RISE TO FALL - End Vs Beginning (Coroner/Season of Mist) - 13/07/2015 @ 07h26
Revoilà RISE TO FALL le plus italo-suédois des groupes espagnols. Suédois parce que ses influences le sont très fortement, IN FLAMES et SOILWORK, ni plus ni moins finalement. Italien parce qu’il triture ces influences à l’« italienne », c’est-à-dire par le biais du maître ès mélodeath moderne Coroner Records, et donc à la manière d’un DISARMONIA MUNDI dont il demeure musicalement très très proche. Cependant, attention, pour une fois ce n’est pas Ettore Rigotti (de DISARMONIA MUNDi et chef de Coroner Records) qui a produit/mixé End Vs Beginning, au contraire de son prédécesseur Defying The Gods (2012), mais l’illustre Jacob Hansen, assurant le mix/mastering après une production maison. Cependant le spectre d’Ettore Rigotti est toujours présent, dans ce mélodeath donc archi DISARMONIA MUNDIen, jusque dans les refrains en chant clair légèrement vocodés qu’on croirait presque de l’œuvre d’Ettore lui-même qui aurait joué les guests cachés… Et quand bien même il n’est pas là, c’est son ami Alessio NeroArgento qui prend le relais, assurant ici quelques claviers et samples. Bref, alors que leurs compatriotes de INSIGHT AFTER DOOMSDAY ont tenté des choses, RISE TO FALL lui n’a pas évolué d’un pouce en 3 ans, avec au programme un nouvel album de mélodeath moderne entre IN FLAMES période Soundtrack To Your Escape/Come Clarity, SOILWORK période Stabbing The Drama, et bien sûr DISARMONIA MUNDI, en moins énergique toutefois.

Defying The Gods accusait déjà une originalité au niveau zéro mais demeurait plaisant et bien fait. Pour End Vs Beginning, c’est sensiblement la même musique, pour le même résultat. Riffs à la IN FLAMES, vocaux à la SOILWORK, mélodies et solos typiques, production moderne avec des claviers voire de l’électro en fond, ce 3ème album des espagnols est garanti 100% mélodeath moderne, sans aucune aspérité parasite. Il y a desfois quelques accents à la SYBREED, comme par exemple sur "Burning Signs", mais sinon l’inventivité n’est pas l’apanage de RISE TO FALL. Un morceau comme "Murk Empire" est un peu plus contrasté avec le chant clair plus posé, "Rise Without Drama" voit l’apparition de l’ex-chanteur de NODRAMA en guest (je suppose que vu le nom du morceau, c’est fait exprès dans un sens ou dans un autre), "Sustension" finit l’album à la cool avec un peu d’acoustique, mais c’est vraiment tout. Ce qui n’empêche pas les espagnols d’être en forme et de livrer du mélodeath moderne certes hyper influencé mais bien fichu et bien produit, et des biens bons morceaux parviennent à sortir du lot, comme "Plastic Scene" et ses excellentes rythmiques, "Against All Odds" et son super refrain, "Dark Clowns Leading Blinds" et son beau background électro, ou encore le percutant "Unspeakable Sins". Tout ceci en plus d’une certaine efficacité qui ressort lors de passages très musclés ("Parasites" ou "The Refuge" par exemple) ou encore lors de menues accélérations où ça gueule sec, même si le quintette espagnol n’atteint pas la frénésie de certains morceaux de DISARMONIA MUNDI.

Dans l’ensemble, on peut toutefois et encore une fois jouer au jeu du « retrouve quel riff j’ai repompé de IN FLAMES/SOILWORK/SYBREED » et cela va occuper les plus fins analystes du mélodeath gothenburgien pendant un moment. Un grand moment parce que RISE TO FALL n’a pas fait les choses à moitié : End Vs Beginning compte 14 morceaux (plus un interlude) pour pas moins de 58 minutes !! Autant dire qu’avec si peu d’aspérités et si peu de variété, c’est une durée bien trop conséquente voire pantagruélique pour un album de mélodeath moderne, ce qui n’encourage pas à multiplier les écoutes de ce disque forcément très linéaire et lassant. C’est trop, beaucoup trop, aussi et si dans le fond, End Vs Beginning est strictement équivalent à Defying The Gods donc plutôt plaisant et mériterait la même note de 14/20, j’enlève un demi-point pour ce trop-plein inutile et rébarbatif, et aussi un autre demi-point car il y avait quand même de la marge pour faire quelque chose de plus original qu’une nouvelle ode à IN FLAMES et SOILWORK sans plus de nouveauté ou d’évolution. Donc si vous aviez aimé le précédent en dépit de son criant manque d’originalité, vous aimerez aussi celui-ci, c’est la même chose et c’est surtout 14 nouveaux morceaux de RISE TO FALL. Mais le groupe, au-dessus de bon nombre de ses compatriotes en termes de stricte qualité, aurait mérité une véritable évolution plutôt qu’un nouvel étalage sans chichis de ses influences favorites. Encore une fois, si vous cherchez quelque chose qui change un peu, penchez-vous sur INSIGHT AFTER DOOMSDAY qui propose quelques variations intéressantes de la base SOILWORKienne. En l’état, RISE TO FALL était prometteur mais finalement se contente de facilité, de peu, enfin de trop de peu, et c’est un plutôt dommage.



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Rédigé par : ZeSnake | 13/20 | Nb de lectures : 7823




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sceptique
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Invité
Posté le: 13/07/2015 à 17h44 - (117230)
Pour le guest avec Aimar Antxia, l'ancien chanteur de NoDrama, c'est une constante.

On retrouve en effet sur chaque album de Rise To Fall un guest avec le gus. On retrouve également un guest Dalay, vocaliste des RTF sur le dernier album des NoDrama.

Sinon je suis totalement d'accord avec cette chronique. Un copié/collé du précédent, en moins efficace, et un peu trop rempli. Dommage, même si cela reste très bien exécuté, et au final plaisant pour les amateurs du genre.

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