PRAY FOR PAIN - The End Of Decency (Autoproduction) - 26/10/2015 @ 07h22
Il est rare de nos jours de recevoir une lettre manuscrite fournie avec un support physique, c’est pourtant ce que j’ai reçu un soir dans un paquet venant d’Autriche avec en prime une ribambelle de flyers. C’était une petite présentation rédigée par un des membres (celle-ci n’étant pas signée) qui me demandait fort gentiment d’écouter leur album et de faire une chronique le temps venu, c’est ce à quoi je m’atèle aujourd’hui.

Ce groupe c’est PRAY FOR PAIN, un quartet pratiquant du Death Hardcore Slam Grind (c’est eux-mêmes qui le disent) et fondé l’an dernier à Vienne sur les cendres de SADISTIC PERVERSION et de MORTHEM. En effet les quatre mecs jouaient chacun dans une voire les deux formations aux influences très différentes (le gore/grind brutal pour la première et le death/groove plus classique pour la seconde) et quand la décision a été prise d’arrêter ces deux entités les gars ont décidé de se regrouper et de fusionner les genres. Forts de l’expérience acquise avec leurs anciens combos le résultat est ce premier album autoproduit dont le contenu est une réussite indéniable.

Car là on n’a pas affaire à un des nombreux et insipides clones si souvent présents dans le genre (et qui finissent par le discréditer complètement), là au contraire tout est très bien joué avec une voix (et une backing) qui alterne entre growl et screams (avec quelques petits pig squeals) sans tomber de le chant clair façon metal à mèches, une production impeccable qui sonne à la fois naturelle et puissante et surtout des morceaux qui sont vraiment dynamiques, variés, agréables et sans aucune lassitude.

On passe en effet de la lourdeur pure et dure avec « Don’t Expect Mercy » (où quelques blasts font leur apparition) et « From Ear To Ear » qui misent sur l’écrasement et la suffocation générale, agrémentés de quelques fulgurances pour éviter le trop-plein de répétitions, à la brutalité d’un « Buddan » très remuant et tout en vitesse, à l’ultra-efficace « Whip Stroke Frazzled Flesh » qui en moins de deux minutes nous balance la purée de manière très simple et directe, et jusqu’au punkisant « Fuck Feminism » aux riffs basiques et au refrain super facile à retenir, il est déjà devenu l’incontournable des gars sur scène où il remporte à chaque fois un beau succès.

En agrémentant le tout de samples où l’on entend des jeux Sado-Maso (cris et bruits de fouets) et des femmes séquestrées (qui ne sont pas sans rappeler l’excellent « Sous-sol de la peur » du récemment disparu Wes Craven), ceux-ci apportent un vrai plus au niveau de l’ambiance du disque, de sa thématique et de sa pochette. Un peu de mauvais goût, un peu de provocation mais surtout une excellente surprise de la part de ce combo très prometteur et qui représente sans doute l’avenir de la scène extrême autrichienne qui est dans l'ensemble en perte de vitesse depuis déjà pas mal de temps.




Rédigé par : GabinEastwood | 15/20 | Nb de lectures : 7184




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