OKULAR - Sexforce (Autoproduction) - 02/10/2013 @ 08h01
Formé en 2010, Okular est un très jeune groupe norvégien de techno progressive death metal dont la valeur n’attend pas le nombre des années.

Leur dernier album – délicieusement intitulé Sexforce – s’inscrit dans la droite ligne de son seul album précédent Probiotic – mais en poussant la technique un poil (de cul) plus loin.

Car en matière de techno death au niveau d’altitude élevé, Sexforce se pose là. Si la technique instrumentale est évidemment au top, la maîtrise globale est également impressionnante tout comme la structure des morceaux, qui passent très naturellement d’un death mélodique ("House full of colours") à un death aux accents jazzy/guitare classique ("The king of life") ou progressif ("Sexforce") prononcés en passant par un death plus agressif, conforme à la norme ("Not Separate", "Rides the waves of emotions" et son blast de départ, "Exposing the good citizens" et sa voix death/black).

La voix, tantôt growlée tantôt claire, suit parfaitement les lignes de guitares chaotiques, les solis déjantés du groupe sans que jamais l’ensemble ne sonne faux. Le fait est à souligner tant cette démarche doit être mise en avant ; c’est un véritable exploit de passer ainsi d’expérimentations progressives à un son plus direct sans que cela ne choque dès lors que le tout paraît s’inscrire dans une démarche cohérente.

Même les passages les plus mélodiques voire mélancoliques, comme sur "The greatest Offender", la piste partagée avec Vintersorg, sont emprunts de solis progressifs du plus bel effet qui enluminent la musique, l’enrichissent sans jamais lui faire perdre la moindre cohérence. A ce titre, "To ring the bells of truth" est intégralement composé au piano et apporte, en fin d’album, une belle respiration. Les guitares tricotent en permanence mais sans jamais être écœurantes. Le son, profond, joliment organique, rend le tout très chaud en sorte que l’ensemble ne tourne jamais à la démonstration de force. C’est assez important de le souligner tant ce type d’album peut repousser, précisément en raison d’une trop grande quantité d’informations à absorber en même temps.

Car, de fait, voilà encore un album qu’il ne sera pas évident d’assimiler d’une traite. Les amateurs de death de base, qui aiment le gros qui tâche, mais également l’aventure, tenteront l’expérience pour ne pas mourir idiots. L’amateur de belle zique qui, comme moi, n’est pas un grand fan de prog’, écoutera également cette galette d’une oreille attentive pour les trésors de compositions qu’elle recèle. L’expert de ce type de death s’y jettera avidement tant ce disque mérite d’être (re)connu pour ses qualités intrinsèques, soit une musique de très haute volée, parfaitement organisée.

Seul l’artwork – laid au point de figurer dans le Visual shit de Vs – constituera un bémol dans cette production de très grande qualité.


Rédigé par : Raziel | 16/20 | Nb de lectures : 11868




Auteur
Commentaire
zozo
Membre enregistré
Posté le: 02/10/2013 à 08h45 - (109329)
J'avoue assez honteusement, j'ai été TRÈS rebuté par cette pochette. Au point de ne pas me plonger assez dans ce disque...

Par les oray
IP:86.218.77.168
Invité
Posté le: 07/10/2013 à 23h01 - (109414)
J'ai tres envie de me faire Okular....

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