ORPHEUS OMEGA - Partum Vita Mortem (Kolony/Season of Mist) - 13/08/2015 @ 08h35
Kolony Records est un label italien qui signe des groupes de mélodeath non pas italiens, mais australiens. Après BE’LAKOR, voici ORPHEUS OMEGA. Et c’est une bonne idée de la part de Kolony d’aller chercher le bon mélodeath ailleurs car bon nombre de formations transalpines n’auront jamais les qualités des deux groupes australiens susnommés. Inutile de s’attarder sur BE’LAKOR qui est une formation suffisamment connue et appréciée des amateurs de mélodeath, intéressons-nous à ORPHEUS OMEGA, qui existe depuis 2007 sous le nom ORPHEUS, complété en ORPHEUS OMEGA en 2013, nom qui était déjà présent en filigrane dans leur logo de toute façon. Bleed The Way, leur premier album sorti en 2011, faisait déjà étalage de quelques qualités dans un mélodeath légèrement moderne certes hyper convenu mais bien fait, avec de menus riffs croustillants. Resillusion, sorti en 2013, marquait déjà un peu le pas, ORPHEUS OMEGA se posant comme une énième formation de mélodeath sans prétention qui pond juste à la chaîne de nouveaux morceaux et ne fait pas évoluer son style ni ses influences. Partum Vita Mortem va alors tenter de bousculer un peu ce schéma en nous proposant un album conceptuel en 3 parties. Prends ça KADAVRIK avec ton Grimm I & II en deux parties seulement. Nah.

Mais sous couvert de ce concept qui ne s’applique guère qu’au niveau des paroles, ORPHEUS OMEGA ne va toujours pas révolutionner son son. Depuis ses débuts, le groupe australien pratique un mélodeath dont les influences sont archi-évidentes et dont le name-dropping peut se faire de tête en quelques secondes : surtout DARK TRANQUILLITY, IN FLAMES, MORS PRINCIPIUM EST, SCAR SYMMETRY ; un peu AT THE GATES, CHILDREN OF BODOM, INSOMNIUM, SOILWORK, voire ARCH ENEMY et TORCHBEARER pour certains leads… emballez et c’est pesé. Tous les gimmicks sont là, dans ce mélodeath moderne assez rythmé et énergique, relevé par quelques claviers, typiques de tout ce qui se fait depuis 2002 dans le genre en somme (enfin, au moins, la production est plus actuelle que les vieilloteries des groupes italiens). Par rapport aux albums précédents, Partum Vita Mortem varie juste un peu plus les sonorités de clavier et surtout les chants, d’un simple registre gueulé à la Ville Viljanen de MORS PRINCIPIUM EST on oscille maintenant entre vocaux un peu plus rauques, et quelques légers chants clairs font leur apparition, rien de bien mainstream cependant, même si le groupe a toujours pondu des morceaux faciles avec refrain. Enfin, ORPHEUS OMEGA n’y va pas de main morte et Partum Vita Mortem allonge quand même 58 minutes à la toise, pour 12 morceaux plus une intro, et le syndrome ayant touché le dernier album de RISE TO FALL n’est pas loin…

Heureusement Partum Vita Mortem paraît moins répétitif que le dernier album des espagnols et passe un peu mieux. Il faut dire que les australiens sont plutôt inspirés malgré le peu d’évolution notable par rapport à leurs précédents albums, et les influences un peu plus recherchées (SCAR SYMMETRY, MORS PRINCIPIUM EST sans le touché technique des finlandais quand même) relèvent le tout. Un tout dynamique et accrocheur, mais qui manque tout de même de vrais morceaux forts, même s’il l’on apprécie les bons riffs d’entrée sur "I, Architect" précédé de son intro "Conception". Reste ensuite peut-être "Our Reminder", "Tomorrow’s Friends & Yesterday’s Ghosts", le single bien mélodique "Beacons", le plus atmo "Echoes Through Infinity", sinon ça rentre par une oreille et ça ressort par l’autre, provoquant tout de même un petit plaisir auditif grâce à ce mélodeath bien fait. Mais bien peu original avec des relents logiques de « j’ai déjà entendu ce riff/ce lead/ce plan mélodique/cette ligne vocale quelque part ». Ce troisième album de ORPHEUS OMEGA est donc un album de mélodeath moderne de plus, qui n’apporte strictement rien à la scène. Mais il se situe indubitablement dans la bonne moyenne, bien produit, bien composé, bien chanté (point souvent négligé par les formations de mélodeath de seconde zone), avec un bon guest (Mario Ilopoulos de NIGHTRAGE pour un solo sur le final) et une pochette Metastazisesque (enfin, de Niklas Sundin) qui change un peu. Dommage que le concept en trois chapitres ne soit pas plus exploité dans la musique et que ce groupe australien souffre de son manque criant d’originalité, et également d’évolution, Bleed The Way restant leur meilleur effort, et après trois albums peu ou prou similaires il serait temps que le groupe monte d’un cran. Mais Partum Vita Mortem reste à recommander à tous ceux qui cherchent du mélodeath moderne DARK TRANQUILLITYesque sans chichis, par contre si vous vous attendiez à un concurrent ou une simple alternative à BE’LAKOR, il faudra repasser.




Rédigé par : ZeSnake | 14/20 | Nb de lectures : 7827




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