SATAN'S HOST - Celebration : For the Love of Satan (Moribund/Season of Mist) - 13/06/2012 @ 10h12
Avec un nom et une pochette pareils, je me suis mis dans de bonnes conditions pour traiter ce nouvel album de SATAN’S HOST : treillis, rangers, t-shirt satanique, bracelets à clous et warpaint sur la tronche. J’vous raconte pas la gueule de la voisine quand j’ai descendu les poubelles avant d’appuyer sur « Start » ! Après seulement 30 secondes du premier titre, je me suis précipité me changer. Quelle erreur ! J’ai vite changé de pantalon et de t-shirt. Mon futal en cuir taille 12 ans et mon t-shirt MERCYFUL FATE vintage feront mieux l’affaire. Par contre, je garde les clous et le maquillage ! Car en dépit de cette pochette signée Chris Moyen que n’aurait pas renié un INCANTATION, un BLEEDING FIST voire un ARCHGOAT, SATAN’S HOST donne dans le heavy metal le plus speed et le plus pur qui soit, avec voix haut perchée, galopade de guitare/batterie et dégueulée de riffs par moments. Alors les habitués des derniers albums feront une moue interrogatrice, Wasted en premier, tout en ajustant les pentacles. Car si vous relisez les chroniques de mon camarade à droite de cette dernière, vous allez être effectivement surpris.

Petit retour en arrière. Comme le soulignait Wasted, SATAN’S HOST est né en l’année damnée de 1977 par notamment Harry Cocklin au chant (appelé dans ce groupe Leviathan Thirisen, et surtout chanteur de JAG PANZER, qui a splitté l’année dernière) et Patrick Evil à la guitare (ouais ça claque comme nom !). Après un album et un EP dans la pure tradition du heavy/power metal de l’époque, la formation splitte, jusqu’en 1999. Armé d’un nouveau line-up et surtout nouveau chanteur, L.C.F. Elixir, le groupe se lance dans un black/death ouvertement satanique et bien que mélodique assez bourrin. Après 5 albums et un DVD, le chanteur se barre et Harry Cocklin fait son retour. Le festival culte Keep It True les invite notamment pour célébrer le 25ème anniversaire du premier album. A partir de là, le groupe enregistre un nouvel album en 2011, forcément assez éloigné musicalement ce que le groupe faisait il n’y a pas 2 ans.

Après ce septième album, les deux compères (Patrick Evil et Leviathan « Cocklin » Thirisen pour ceux du fond qui ne suivent pas) se sont dit qu’ils devaient rattraper 25 ans de retard. En résulte ce "Celebration : For the Love of Satan". Outre les deux nouveaux titres qui ouvrent et ferment le disque, les dix autres morceaux ne sont que des réenregistrements de morceaux qui parsèment la discographie du groupe. Les musiciens sur les cinq albums précédents apprécieront. On a donc des versions modernisées (au niveau du son) de titres du premier album, mais également des versions heavy/power des titres enregistrées sous l’ère black/death. Est-ce que c’est mieux, je ne saurais dire vu que je connaissais très mal ce groupe avant de recevoir cette galette. Ce qui est sûr, c’est qu’en l’écoutant, les dieux du Heavy m’ont possédé ! Amateurs de JUDAS PRIEST, des vieux MAIDEN, de DIO (si si) et de MERCYFUL FATE, remettez votre vieux perfecto bouffé par les mites et joignez-vous à ces Brother of Metal from Hell qui bottent des culs. Oui, tout simplement. Car à moins d’être allergique au heavy metal, la musique de SATAN’S HOST prend aux tripes et joue à la marionnette headbangeuse avec l’auditeur.

Les compos du groupes sont assez longues, la plus courte oscillant difficilement sous les 4 minutes, mais en général aux alentours des 6 minutes. Cette longueur permet de développer des morceaux variés entre eux, mais surtout dans leur structure intrinsèque, pour un résultat loin d’être ennuyeux et monotone. Les parties mid-tempo sont assez rapidement contrastées par des parties ultra speed à en faire pâlir de jalousie un JUDAS PRIEST. Quelques intro type ballade sont également présentes, dans la plus pure tradition. Les solos sont bien présents, mais distillés avec parcimonie, toujours au bon moment, et sans démonstration trop ostentatoire. Pourtant toujours bien senties. Le chant est assez théâtrale, souvent heavy assez haut-perché, mais Harry Cocklin n’hésite pas à rendre sa voix plus grave voire carrément gutturale aux moments opportuns. Les amateurs de JAG PANZER ne seront en tout cas pas désorientés.

Vous l’aurez compris, j’ai été vraiment étonné et scotché par cette compilation de morceaux réenregistrés. L’avantage de cette pratique étant de permettre à tous les morceaux d’avoir le même traitement et le même son. On a vraiment un sentiment de cohérence entre les très vieux morceaux, les morceaux période black/death et les nouveaux à l’ancienne. En résulte un genre qu’un chroniqueur de Metal Archives a particulièrement bien trouvé : blackened heavy metal. Ultra satanique (c’en est d’ailleurs très cliché) dans les titres et les paroles, la musique, elle, se contente d’envoyer velu, façon tough guy du heavy metal. Du heavy pour les vrais, les durs, les poilus, les tatoués. Et putain que c’est bon !

http://www.satanshost.com/ - 157 visite(s)

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Rédigé par : Skay | réédition ov steel from Hell/ | Nb de lectures : 11402




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