NOSOUND - Afterthoughts (Kscope/Wagram) - 18/06/2013 @ 08h00
Nosound est un groupe italien que je ne connaissais pas et leur 4ème album, « Afterthoughts », a donc la lourde tâche de m’initier à leur musique. N’étant pas un spécialiste chevronné du style pratiqué, je livre ici mes impressions en toute humilité.

Passée une longue intro, le 1er morceau s’installe, la voix apparaît et on comprend que la musique de Nosound s’inspire de Porcupine Tree et du travail de Steven Wilson en ne retenant pour l’essentiel que la mélancolie. Le style est un rock très calme et légèrement progressif ou plus précisément un rock ambient qui en plus d’évoquer les artistes précités peut aussi rappeler les morceaux les plus planants d’Archive et de manière plus lointaine ceux de Pink Floyd. Les titres de l’album sont bâtis sur une lente progression souvent menée par des arpèges de guitare ou de piano et des nappes de clavier. De l’ambiance mélancolique, parfois nostalgique qui s’en dégage, s’insinue le chant assez monocorde et emprunt d’écho, donnant l’impression d’évoquer de tristes souvenirs. L’album est un cheminement et il est impossible de distinguer un morceau. Tout au long du voyage, on est parfois surpris par un solo de guitare électrique ou du chant en italien comme sur « Paralysed ». Parfois, on est bercé par la gravité d’une ccontrebasse. Parfois, c’est un violoncelle qui accentue la tristesse d’un passage.

L’ensemble est cohérent et tout en nuance à l’image du jeu de batterie d’un invité de marque, Chris Maitland qui a joué avec Porcupine Tree. C’est d’ailleurs certainement le point fort de l’album. « Afterthoughts » est également porté par une production très naturelle qui lui rend justice et qui a l’avantage de rapprocher l’expérience de l’album de celle du live. D’un autre côté, Nosound ne retient pas des artistes qui l’influencent l’expérimentation, la complexité ou la diversité de ce qu’il est possible d’exprimer dans ce style. L’album reste marqué par une construction un peu trop systématique dont l’unique objet est de développer l’ambiance mélancolique. Au final, « Afterthoughts » est agréable mais ne surprend jamais et l’aspect redondant peut même finir par substituer la lassitude à la mélancolie voire rendre mélancolique par la lassitude qu’il finit par distiller. On reste avec l’impression paradoxale d’avoir entendu une belle musique, portée par des musiciens honnêtes, mais sans avoir forcément avoir envie d’y retourner. Ou pas souvent. Malheureusement. Pour moi.
Evidemment.

http://nosound.net/ - 117 visite(s)


Rédigé par : TheUgly | 10/20 | Nb de lectures : 11065




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