PHILIP SAYCE - Steamroller (Mascot/Wagram) - 20/06/2012 @ 08h40
Philip Sayce est un musicien canadien d’adoption – il est né en Ecosse le 3 juin 1976 - émigré à la fin des années 70. Très tôt ses parents lui inculquent l’amour de la musique. Baigné par les disques de Clapton ou des Dire Straits, il découvrira plus tard Hendrix et Steve Ray Vaughan et choisit rapidement son instrument : sans surprise, ce sera la guitare.

Après la disparition de ce dernier dans un tragique accident d’hélicoptère le 27 aout 1990 – évènement dont il restera marqué – et alors qu’il n’a qu’une quinzaine d’années, il fonde son premier groupe avec l’aide de son meilleur ami et batteur de l’époque, Cassius Pereira.

S’en suivent des débuts dans des clubs de Toronto où il se fait très vite remarqué. Un de ces clubs fréquentés par Sayce s’appelait le Grossman’s Tavern. Réputé pour ses jams endiablés avec des pointures comme Robbie Robertson, Stevie Ray Vaughan, Bob Dylan et Jeff Healey il s’y distinguera à tel point que Jeff Healey le recrutera pour une immense tournée mondiale qui durera 3 ans. La carrière du jeune prodige est désormais lancée !

Au milieu des années 90 il jouera notamment avec John Shanks ou encore Melissa Etheridge. Mais il faudra attendre 2005 pour la sortie de son premier album intitulé Philip Sayce Group. 2 autres suivront "Peace Machine" (2009)", « Silver Wheels OF Stars » (2007) puis plus récemment « Innerevolution" (2010) et "Ruby Electric" (2011).
Steamroller est donc son 6e album. Inutile de vous décrire le style de musique que joue Philip Sayce. A lire son background et ses influences, vous avez deviné que nous avons à faire à un bon vieux hard blues cher à nos grands frères. Un genre un peu passé de mode mais qui rassemble encore et toujours une bonne poignée de nostalgiques de la six cordes qui pleure. (Fender Strato, bien sûr !).

Les 10 compositions ne dépassent que rarement les 4 minutes. Mais cela suffit à Sayce pour nous asséner un blues acéré et vif, parfois rageur (Beautiful), parfois cajoleur (Marygold) et qui se veut un hommage sans plagiat aux grands noms du heavy blues rock. Et si l’ombre « du gaucher magnifique » plane immanquablement sur Steamroller ou A Mystic, c’est certainement avec bienveillance tant l’hommage rendu est chargé de respect.

Sayce a souvent fait l’ouverture Deep Purple ; la révérence faite sur Black Train au génial créateur de Smoke On The Water est à la fois une incroyable audace tout autant qu’une superbe démonstration de l’amour que porte le jeune canadien à la musique des seventies. Je viens de rajeunir de quelques décennies et putain que ça fait du bien !


Rédigé par : Karadok | 16/20 | Nb de lectures : 12072




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