PATHOGEN - Forged in the Crucible of Death (Old Temple) - 17/01/2014 @ 08h05
Ce qui fait a priori du bien avec PATHOGEN, c’est qu’en plus d’être sûrement l'’un des rares groupes Philippins à avoir l’honneur d’être chroniqué sur VS, il ne colle pas vraiment aux canons colportés par ses compatriotes. Bah oui, pour les deux ou trois masos qui écument les distro UG de brutal death (notamment celle, plutôt achalandée, de SEVARED RECORDS aux Etats-Unis) comme moi, les Philippins sont en général synonymes de gros brutal qui tâche à la DEVOURMENT ou DISGORGE à coups de cris de porcins et de riffs en palm muting. Or ici, rien de tout ça, même si le fait que le tout sorte sur l’écurie polonaise OLD TEMPLE, qui nous a plus habitué au old-school et au black, nous avait déjà mis la puce à l’oreille…

En fait, un regard sur la photo inclue dans le livret suffit, les t-shirts exhibés par ses quatre membres ou la veste à patches vintage portée par leur batteur où l’on retrouve en vrac les noms de DARKTHRONE, INCANTATION ou encore ACHERON en disant plus que de longs discours. Oui, ces mecs sont restés bloqués sur une certaine idée du death-metal, congelée en plein mouvement quelque part entre 1991 et 1992. Et si au chant et un riff sur deux le dénommé Willie Desamera se prend pour Chris Reifert d’AUTOPSY, c’est surtout au niveau du son, bien cru, et des arrangements que ce troisième album assume son côté rétro, genre ‘attention coco, je te balance un plan thrash en guise d’intro, là tchac, gros break et toctocbadaboum, j’enchaîne sur un death rampant’. Sans parler de ces quelques plans doomesques (l’intro de « The Storm From the Past » semblant sortir tout droit de ‘Mental Funeral’) et de cette volonté affichée de ne jamais ruer dans les brancards niveau tempo mais de, au contraire, préférer ramper au milieu des cadavres plutôt que courir sans demander son reste…

Assez avare en effets et vaguement traversé par quelques fugaces solis se résumant souvent à plusieurs coups de vibrato en folie (Rick Rozz de MASSACRE apprécie sûrement l’hommage), ce troisième album sorti initialement en 2012 sent (volontairement) le vieux machin tout juste sorti de la naphtaline. Même le layout du livret, tout en noir et blanc avec ces zombies vomissant débordant à droite et à gauche, ressemble à celui d’un fanzine du début des années 90 ! C’est là tout le charme mais aussi la limite d’un groupe comme PATHOGEN qui a aucun moment ne trahit sa nationalité et joue à fond la carte de l’hommage, quitte à ne jamais vraiment s’en affranchir. Mais disons que pour situer le tout, si cela était par exemple sorti (attention messieurs les spécialistes, références pointues inside !) sur RAZORBACK RECORDS avec une pochette signée Mark Riddick, cela ne m’aurait pas défrisé la moustache…


Rédigé par : Olivier 'Zoltar' Badin | 13/20 | Nb de lectures : 11484




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