SATAN'S WRATH - Aeons of Satan's Reign (Metal Blade) - 27/11/2013 @ 08h01
On peut dire que cela n'a pas traîné, car à peine plus d'un an après la sortie de l'excellentissime « Galloping Blasphemy » revoilà déjà les grecs de retour avec un nouvel album.

De toute façon nous étions prévenus car le groupe l'avait annoncé lors d'interviews que de nombreux morceaux étaient déjà prêts pour une prochaine sortie qui serait très rapide, et qu'un line-up complet avait été trouvé.

A l'époque duo (Tas Danazoglou assurant le chant, la basse et la batterie et Stamos K. s'occupant des parties de guitares) le voilà aujourd'hui quintet avec un guitariste rythmique, un bassiste et un batteur à plein temps, Tas ne conservant que le chant et c'est tant mieux car sa voix si spécifique colle parfaitement à l'ambiance sombre du groupe.

Si le premier opus avait surpris et séduit par son côté très 80's où l'influence de Bathory et d’Iron Maiden était absolument flagrante, le groupe remet le couvert rien qu'avec l'artwork. Il faut dire qu'entre les couleurs rouges et noires absolument superbes comme sur le précédent (et qui n'ont rien à voir le bouquin de Stendhal ou le hit de Jeanne Mas), la typographie sortie tout droit des albums de Possessed ou Exciter, ce bouc cornu et ses 666 sur chaque côté des photos, ainsi que le vieux logo vintage de Metal Blade, tout est là pour nous faire croire que nous sommes revenus en 1985 (avec ou sans Marty Mc Fly et sa DeLorean). De plus une pochette très blasphématoire (et très ressemblante avec « Christ Illusion » de Slayer) va faire sentir le souffre une nouvelle fois à la formation qui sait parfaitement maîtriser cela dans les textes, dessins et l'ambiance générale.

Dès le début on s'aperçoit que les deux compères ne nous ont pas menti, on a droit à une suite totale du précédent opus : même son d'époque et brut (cependant la voix de Tas est plus mise en avant ce coup-ci), même style et même ambiance. Les ténèbres sont toujours là, Hadès est présent quelque part et le vieux bouc est prêt à en découdre.

« Only satan is lord » qui ouvre le disque est d’une ambiance monacale à ses débuts, les chants grégoriens envahissent l’espace avec une voix d’outre-tombe qui se rajoute et dont tout laisse à penser qu’il s’agit du diable, un roulement de toms et c’est parti pour un morceau joué à 100 à l’heure et totalement black/thrash, il est parfait pour ouvrir le disque et les futurs concerts du groupe, et va faire un malheur sur scène et dans le public.

« Die white witch die » est influencé par Iron Maiden de par son côté épique et surtout des passages très ressemblants à la vierge de fer dans « 22 acacia avenue », le solo originel d’Adrian Smith y est même assez fidèlement reproduit.

Pour « Archfiend » de l’orgue se présente au début, l’ambiance est au recueillement pour des obsèques, puis le reste est soutenu par des rythmes en mid-tempo avec quelques relents de « Cyanide » de Metallica.

« Ecstasies of Sorcery » et « All of us witches » sont des titres ultra-efficaces, assez courts et thrash à fond.

« Satan’s blood, Lucifer’s fire » est très Mercyful Fate, à la fois épique et lent il contient un refrain taillé pour les scènes et scandé à outrance : “Lucifer … comes to me”. C’est la même chose pour « Lives of the necromancers » dont le côté à la fois lent et épique est marquant et facilement mémorisable.

Enfin le morceau-titre de l’album est la pièce maîtresse de l’ouvrage, avec ces 9 minutes il est à la fois le plus long et le plus complexe de ce nouvel opus. Et là tout n’est qu’hommage à la bande à Steve Harris car ça sent l’influence (et pompage ?) à mort de « Hallowed be thy name » : le démarrage mélodique par les deux guitaristes, l’accélération progressive, le jeu de la batterie et la succession de solos. Cependant il est tellement accrocheur et excellent que l’on oublie volontiers ces petits détails pour totalement s’immerger dedans.

Une suite absolument sans surprise mais toujours diablement efficace, les morceaux sont encore plus aboutis, les solos meilleurs, et l’ambiance si prenante de « Galloping blasphemy » n’a pas changé. Le groupe n’invente rien, n’innove pas et pompe allègrement dans les influences citées plus haut, et pourtant on accroche totalement car ce mélange dans les compositions est tellement bien foutu qu’on s'y laisse prendre sans problème. Ceux qui ont aimé la première salve du groupe en reprendront une deuxième couche et avec l'hiver, le froid et la nuit à rallonge il va coller parfaitement à l'ambiance de la saison.


Rédigé par : GabinEastwood | 16,5/20 | Nb de lectures : 11569




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Commentaire
zozo
Membre enregistré
Posté le: 27/11/2013 à 13h32 - (110111)
L'effet de surprise en moins, un disque un penchant un chouia plus du côté du premier SLAYER que de MERCYFUL FATE... Pas la baffe que fut 'Galloping' mais un bon skeud quand même...

Youpimatin
Membre enregistré
Posté le: 27/11/2013 à 19h32 - (110119)
J'avais déjà trouvé un côté Show no Mercy au 1er album. Je vais donc m'écouter celui-ci de ce pas.

drum7777
IP:82.237.178.94
Invité
Posté le: 27/11/2013 à 19h42 - (110120)
j'ai écouté le titre promo white witch, une bonne claque. Etant amateur du maiden des 80's ça m'a bien botté dans plusieurs sens et niveau solo ca tricote sévère

Dittohead
IP:2.2.191.193
Invité
Posté le: 28/11/2013 à 10h27 - (110134)
Le premier sonnait plutôt Mercyful Fate / Possessed période seven churches pour moi sur les morceaux rapides.
Celui-ci est moins inspiré mais ça reste un bon skeud.

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