PERVERSITY - Ablaze (Lavadome) - 25/01/2012 @ 08h29
C’est moche, de vieillir.
Je ne dis pas ça pour moi (quoique...), mais pour notre quatuor slovaque, Perversity. Qui après plus de 15 années d’existence, et 4 albums produits, végète toujours dans une sorte de no man’s land métallique, où le succès et la reconnaissance ne font pas partie du décor.

Sur 'Ablaze', Perversity délaisse l’aspect légèrement technique et saccadé de son premier album, pour s’aventurer dans un Death Metal plus lourd et sombre. Et linéaire.
Par sombre, ce n’est pas uniquement à la sympathique pochette que je fais référence, mais à la thématique entourant 'Ablaze'. Dont les textes, inspirés et illustrés par des citations de Lovecraft ("Necronomicon"), Anton Lavey ou Aleister Crowley, s’agencent assez bien avec certains riffs, instaurant un début d’ambiance légèrement occulte.
Un début seulement, car malheureusement pour nous, la légèreté et la linéarité du résultat sonore nous font vite quitter le monde de Satan pour aller s’échouer dans celui de Morphée.

Le problème d’Ablaze est qu’il fourmille de bonnes idées, et de quelques riffs accrocheurs, mais qui sont malheureusement noyés sous une vague de banalité.
En 10 titres et 36 minutes, on passe par tous les sentiments, allant du positif au négatif, de l’euphorie à l’ennui. Avec, c’est triste, mais vrai, une abondance d’indifférence et de lassitude.

Plaisir vierge de toute appréhension à la première écoute. Découverte et assimilation progressive des titres, ponctuée par une alternance de léger headbangue et de soupir d’harassement. Puis constat implacable de l’absence totale d’accroche, après plusieurs écoutes. Dommage, car, encore une fois, l’album n’est pas dépourvu d’attraits.

Entre Death Metal Old School (évoquant parfois les premiers MORBID ANGEL), Death Metal US (IMMOLATION) et Death Metal noir et agressif (SINISTER ou INCANTATION), le tout orné d’une légère pointe de technique (GORGUTS), 'Ablaze' regorge de blast, d’accélérations, de mid-tempos accrocheurs, et de cris gutturaux puissants.
Mais la mayonnaise ne prend pas, l’immense banalité des riffs et de la structure des titres nuit finalement au ressenti de l’auditeur.

Le rendu sonore est lui pleinement satisfaisant – exception faite de la batterie, peut-être trop faible. Puissant et brut à la fois, équilibré mais relativement personnel. Tout le contraire des compos.
L’écoute de l’album s’apparente à ces simulacres montagnes russes dans les fêtes foraines au rabais, où l’alternance de hauts et de bas nous remue le bide sans ménagement mais sans réussite, nous laissant finalement une impression mitigée. Pas foncièrement négative, mais pas attractive non plus.

Entre deux hochements de tête, on ne peut donc éviter malheureusement quelques bâillements révélateurs durant ces 36 minutes de Death Metal vaguement violent.
Perversity semble s’épanouir dans son trou, ce n’est pas moi qui irais clamer qu’il mériterait d’en sortir...
Un album sympa. Guère plus.

http://www.perversityband.com/ - 452 visite(s)

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Rédigé par : ..::Ju::.. | 11/20 | Nb de lectures : 10939




Auteur
Commentaire
Keyser
Membre enregistré
Posté le: 25/01/2012 à 09h10 - (100025)
Album sympa mais sans plus effectivement.



gulogulo
Membre enregistré
Posté le: 25/01/2012 à 16h36 - (100034)
pas mieux



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