NEPTRECUS - L'aube du déclin (Ancestrale) - 07/08/2013 @ 08h20
Fondé en 2011, NEPTRECUS est une toute jeune formation française signée sur le vénérable label UG Ancestrale Productions. L’aube du déclin est leur premier album, seulement précédé d’une démo, épuisée, parue chez l’encore plus UG Mortis Humanae Productions.

NEPTRECUS propose un bien agréable BM relativement mélodique, racé, aux tempi élevés et assez largement orienté Antiquité / Moyen Age, dans l’esprit comme dans l’ambiance. La majeure partie des morceaux oscille d’ailleurs entre ces deux tendances, connues mais toujours appréciables : du blast et une recherche de la mélodie ou du break qui tue.

Globalement, les titres sont solides, bien bâtis. Le son est excellent, profond, net tout en restant très organique. Seule la voix, un peu banale, se place un cran au-dessous.

Le point fort du groupe – encore jeune il faut le souligner – est de parvenir à placer, au sein de chaque morceau, sans exception, des passages ou des ponts qui retiennent l’attention. C’est le cas sur L’éternel sablier ou encore Magna Grecia, les titres 2 et 3, où de jolis ponts centraux viennent agrémenter le blast de belles mélodies (le pont central à 1’38 sur le titre 5 : Fiers Gaulois) ou de petits arrangements intéressants (la voix parlée à 5’40 sur le troisième titre ou à 3’20 sur la quatrième par exemple ou encore la guitare heavy à 2’30 sur Au royaume de Neustrie). Il est d’ailleurs à noter que, sur l’ensemble de l’album, la guitare est bien mise en avant dans le mix, bien plus en tous cas que la batterie dont on regrette qu’elle soit parfois trop en retrait. Cette remarque n’est pas générale : sur le quatrième morceau, Sous le signe de l’Aquila, la batterie accompagne à merveille la petite intro mélodique qui monte en puissance, avant d’imprimer le rythme au reste du titre.

Certains morceaux tranchent carrément. C’est le cas du sixième titre, « 406 : les grandes invasions », dont l’intro débute par de jolis arpèges avant de se poursuivre de manière épique. Le son y est ample, profond comme la voix, moins hurlée, plus feutrée. La tension est soutenue, le titre ne faiblit pas, notamment sur la fin qui accélère.

L’artwork est très beau, très soigné. Quant aux paroles, elles méritent d’être mises en avant. Claiomh, le parolier du groupe, aime l’histoire médiévale et l’Antiquité et ça s’entend. Les textes sont fouillés, plutôt intéressants en regard de ce qui se fait dans le milieu.

Neptrecus accouche là d’un bel album, varié et intéressant et que vous auriez tort de bouder.


Rédigé par : Raziel | 15/20 | Nb de lectures : 12958




Auteur
Commentaire
WhiteNoise
Membre enregistré
Posté le: 07/08/2013 à 20h33 - (108535)
Merci pour cette chro qui donne bien envie de découvrir cette formation .....

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