NO ZODIAC - Eternal Misery (Beatdown Hardwear) - 07/04/2015 @ 07h43
Il y’a, en ce moment, dans le milieu « hardcore » une petite « polémique » numérique concernant NO ZODIAC (oui ça fait beaucoup de guillemets). Le sujet de cette gueguerre : NO ZODIAC, beatdown, hardcore, Slam death, metal ou death metal ? Oui on est encore là. Je vais bien prendre garde à ne froisser personne, vous savez les vendettas numériques sont toujours terribles, et je ne vais pas répondre. Ou alors si, mais une réponse de normand :

NO ZODIAC est un groupe de Hardcore.
NO ZODIAC est un groupe de Death Metal.
NO ZODIAC est un groupe de Beatdown.
NO ZODIAC est un groupe Slam Death.
NO ZODIAC n’est pas un groupe de zouk.
NO ZODIAC n’est pas un groupe de jazz.
NO ZODIAC n’est pas un groupe de raï.
NO ZODIAC n’est pas un groupe de dubstep.

Voila, maintenant que les choses se sont un peu éclaircies, on va pouvoir commencer à discuter tranquillement.

Gras, lourd, bas du front, idiot, bêtement haineux et gratuitement méchant. Voila, une belle manière de décrire « Eternal Misery » mais ho, on n’a jamais demandé à ce genre de musique d’être intelligente. NO ZODIAC, a du faire face à un petit changement de chanteur avant d’aborder ce nouvel album et, même si le nouveau venu ne révolutionne pas le son global du groupe, on remarque un petit changement dans la musique, une petite évolution. L’atmosphère est cette fois, moins evil mais plus musclée. Plus dans le genre slam/beatdown américain. Le précédent chanteur de par sa voix et son attitude apportait un petit côté maléfique et glauque qu’on ne retrouve plus ici. Niveau voix, on se trouve plus dans un chant à la Harm’s Way. Une ligne de chant par album, ça suffit amplement. En parlant de voix, le groupe a invité plusieurs de ses petits copains à venir brailler dans leur micro pour des feat de l’Enfer. On retrouve entre autres Vincent « The Acacia Strain » Bennett, Eric « Unit 731 » Schaeffer, Jonathan « Parasistic Ejaculation » Neel et Candice « Malice » Bankovacki. On se dit que cela allait amener un peu de variations mais en fait pas tant que ça finalement.

« Eternal Misery » c’est 25 minutes de hardcore brutal mâtiné de moshpart Beatdown et de quelques gruik gruik slamdeath. Il suffit d’écouter Constant Decay pour se rendre compte de la bassesse et de la violence du bestiau. « Erase… The Human Race. » *kreum kreum kreum* Les pieds volent, les coudes moulinent, les nez éclatent, les corps tombent. Aussi simple que cela. Rythmiquement, on est bon, une batterie directe et efficace qui martèle sans en faire des caisses. Niveau guitares c’est accordage bas, grassouillet mid-tempo et lourdeur avec une basse qui accompagne tout ça pour amener encore un peu de lourdeur. Mais pas de la lourdeur boueuse, malfaisante et rampante comme dans le sludge mais une lourdeur compacte qui sent le burger, la coupe mulet et le white trash. La meilleure. Le disque se déroule tranquillement sans temps forts, ni temps vraiment faibles malgré quelques morceau qui sortent du lot : « Constant Decay », « Immoral Agenda » qui s’enfonce dans la lourdeur et le slam le plus brutal, le tout avec une production qui fleure bon le « fait à la maison » : gros son mais artisanat.

Le Metal, le Death et le Hardcore se tirent la bourre pour donner à NO ZODIAC cette saveur si particulière qui pourra plaire aux amateurs de death gras et de beatdown bas du front. Les riffs Metal s’enchaînent aux moshpart beatdown, le tout avec des lyrics haineux et nihilistes à la The Acacia Strain par exemple. Finalement, pas grand-chose à dire de plus.

Non, clairement non, « Eternal Misery », n’est pas un disque sur lequel on revient régulièrement. Tu l’écoute quand tu as envie de dire « Mais ferme bien ta gueule ! » à la connasse de l’accueil qui te brise les noix dès ton arrivée au bureau. Tu donnes de grands coup de poings dans le vide, tu essaies de tuer les mouches à coup de pieds, tu headbangue violemment et ça va mieux. Certes tu as toujours envie de dire « Mais ferme bien ta gueule ! » à la connasse de l’accueil mais la haine s’estompe, tu peux continuer ta journée tranquillement jusqu’au prochain incident qui nécessitera une nouvelle écoute. « Eternal Misery » n’est pas un disque qui se décortique, s’analyse, s’écoute sans fin des heures durant afin d’en saisir toute les subtilités. Non, rien de tout ça, « Eternal Misery » est un disque cathartique, on l’écoute, on trouve ça génial, voyou et bagarre durant vingt-cinq minutes, ça soulage et c’est très bien comme ça, on n’en demandait pas plus. Un album qui fait du mal et du bien par où il passe. Bim Bam Boum, bourre-pif, balayette, le tour est joué. C’est ça qui fait sa force.



Du son lourd. - 62 téléchargements


Rédigé par : Seb On Fire | 15/20 | Nb de lectures : 8336




Auteur
Commentaire
Ilhan
Membre enregistré
Posté le: 09/04/2015 à 16h04 - (116454)
Pas aussi percutant que le précédent, un peu répétitif mais carrément bon. Slam, death, beatdown, hardcore, ce que vous voulez, ça reste cool.



tozier
IP:86.71.100.28
Invité
Posté le: 09/04/2015 à 23h46 - (116457)
Pas ma came, ce type de métal...

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