempos restent point trop énergiques pourra lasser voire endormir l'auditeur, mais avec un chanteur qui pense à bien chanter et des guitares toujours précises et pointues, Sleepy Hollow évite le naufrage entraperçu au début de son 2ème album.



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Rédigé par : gardian666 | 12,5/20 | Nb de lectures : 11253




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