SEVEN DAILY SINS - Say Yes To Discomfort (Soulflesh Collector) - 01/01/2013 @ 22h32
Tout droit venu de Мінск (Minsk en français) en Biélorussie, SEVEN DAILY SINS est un quintette façonnant un death metal technique aux influences aussi bien venues du mathcore que du jazz, en passant par le hardcore, aussi. « Say Yes To Discomfort » est le premier opus de nos joyeux drilles et il faudra une bonne boîte de doliprane pour en venir à bout, je vous préviens.

Technique est le mot d’ordre de cet album. C’est propre, compact, varié et franchement bien chiadé. Cependant l’obus est difficile à ingérer et surtout à digérer. De nombreuses écoutes sont obligatoires pour cerner la musique de SEVEN DAILY SINS tant elle est variée et complexe. Et encore…

Le groupe dispose d’une artillerie lourde qui répond à ses attentes : un gros son et des titres archi-compacts. La linéarité n’est pas de mise ici, car nos Biélorusses savent moissonner avec aisance et créativité. Les huit titres qui composent « Say Yes To Discomfort » passent en revue nombre de styles sur un death metal rageur, mais pas seulement.

Principalement bourrin et progressif, les titres figurant sur ce premier album se voient façonner de plusieurs façons. Entre arrangements jazzy, parties mathcore cassage de crâne et passages tranquilles baignant limite dans un délire psyché, on est servi et pas qu’un peu. C’est brut, direct et ça doit faire mal. Là-dessus c’est gagné, mais le groupe semble parfois s’éparpiller un peu avec tous ces éléments divers et variés, ce qui fait qu’au bout d’un moment on perd un peu le fil. Néanmoins si on apprécie les trucs brutaux, techniques et barrés, c’est parfait, mais à petite dose. Car « Say Yes To Discomfort » n’est pas un album à prendre à la légère.

L’impression est que le groupe a un peu voulu en foutre des tonnes et un peu partout, quitte à saloper la moquette à certains endroits. Pour laisser du gras y a pas de lézard et c’est fait dans les règles de l’art (ou du lard, je ne sais plus). Les guitares carbonisent tout, autant sur le plan ratissage de dents que techniquement. Entre riffs de brutes et plans jazz sublimes, on tient du lourd mes ami(e)s. Accoudé de près par une basse ronronnante et supra-groovy, qui supporte impeccablement le reste de la section rythmique, elle en décuple l’ambiance et la lourdeur des morceaux. D’ailleurs question rythmique, le jeu de batterie sur cet album n’a point à rougir comparé aux autres instruments. Véritable marteau piqueur technique, elle envoie le pâté sans dire pardon et démontre une fois de plus qu’il y a vraiment des bêtes en la matière dans ce milieu.

Mais bon, finalement, tout ça pendant trente-sept minutes ça fait un brin mal au crâne quand on sort de là. Peut-être trop technique ou mal dosé, je ne sais pas. Le fait est qu’on se retrouve devant un album qui avoine méchamment, qui impressionne, qui se laisse, malgré tout, écouter, mais qui reste un poil trop indigeste quand même.

C’est frustrant, car la musique de SEVEN DAILY SINS est très intéressante et variée au possible. L’effet « fulguropoing » est omniprésent et ça tatane avec classe. Si le groupe réussit à mettre un peu d’eau dans son vin et désosse un chouilla plus ses morceaux, sûr qu’on obtiendra là du (encore plus) lourd.



https://www.facebook.com/sevendailysins - 163 visite(s)

Say Yes To Discomfort - 111 téléchargements


Rédigé par : Velvet Kevorkian | 14/20 | Nb de lectures : 11139




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