RITUAL CHAMBER - The Pits of Tentacled Screams (Hellthrasher) - 13/10/2015 @ 07h13
C'est un fait, les vétérans d'INCANTATION, plus de vingt-cinq ans après leur divine conception, inspirent toujours quelques irréductibles Cabrelistes aux quatre coins du globe. "Le death metal, c'était mieux avant" pouvez vous entendre du fin fond du New Jersey (FUNEBRARUM) jusqu'au berceau du tzatziki (DEAD CONGREGATION) en passant par la Lorr... la lointaine Australie (IGNIVOMOUS). Pour sûr, les Pennsylvaniens ont entraîné dans les ténèbres de nombreux disciples dévoués dans le culte sans nom du death/doom teigneux et dépouillé, un brin éléphantesque. RITUAL CHAMBER est un de ceux-là, infatigable défenseur d'un metal noirci fait de mucus, de glaires et de viscères. Suffit juste d'ouvrir bien large les naseaux : le tout fleure bon la cire figée et les relents de moisi. Une vieille chapelle de campagne qui croule sous le poids de l'oubli.

A contre-sens des modes, Numinas, créateur despote de cette bête morbide et maléfique qu'est RITUAL CHAMBER envoie balayer d'un coup de revers de perfecto les chantres de la technique et les amoureux de la production pour régaler l'amateur de son art pervers et authentique. Plus pestilentielle qu'une des dix plaies d'Egypte, "The dawning of a new inversion" s'abat sur le mécréant tel les taons dans la maison de Pharaon, une vraie débauche de riffs gluants qui puent la bière éventée et le formol âcre. Tâtez-moi ce solo (so quoi ?) rampant et méphitique qui hante les deux dernières minutes du gigantesque "Glorious curse of almighty death" ou le final frissonnant de "Nomad daimons", ce refus de modernité, obstiné, érigé en ligne de conduite sur chaque descente de tom. La nuit. Les ténèbres. Le chaos. "A thermonuclear fate". La basse gicle, Les grattes sont aux abois, la batterie se tord de douleur, les vocalises se muent en gargouilles lovecraftiennes. Une vilaine odeur de vomi, persistante, s'installe au fond des narines. Une demie-heure de descente au fond d'un trou obscur, (in)confortablement calé quelque part entre les premiers INCANTATION, le "Resurrection" de SADISTIC INTENT et l'unique maléfice d'INFESTER.

D'ailleurs, un simple coup d'oeil sur le pedigree du chef d'orchestre ne laisse aucune place au doute, encore moins à la rigolade : KROHM, ABAZAGORATH, DRAWN AND QUARTERED, EVOKEN. Z'en voulez encore ? Bim : FUNEBRARUM. Rien que ça et autant de références qui résonnent comme des appels à l'amour du cuir, de la descente de pils par hecto et au snif de soufre. Une longue et vile liste de coups de boules métalliques auxquels RITUAL CHAMBER vient s'ajouter aujourd'hui tout pecs dehors, majeur fièrement dressé et roteuse bien calée dans la veste à patches.




Rédigé par : TarGhost | 8/10 | Nb de lectures : 7601




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