RAPTOR KING - Dinocracy (Dooweet) - 04/03/2016 @ 07h15
Dans le genre bien barré et déconnade le trio des Hauts-de-Seine fait très fort, il suffit de lire leur biographie officielle où l’on se trouve en plein humour potache (voire lourdingue selon les goûts) qui va même en dessous de la ceinture, et puis quand on voit que leur musique intègre presque tous les styles pour obtenir un melting-pot d’influences sérieuses ou non il y’a de quoi se poser des questions (d’autant plus quand on voit la pochette stylisée façon « Denver, le dernier dinosaure »). Du coup il est difficile au premier abord de savoir dans quoi on met les pieds car eux-mêmes disent qu’ils mélangent le Sludge, le Thrash, en passant par le Hardcore à l’ancienne, le Doom, le Metal plus classique et même le bon vieux Rock pur et dur, bref tout ce maelstrom peut paraître impénétrable et pourtant les gars sous leurs airs de déconneurs-nés signent un premier EP surprenant et de qualité.

Car outre une production et un mixage impeccable, à la fois équilibré et professionnel (signé de l’ex OUTCAST Jean-François Di Rienzo) l’ensemble des cinq titres possèdent une vraie cohérence et une trame malgré la multitude des genres, ce qui fait que ces vingt-et-une minutes passent toutes seules car rien n’est bordélique et ne tombe à plat à un moment ou à un autre. D’ailleurs le ton est donné dès que retentit « Da Fuck Where I Just Lend » qui débute par un côté bien lourd et gras où l’on sent l’ombre de DOWN (période « Nola »), quant à la voix certains passages peuvent faire penser au Phil Anselmo de la grande époque, mais évidemment vu ce que font les trois compères il fallait bien amener sa touche personnelle qui arrive avec des passages criards légèrement Black-Metal pour corroborer le tout qui passe comme une lettre à la poste, même si l’on reste principalement dans une rythmique grasse. Sur « Acolytes (Nightsmoke / Don Coco) » on retrouve également cette ambiance brumeuse là encore réussie où se joint un soupçon de Heavy bien lourd avec là encore ce chant modulé qui sait se diversifier à outrance, et entre les deux on trouve « The Campaign » où se mêle une voix puissante inspirée de la scène Hardcore sur une rythmique très lente où se joint au milieu de tout cela des blasts très courts et ultra-rapides qui étonnent au premier abord mais où là encore l’assimilation est parfaite, tout comme avec « Jugular » qui s’enchaîne dans la foulée où le Stoner fait son apparition, et enfin le radical et puissant « In Your Face » (qui porte très bien son nom) débute par un riffing très Thrash à l’ancienne avec même quelques passages Punk ici et là, le tout avec un chant qui une nouvelle fois varie entre passages clairs et d’autres plus hurlés, cet ensemble faisant terminer l’écoute de la meilleure des manières.

Malgré les craintes légitimes que l’on pouvait avoir au départ il faut bien reconnaître que les loustics s’en sortent particulièrement bien, car à trop vouloir mélanger le risque est que l’ensemble se casse la gueule rapidement et finalement ne tienne pas la distance, ici on est bien loin de tout cela car sous ses airs simples leur musique n’est jamais simpliste et possède suffisamment de feeling pour accrocher l’auditeur sur la durée, une bien belle surprise en tout cas montrant un vrai professionnalisme, à l’opposé de l’image qu’ils veulent bien donner d’eux-mêmes.




Rédigé par : GabinEastwood | 07,5/10 | Nb de lectures : 6468




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Jotun35
Membre enregistré
Posté le: 05/03/2016 à 23h45 - (119567)
Raptor Jésus!

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