PËRL - R(a)ve (Autoproduction) - 25/09/2013 @ 08h04
Présentation de PËRL : « Si l’on veut saisir la musique de Përl, il faut se frayer un passage au croisement de plusieurs dimensions. Trio de rock métal ambiancé, la formation cherche à manipuler dans ses créations trois entités : la force du rock et du metal, la beauté des textes et l’étrangeté des sons. Dans cet espace sonore, la langue d’Aragon et de Cioran fusionne dans une alchimie de mots violents dont surgit un tremblement tantôt onirique, tantôt écorché. Le groupe choisit comme alliage à cette architecture textuelle un précieux assemblage où musique puissante et abrasive côtoie l’instant surprenant d’une ambiance inattendue.
Depuis fin 2008, Përl se nourrit des spasmes d’un monde au bord du précipice, du tremblement des pensées et ce qu’il génère. A jamais, Përl transe la valse des minutes… »
Vala, ça met tout de suite dans le bain.

Etrange. C’est le mot qui m’est le plus souvent venu à l’esprit lors de l’écoute du premier album du trio de Melun. Etrange surtout dans ses textes on va dire, car niveau musical ça tient bien la route quand même. Le trio nous sert un rock mélancolique très « ambiancé » (et aucune histoire de zouk là dedans) empruntant aussi divers éléments propres au metal. C’est donc pour cela qu’il n’est pas étonnant d’y entendre du blast, ou même quelque mosh part, dans leurs compositions. Sauf que là où ça coince, c’est que PËRL est bien plus orienté rock que metal et leur son s’en ressent énormément. Alors des blast etc... sur un son vraiment très rock, avec un disto’ très faible, ça ne passe pas toujours. On peut saluer l’effort, mais ça fait vraiment pauvre et le rendu n’y est pas malheureusement.

Mais l’étrangeté ne s’arrête pas là. PËRL nous sert 8 morceaux entièrement chantés dans la langue de Molière, dans un registre très mélancolique/artistique qui n’est pas sans rappeler le style de Bertrand Cantat, voir Cali… Autant dire qu’il ne faut pas être allergique à ce genre de textes et à cette façon de chanter, mais au bout d’un moment on arrive quand même à s’y faire. Le style est spécial, provoquant parfois un haussement de sourcil, mais a le mérite de coller avec la musique, qui elle se permet quelques excentricités un peu tirées par les cheveux. Outre les éléments metal mal agencés, PËRL s’offre quelques ¼ d'heure colonial sur certains titres, sonnant véritablement n’importe comment. Se la jouer artistique à fleur de peau, c’est très bien, y en a qui aiment, et en plus PËRL y arrive très bien généralement, mais partir dans des trip mal maîtrisés comme sur « Rêve… », honnêtement, faut éviter.

PËRL à un truc bien a lui, mais ne réussit pas encore à parfaitement le maîtriser. Dans tous les cas, le trio s’est crée un univers qui lui est propre et ne reste pas un groupe simple d’accès bénéficiant en plus de ça d’une très bonne production (signé Magnus Lindberg & Pierre-Jean Catez). Un peu plus de coordination au niveau du style rendrait le tout plus digeste et un peu moins excentrique, qui rendrait leur musique plus simple à digérer, et plus simple à apprécier.

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Fils de Rien - 89 téléchargements


Rédigé par : Velvet Kevorkian | 10/20 | Nb de lectures : 12848




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