RORCAL - Vilagvégé (Cal of Ror / SickManGettingSick / Lost Pilgrims) - 25/04/2013 @ 04h05
RORCAL avait lobotomisé pas mal de monde avec leur précédent disque, "Heliogabalus", composé d’un seul et unique titre de 70 minutes du « funeralpostdoomsludgecore » le plus noir, le plus lourd, le plus sale, le plus abyssal possible. Le genre de disque à faire passer Amen Ra pour La Compagnie Créole. « Vilagvege » est un album plus « normal ». Par « normal » j’entends qu’il est composé de huit titres pour une durée de 45 minutes. Pratiquement un EP comparé à « Heliogabalus ». « Vilagvege » signifie Fin du Monde, Apocalypse en langue hongroise. Ca tombe bien, c’est pile poil ce que promet l’écoute de ce disque. La Fin Des Temps. Nique-toi 2012, la Fin Des Temps est pour maintenant.

Cette fois, les Suisses ont un peu accéléré le tempo, un peu seulement car globalement on reste dans les eaux faisandées du sludge/doom/postcore sombre et grassouillet mais avec cette fois un côté vraiment épique. Presque guerrier. Médiéval. Moyenâgeux. « Vilagvege » s’impose comme la version 2013 de la cloche à lépreux, le genre de son qui pue la mort et la fin de tout. Impression renforcée par des samples de chœurs épiques annonciateurs de grand malheur ou de grandes batailles. RORCAL est parvenu a créé un disque qui possède une atmosphère bien à lui à la fois belliqueuse, apocalyptique et sans espoir. Tu sais que ça va finir mal mais tu y vas quand même et si tu parviens à trancher quelques têtes au passage alors tant mieux. Mais en fin de compte, la seule tête tranchée à coup sûr ce sera la tienne, toi qui as posé tes oreilles sur ce disque. A leur « sludgedoompostcore », les Suisses ont cette fois ajouté une belle pointe de black metal tellement à la mode en 2013. Mais c’est juste histoire de… parce que au niveau du tempos ça ne s’entend pas vraiment (quoique ça blaste quand même sévère par moments), il faut plutôt chercher les influences black au niveau des vocaux plus démoniaques que jamais, dans le tremolo caractéristique de certaines parties de guitares ou lors de certaines ambiances plus evil. « Heliogabalus » évoquait la folie, ici on st vraiment face au mal. Satan n’est pas loin, Il est là, Il rôde et Il écoute du doom.

Pourtant les mecs sont sympas, après une intro un poil reloue composée presque uniquement de battements de cymbales, de toms et de quelques bourdonnements de basse, débarque la premier vrai titre. « D » c’est neuf minutes de doom bien lourd et crasseux comme il le faut histoire de ne pas dépayser les fans qui se sentiront en terrain conquis. Puis paf ! une accélération. Une déflagration black metal crapuleuse qui te cloue face contre terre, la bouche ouverte sur le bord du trottoir. Le titre suivant c’est le coup de pied dans la tête qui va t’édenter. Enchaînement parfait de violence et dans brutalité. Dans ces meilleurs moments, « Vilagvege » rappelle le chef-d’œuvre « I, The Gvilt Bearer » de TGIAC. Rien que ça. On pense un peu à un Céleste moins étouffant ou à un Nesseria plus maléfique. Enfin voilà c’est avec toute cette bande de salopards que frayent les Suisses. Dans la joie et la bonne humeur.

Leur album précédent m’avait assommée par sa longueur et j’ai bien du mal à le ré-écouter en intégralité. Ici, c’est un peu l’inverse, il manque quelques minutes, ce qui procure un petit sentiment d’inachevé. Quelque chose pour vraiment clore l’album d’une belle manière. Une véritable conclusion qui fasse sens. Les morceaux sont de qualité, les compositions sont toujours aussi habitées, plus black metal que sur la première face, plus vives aussi mais il manque ce petit quelque chose. Cinq ou six minutes, un titre de plus pour vraiment tout anéantir. Contrairement à d’autres disques du genre « blackened core », « Vilagvege » reste un album très organique qui ne possède pas cette froideur mortifère. Lui, il a plutôt le goût ferreux et la chaleur du sang. RORCAL est un animal à sang chaud. Ouais décidément, La Suisse c’est le pays à la mode cette année.

Ecoute intégrale et achat. - 159 téléchargements


Rédigé par : Seb On Fire | 16.5/20 | Nb de lectures : 12923




Auteur
Commentaire
raziel
Membre enregistré
Posté le: 25/04/2013 à 10h45 - (107129)
Gros, gros album.

Ambiance de mort, de fin du monde. C'est en effet étouffant et diabolique.

Juste une précision, qui n'engage que moi, sur le son : ben, moi, il me plaît pas ! Un poil (de cul) trop cracra, type boîte-à-chaussures. Bof.



daminoux
Membre enregistré
Posté le: 25/04/2013 à 12h50 - (107133)
trés trés bon album... c'est vrai que l'album un gout d'inachevé... un petit morceau bien lourd a la fin aurais permis de faire tomber la pression.....
pour revenir a la production je le trouve en parfaite adequation avec l'ambiance recherché, le problème avec un production plus propre se serait le ratachement avec avec le black a casquette... comme ça on reste dans le doom..



Jerbow
IP:82.237.92.2
Invité
Posté le: 25/04/2013 à 16h54 - (107135)
Quelques exemplaires du premier pressage vinyls sont disponibles sur le site de Lost Pilgrims Records!

daminoux
Membre enregistré
Posté le: 25/04/2013 à 17h25 - (107136)
j'ai deja le miens.... mais la cassette en plus pourquoi pas



TarGhost
Membre enregistré
Posté le: 02/05/2013 à 08h34 - (107205)
Grosse claque!

Rampante, insidieuse, vénéneuse, désespérée...cette musique possède un charme unique, d'une noirceur qui offre un aller-retour 1ère classe pour les abysses insondables...

Dans mon top 3 2013 pour l'instant aux côtés de REGARDE LES HOMMES TOMBER et ALTAR OF PLAGUES.

2013 : Une putain d'année sous le signe de la bête...



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