OPHIDIAN FOREST - HAERESIARCHS OF DIS - Darkest Origins (UW) - 06/05/2013 @ 07h55
Retour en plein cœur de l’UG après le split Lustre / Feigur, voici que se profile une galette beaucoup plus sombre, bien plus crasseuse, en un mot, bien plus… dégueulasse !

"Darkest origins" met aux prises deux groupes qui sentent fort le caveau et le sous-bois pourrissant : Ophidian Forest d’un côté, d’origine croate, et Haeresiarchs of Dis de l’autre, venant lui des States. Douze titres, 3 pour le premier nommé, 9 pour le second, où dominent un black metal très très sale, cru, mâtiné de thrash d’abord ("Densest green"), puis entrecoupé (mais légèrement) de brèves tentatives de mélodies ("Fear bloody wings") avant de sombrer dans la brutalité pure (la partie Haeresiarchs…).

Le son est ultra raw mais il n’y a là rien d’anormal. Le split est l’occasion de présenter les premières démos des groupes susnommés ainsi que quelques faces B introuvables. Si l’ensemble a été remixé et remastérisé en 2012, la tonalité d’ensemble reste bien brut. Les morceaux sont présentés dans leur « jus ».

A vrai dire, je préfère la partie Ophidian Forest, que je trouve plus intéressante puisqu’on y croise, mixée de façon relativement habile, une base black avec des envolées pagan ou atmosphériques assez réussies en dépit, encore une fois, d’un son plutôt harsh. Les morceaux sont longs (entre 8 et 12 minutes), le mid-tempo favorise l’assimilation des mélodies et permet de bien décortiquer la musique. La structure globale des titres est plutôt sympa, favorisant là encore le mid-tempo mélodique plutôt que l’assaut sonore pur. Les respirations sont nombreuses, la variété des titres atteste également d’une certaine force de composition. L’incursion, dès le second titre, d’un clavier apporte une dimension épique intéressante au titre et présente le mérite de souligner opportunément le travail des guitares qui, du coup, ressortent nettement. Le dernier morceau ("Verschwiegenheit") sent bon le vieux pagan dans l’ambiance, les riffs eux se rapprochent plus d’un Burzum qui aurait quitté la zonzon avant d’enregistrer ses deux daubes au clavier. Seule regret global sur cette partie : la voix, souvent noyée dans le mix ou perdue quelque part, loin, très loin d’ici-bas…

La partie Haeresiarchs of Dis se distingue nettement de la précédente par un son plus moderne, moins old-school mais également par une approche beaucoup plus thrash du BM. Les morceaux sont plus ramassés, plus percutants, comme enregistrés live. Les dissonances sont très présentes, la guitare joue de la tronçonneuse, la batterie est épileptique, le chant est haineux… en un mot, c’est la guerre. Un certain groove se détache des premiers titres ("Black prophecies" notamment) qui donne à l’ensemble un dynamisme appréciable. Mais c’est surtout l’intensité qui domine cette partie ("Chaos plague", "Manifestation"). La section rythmique cartonne sévèrement. Seule la voix, ici aussi, reste en deçà. Le chant est criard, sans être véritablement haineux.

Un dernier mot, comme toujours, sur le packaging : il est très agréable ! Le digi présente une sorte de statuette démoniaque jaune cru sur fond noir du meilleur effet.


Rédigé par : Raziel | 13/20 | Nb de lectures : 11531




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