NOTHINGNESS - No Happy Ending (Autoproduction) - 04/03/2013 @ 08h38
Cette chronique ne se terminera pas par un happy end. Si c’est ce que veulent les poitevins, ils l’auront. Bambi va bel et bien se faire dézinguer. Par contre nous épargnerons le groupe par égards pour l’album de qualité qu’ils viennent de livrer. On va dire qu’ils donnent dans le metalcore. Du plus mélodique au plus vicieux. Y’en aura donc pour tout le monde et pour tous les goûts. Depuis « Beyond Senses » le groupe a évolué, changé. Musicalement, la base est la même mais plus variée, plus technique et mélodique. La touche « metalcore flamande » à pratiquement disparu pour laisser place à un metalcore plus classique, voir plus frais j’ai envie de dire. Leur musique semble moins plombée et moins noire que sur leur premier album, sans pour autant versé dans le sentimentalisme et le miel. D’autres changements se font sentir aussi. Pas de révolution mais une bonne évolution.

NOTHINGNESSE pratique donc un metalcore, mais dans le sens noble du terme, passant en revue tout ce que le genre peut offrir. Le groupe mixe habilement ce que le hardcore et le metal ont de lus moderne dans leur styles respectifs. Niveau guitares, on pense beaucoup à l’école américaine et la fameuse NWOAHM mais avec une petite touche plus hargneuse, plus agressive, plus tough. Plus ambiancée aussi, comme si Cataract ou Heaven Shall Burn avait ingurgité tout ce qui fait de mieux en hardcore moderne avant de signer chez Bridge Nine. Les mecs se la jouent Comeback Kid aussi, le temps d’une « Outro » qui clôt le disque sur une très bonne note. Mais avant la clôture on passe par beaucoup de bonnes choses. Plus mélodique notamment, je l’ai dis, lors de nombreux passages qui sentent bon la floride des nineties. Sur « Some Kind Of Circumstances » par exemple Une mélodie habitée donc, qui fille quelques frissons, pas une mélodie mielleuse et sucrée. Le groupe ne tombe ni dans la facilité ni dans la sensiblerie. Ici, c’est de mélodie de vrais mecs. De la mélodie tatouées et qui sent sous les bras.

Les dis morceaux s’enchainent à un bon rythme, on passe de la pure brutalité avec grosse moshparts destructrice sur « Ink For Solace » à des choses plus habitée, plus riches émotionnellement avec des petit relents de Defeater ou de Ruiner sur « Interlude » ou un « Crowds Running » qui fait plaisir avec ses petits chœur carrément youth crew. On oscille sans cesse entre plusieurs courants, on ne s’ennuie jamais, l’attention est toujours happée par un petit truc dans chaque morceau mais on ne jubile jamais non plus. Le travail est très propre, très carré, très solide mais dans le même temps, trop académique et trop sérieux. On sent que le groupe a voulu faire les choses bien mais il manque ce petit grain de folie, cette petite chose qui fait d’un bon album un grand album. La production n’est pas parfaite non plus, un peu lourde et manquant de tranchant au niveau des guitares. Il reste un gros son mais un peu trop rond dans l’ensemble. « No Happy Ending » est un disque de metalcore bien composé, bien écrit, jamais ennuyeux et qui montre que le groupe évolue et commence à vraiment trouver sa voix. Maintenant il manque ce petit grain de folie, une touche un peu voyou. Il faut laisser les premiers de la classe de côté et embarquer les petites frappes du fond de la classe histoire de distribuer quelques baffe et de foutre un peu de bordel là-dedans.


Deux extraits. - 105 téléchargements


Rédigé par : Seb On Fire | 14/20 | Nb de lectures : 11403




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