SILENT OPERA - Reflections (Massacre/Season of Mist) - 21/05/2014 @ 08h24
Près de 7 ans après sa formation, le groupe bayonnais Silent Opera délivre (enfin) un premier album studio, « Reflections ». Mais avant de parler en détails de cette première longue production, il me faut évoquer quelques événements ayant précédés la publication de « Reflections ».

Silent Opera voit le jour en 2007 et publie courant 2010 un EP, « Act One », dépassant tout de même les 30 minutes. La même année, le groupe Scars on Murmansk voit le jour à Bayonne, avec en son sein 2 membres de... Silent Opera. De son côté, ce dernier donne des concerts sur la période 2011-2012, tandis que S.o.M, publie lui un premier album « Into Dead Lights », en juillet 2012 via Great Dane Records.

Fin 2012 et 2013 sont consacrées à la composition de « Reflections », un premier album mine de rien qui en impose, avec ses 54 minutes de musique réparties sur 9 titres (dont une introduction instrumentale de 2 min). Je ne suis pas surpris de lire que le groupe a effectué un long travail sur la conception et composition de cet effort qui va d'un point de vue des paroles, un peu plus loin dans le thème de l’introspection.

L’œuvre débute avec « Beyond the Gate of a Deep Slumber », une introduction à tendance symphonique, ni trop courte, ni trop longue, qui permet de la meilleure des manières une plongée dans l'univers de Silent Opera ; on peut s'attendre ensuite à un titre direct de 3-4 minutes, et bien non, le groupe sort un 'pavé' musical de plus de 8 minutes, « Nightmare Circus » véritable titre à rebonds et aux breaks multiples : la voix lyrique de Laure (Laborde) est la plus sollicitée et mène la danse, parfois en 'duel' avec Steven (Shriver), au timbre plus extrême et criard. De duel, il en sera régulièrement question, les 2 voix se répondant et s'harmonisant intelligemment par exemple sur « Dorian », un morceau de près de 7 minutes, à nouveau riche dans les intonations et la diversité de ces passages.

Sans parler forcément d'une musique progressive, les morceaux de Silent Opera ont clairement de la substance et de la profondeur, bien aidés par la présence de claviers, qui se manifestent sous forme de nappes à tendance symphoniques, de notes plus délicates (« Chronicles of an Infinite Sadness « ) et autres plans en totale harmonie avec les riffs de guitares, voire même des passages en solo (les très réussies notes sur « Dawn of the Fool »). Jon Erviti derrière son kit ne chôme pas non plus, car mine de rien, à de nombreux (parfois courts) passages, les coups de double pédale et la diversité de son jeu apportent beaucoup aux rythmiques (écoutez « Fight or Drift » pour vous en convaincre mais surtout l'excellent final « Sailor, Siren and Bitterness »). Je ne vais pas faire le tour de tous les musiciens, mais clairement chacun maîtrise son instrument et l'exploite de manière à donner de l'intérêt aux morceaux. Il est très bien de savoir jouer, il est encore mieux de passionner l'auditeur, et sincèrement à moins de ne pas apprécier un chant féminin 'mélodique' (ponctué parfois d'intonations vocales marchant à merveille), Silent Opera a de nombreux arguments pour plaire.

Je me dois de citer également le superbe « Inner Museum » dans la veine d'un « Dorian » pour sa qualité de composition et sa richesse, les riffs y sont excellents et donnent du punch au morceau. Et ce, avant le bouquet final de plus de 11 minutes, ce « Sailor, Siren and Bitterness », sorte de grand frère de « Nightmare Circus », qui scotche à nouveau dans tous les domaines. Pas forcément un titre 'épique', mais une composition envoûtante aux caractères et ambiances multiples, avec des passages à la limite du metal extrême et d'autres plus symphoniques ou en douceur. Pas besoin de détailler minute par minute cette conclusion copieuse mais pas indigeste, qui nous fait dire que pour un premier essai, Silent Opera a fait un boulot remarquable à bien des niveaux. Le genre d'albums dont on n'attend rien de particulier avant de l'avoir écouté ; lorsque ceci est fait, il ne reste qu'à féliciter les musiciens pour la qualité de « Reflections ».



http://www.silentopera.com/ - 154 visite(s)


Rédigé par : gardian666 | 16/20 | Nb de lectures : 12191




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Commentaire
yoda
IP:90.11.140.28
Invité
Posté le: 21/05/2014 à 15h58 - (112183)
Franchement belle découverte ! (et pourtant je suis pas trop fan du style en principe)

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