POWERWOLF - Preachers of the Night (Napalm/Season of Mist) - 13/08/2013 @ 01h39
« In nomine veritas - In nomine filii et patris - In nomine veritas - Et Sanctus - Amen and Attack » : pas de doute, dès les premières secondes la patte Powerwolf est reconnaissable et n'a pas d'un poil (de loup) changée. Refrain en chœur à chanter le poing levé, -généreux et efficace-, une rythmique et un riff ultra classiques pour du heavy teuton, un clavier/orgue en support qui renforce l'ambiance et les lignes de guitare, en plus de la voix toujours accrocheuse, théâtrale, parfois mélodieuse mais pas vraiment sirupeuse de Attila Dorn.

Oui avec « Preachers of the Night » nous retrouvons le Powerwolf de « Blood of the Saints » ; il faut dire que le nouvel album des allemands sort pratiquement pile 24 mois (ça se joue à quelques jours) après « Blood... ». Premier (et l'un des rares) changement qu'il faut noter, concerne le label, Powerwolf quitte après 10 ans de coopération le label américain Metal Blade, pour rejoindre les autrichiens de Napalm Records. Un choix qui peut se comprendre lorsqu'on regarde de plus près les 'catalogues' des 2 écuries.

Bon avant d'aller plus loin, tous ceux qui trouvent « Blood of the Saints » moisi ou bien simplement n'aiment pas le groupe, passez votre chemin, Powerwolf reste très fidèle à son heavy/power simpliste, facile à assimiler, et toujours pourvu d'une bonne dose de kitsch. Pourtant les paroles sont moins légères et débiles que précédemment (en témoigne sans lire les textes, les titres des morceaux), non pas que Powerwolf soit un groupe 100% humoriste ne sachant pas avoir un minimum de sérieux.

Pour en revenir aux textes, ils ne sont pas très compliqués, assez basiques même, évoquant toujours la religion (chrétienne principalement) ou parfois des démons, des loup-garous et des mythes toujours de manière succincte. Musicalement, tout semble très facile, prévisible et fait des dizaines de fois avant, mais il faut bien admettre que Powerwolf a un son bien à lui et sait comment s'y prendre pour pondre des titres mémorables ou au moins excellemment exécutés. Entre les morceaux speed ponctués de leads et parties de guitares imparables (les 'furieux' « Secrets of the Sacristy », « Cardinal Sin »), les mid.tempos aux ambiances travaillées (comme ce très bon « Kreuzfeuer » chanté en allemand, le plus mélodieux « Sacred and Wild ») et autres pistes que l'on retient en une écoute (« Coleus Sanctus », « In the Name of God », tout deux d'une facilité déconcertante), « Preachers of the Night » n'a pas besoin qu'on lui porte une grande attention pour savoir de quoi il en retourne.

Mais à force de faire dans le 'basique', Powerwolf finit par un peu me fatiguer, à 'rabâcher' la même sauce d'où l'envie de zapper la doublette « Lust for Blood »/« Extatum et Oratum ». Pas des titres bien différents des autres, toujours ces refrains grandiloquents, ces guitares à l'avenant, ce sens du 'hit', qui là devient franchement rouillé. Déjà en début d'album « Coleus Sanctus » de par son aspect rébarbatif et simplet a mis du temps avant d'avoir un peu mes faveurs mais je trouve encore ce titre moyen, comparé aux 2 premiers de l'album par exemple. Et je m'interroge un peu sur le final « Last of the Living Dead », qui soi-disant tape dans les 7 minutes...ouais bah les 3 dernières c'est juste une sorte de blanc musical (quelques bruitages, un orage au loin, etc.) et le titre en lui-même, beaucoup moins explosif, repose surtout sur la voix de Attila et la teneur des claviers, à l'honneur comme jamais.

Même sans se renouveler, Powerwolf propose encore un bon album, qui cependant comme dit plus haut s'essouffle vers la fin, après que les premières écoutes fassent vraiment penser à un « Blood of the Saints » bis. « Preachers of the Night » n'est donc en rien déroutant ou surprenant, et si on y relève quelques tubes et passages réussis, je ne peux pas le considérer comme un album excellent ou majeur pour le genre. Simplement un album de heavy 'moderne' et grandiloquent sympathique qui peut s'écouter à peu près en toute circonstance et sans difficulté.

PS : l'album est entré à la première place des charts allemands.



http://www.powerwolf.net/ - 113 visite(s)


Rédigé par : gardian666 | 14,5/20 | Nb de lectures : 12668




Auteur
Commentaire
NormanBates
Membre enregistré
Posté le: 13/08/2013 à 23h41 - (108595)
Presque entièrement d'accord avec toi gardian666, même si je trouve que "Extatum Et Oratum" est un des meilleurs titres de l'album (avec "Sacred & Wild qui lui, est un des meilleurs titres de Powerwolf !)

Sacrés progrès quand même depuis Lupus Dei / Return In Bloodred




gardian666
Membre enregistré
Posté le: 14/08/2013 à 00h26 - (108596)
ah cool un avis, il y' a quand même des fans du groupe dans le coin !

Je trouve que l'album démarre très fort, le milieu est moins explosif et plus sur les ambiances, et la fin (à part "Last of the Living Dead") revient à du power plus traditionnel qui me fait moins vibrer.

Sans une prise de recul et une comparaison avec le précédent, j'aurais peut être surnoté l'album je pense..



scorpion1385
IP:82.127.216.161
Invité
Posté le: 20/11/2013 à 09h04 - (109964)
très bon album pour ma part,certes la prise de risque est minime,mais ça ne me gêne en rien :).

mention spéciale pour moi à "amen and attack" et "lust for blood" ;)

Guy Bole
IP:89.246.238.90
Invité
Posté le: 20/11/2013 à 16h42 - (109976)
Merci Scorpion1385 de remonter cette chronique, j´étais complètement passé à coté!
J´ai découvert il y a une semaine dans un bar et j´adore!

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