PANDEMONIUM - Devilri (Old Temple) - 25/12/2014 @ 23h05
Pandemonium en 2012, c’était déjà pas hyper sexy. Le black death chroniqué par votre serviteur dans ces colonnes pour leur album Misanthropy ne m’avait guère excité. Et voilà que les bougres nous sortent le coup de la larmichette, du back to the roots, du retour aux sources, de la nostalgie par litres de vodka en ressortant leurs premières démos compilées dans un album sobrement intitulé Devilri. Et… ben en fait, en 1990-1991, Pandemonium, c’était plus sexy ! Moins fané quoi… Plus excitant.

Leur black death balbutiait – comme maintenant – mais au moins, même si l’inspiration n’était toujours pas leur point fort, leur son ultra cracra, limite tombeau putride scandinave, conférait alors à leurs titres une aura maléfique et sale qui les rapprocherait presque d’un combo de death old school suédois grande époque. Du coup, leur black plutôt très death ou disons leur death un peu black prend une coloration plus intéressante car plus rampante, moins évidente, moins convenue… nettement plus funèbre que leurs productions passe-partout récentes.

Réunissant leurs démos de 1990 (Reh/promo) et de 1991 (Devilri) ainsi qu’un live de 1991, ce déterrement de vieilleries permet de s’apercevoir que le groupe était très porté sur le death et qu’il aurait dû s’en tenir là car sur ce terrain son potentiel est incomparablement plus élevé qu’en black metal.

On y découvre ainsi un groupe assez mature au niveau des ambiances ("Unholy existence", "Devilri"), dont la démo Devilri marque une nette progression en à peine un an. "Hagia Sophia" et "Sunless Domain" sont deux beaux exemples de death old school comme en font les ténors du genre (du genre Lantern ou Funebrarum). Les arrangements du cinquième titre ("Devilri") révèlent une vraie science de la composition qu’on ne retrouve pas, une fois encore, dans les derniers travaux du combo. Et le son enrobe le tout d’une aura maléfique vraiment intéressante.

Si la démo de 1990 est plus roots, notamment au niveau du son, beaucoup plus harsh et brouillon, leurs compos restent toujours nimbées d’une atmosphère de cimetière qui leur conviennent parfaitement. Plus thrash, le groupe privilégie également les attaques plus frontales, moins rampantes que dans Devilri. Ces morceaux, qui seront retravaillés un an plus tard pour la seconde démo, prendront un tour bien plus intéressant passé sous la moulinette death, dotées d’un son chaud plus adéquate comme dit précédemment, tout recouverts qu’ils seront d’une bonne couche de goudron.

Quant au live… ah ah ah. Bon, ben, le live, tu entends quoi ? des larsens, de la distorsion, de la haine en veux tu en voilà, du sang et de la sueur, du gros bordel, un gars qui se promène avec une tronçonneuse, une voix hallucinante qui hurle non-stop et puis, ah oui, non à part le larsens, rien d’autre ! Sinon, c’est marrant.

Bref, une réédition sympa qui nous donne à redécouvrir un groupe tel qu’on aurait aimé qu’il demeure…




Rédigé par : Raziel | Réédition sympa/ | Nb de lectures : 9127




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