SLAVEBREED - Dethrone the Architect (L'Inphantile Collective) - 03/02/2014 @ 07h47
En cette période de marasme économique et de chômage record, la Grèce nous montre sa révolte avec le nouvel album de Slavebreed. Le groupe qui fête ses 10 ans cette année nous sort la suite du remarqué « Pain Syndicate » un peu plus de 4 ans après celui-ci.

Le combo dont la formation n’a pas bougé d’un iota s’est adjugé également les talents de Seth Siron Anton de Septic Flesh pour la pochette et l’artwork général, et c’est vrai qu’on reconnaît assez bien son style.

Rien ne change chez le quintet en tout cas, car celui-ci pratique toujours son death metal à forte tendance grind, déjà de par la durée des morceaux (excédant rarement les 2 minutes) et où on trouve un peu de Crust également.

Après une courte introduction au son de sirènes nous voilà plongé dans un univers de rage, de fureur et d’envie d’en découdre car ici point de bouillie sonore où d’arrangements pour masquer le manque de puissance ou de technique, rien de tout cela heureusement.

Le quintet nous gratifie d’une production très naturelle mais d’une puissance et d’une sauvagerie que l’on peut retrouver chez le punk et donne l’impression que le disque a été enregistré live et tout à la suite. Même si la batterie est à mon goût un peu trop mise en avant sur les parties rapides, ce qui se fait au détriment des guitares et de la basse noyées dans la masse, on est admiratif du boulot effectué par Kostas derrière son kit entre une vitesse impressionnante, un jeu au pied hyper précis et rapide et des cymbales hyper présentes et accentuant le côté brut de décoffrage. Au chant Smirnoff (visiblement fan de la vodka) assure comme une bête et Pavlos le guitariste assure l’alternance entre voix growlées et hurlées. Le jeu des guitaristes justement est très classique mais efficace et va droit au but, tout à fait ce qui correspond au style.

Cependant les grecs n’hésitent pas à incorporer quelques passages hardcore sur « Avaritia » et « Penal Colony » ainsi que des influences punk sur le morceau-titre « Dethrone the architect », sur « Preaching to the fallen » et enfin pour terminer avec « Sailing the styx », ce qui a pour effet de fluidifier les compositions et d’éviter de tomber dans la répétition. Ils nous gratifient même d’une reprise des cultissimes Disrupt (auteur d’un seul album en 1994) avec l’excellent « Dog eat dog ».

32 minutes très rapides dans l’intensité et la violence qui ne sont pas sans rappeler les ténors que sont Nasum, Pig Destroyer, et même nos compatriotes de Blockheads, et qui nous montre que les grecs sans atteindre encore le niveau et l’originalité de ses glorieux aînés nous sortent un excellent disque et sont incontestablement un groupe qui monte sur la scène grind européenne.


Rédigé par : GabinEastwood | 15/20 | Nb de lectures : 11129




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