RED MOURNING - Where Stone And Water Meet (Bad Reputation) - 06/02/2015 @ 07h37
Je dois avouer que je fais face à un dilemme. Pas celui-ci de devoir utiliser la première personne du singulier dans une chronique, ce que je n’ai jamais apprécié pour être honnête, mais plutôt de devoir rédiger quelques lignes sur le troisième album de Red Mourning, quatuor Parisien de Power Sludge. Barbe, bière, marais, Rednecks et gros son forment normalement la combinaison idéale à mon égard mais j’ai toujours eu de manière surprenante un arrière goût en bouche à l’écoute de la musique du groupe.

Pratiquant dès son premier album Time To Go une musique extrêmement proche d’un savant mélange entre Pantera et Down, Red Mourning ne m’a néanmoins jamais complètement convaincu. Ce troisième album Where Stone And Water Meet, sujet du jour, aura au moins eu le mérite de me faire réaliser pourquoi. Le refrain de "The Sound Of Flies", le riff d’intro de "Gun Blue", le break insupportable de "White Line" alors que les deux premières minutes du morceau possèdent une énergie incroyable, sont tout ce qui m’agace avec le metalcore… C’est un constat implacable depuis le deuxième album Pregnant With Promise, Red Mourning a saupoudré son metal du bayou avec de nombreuses pincettes de metalcore, un genre musical qui n’a jamais trouvé grâce à mes oreilles. Les riffs mid tempo en aller/retour sur une note couplés à des refrains mielleux, désolé mais ça m’hérisse les poils… Je préfère largement entendre le groupe balancer du gras à multiples breaks comme sur "Rabid Dogs & Twisted Bitches" où les cris « Anselmesques » de Hoog se mêlent à de subtiles couplets en chant clair naturels et non forcés sans oublier cet ingénieux harmonica qui a toujours trouvé une place de choix dans le groupe au milieu d’un power metal bien agressif. Y’a pas à dire, Red Mourning possède une très belle recette mais comme en cuisine quand le mélange sucré/salé ne marche avec tout le monde, ici le cocktail de metalcore/stoner me laisse de marbre. Pas sur tous les morceaux, force est de le reconnaître, mais bien trop pour me pousser à appuyer sur repeat.

Il sera sans doute difficile pour bon nombre d’entre vous de reprocher quoique ce soit à ce nouvel album tant ça joue, ça bute, ça groove avec comme toujours l’excellente production de Francis Caste (BUKOWSKI, THE ARRS…), mais je resterai malheureusement pour ma part au bord de la route, seul, peut-être en chantant la pause salvatrice à la O’Brother de l’album que représente "Work Song", histoire de pousser l’ironie jusqu’au bout…



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Rédigé par : Madrigal | 14/20 | Nb de lectures : 9699




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