METAPHYSICS - Beyond The Nightfall (SG) - 11/10/2012 @ 08h00
Patronyme sophistiqué, nom d’album ambigu, visuel énigmatique, voici en trois éléments l’artwork classique que croit devoir afficher tout bon groupe de métal progressif bien dans l’air du temps. Et s’il faut reconnaître à certains thuriféraires du genre un art consommé de la carte de visite qui intrigue, on doit malheureusement et trop souvent constater que le ramage n’est pas toujours du niveau du plumage.

Du coup, la curiosité trop vite éveillée s’éteint aussi rapidement qu’une flamme de Zippo soumise au caprice du Mistral. En général, ça ne traîne pas et les premières notes du premier titre sont assez révélatrices. En tout cas ici, elles ont indubitablement suffit pour se faire une idée assez juste du contenu.

Après une démo de 30 minutes sortie en 2007 ("Evolution"), ce quintet italien tente de pénétrer le cercle privé des groupes qui ont de la tripe et du répondant. Au risque de me montrer bégueule et désagréable, je crains qu’il ne rejoigne la cohorte désormais indénombrable de ceux qui ont échoué au pied de la forteresse sans parvenir à en forcer ne serait-ce que le pont-levis. Certes technique et efficace mais innovant et attrayant, désolé non !

Il n’y a qu’à lire leur profession de foi pour très vite comprendre que l’originalité n’a pas été l’élément moteur puisqu’ils avouent être en grande partie influencés par la scène des années 90, Dream Theater en tête. Il y a donc et à mon grand regret du clonage d’"Images & Words" dans l’air et ce n’est pas rassurant. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et le genre a muté vers quelque chose de moins démonstratif et de plus profond.

Bien sûr, tout le monde ne peut pas s’appeler P.O.S, Opeth, D.B.Z, Dark Suns, Wolverine, The Provenance, Ram-Zet, Diablo Swing Orchestra, Karnivool … (ça commence à faire beaucoup là, non ?). Mais justement, est-ce parce que ces derniers ont su relever le gant et faire une musique audacieuse et exaltante qu’il faut se contenter avec du médiocre et du réchauffé sous le fallacieux prétexte qu’il y a de la place pour tout le monde ? Autrement dit, doit-on manger du merle quand on peut s’enfiler une belle brochette de cailles ? Eh bien moi je dis non car je préfère l’original à la copie.

Non seulement je dis non, mais je l’assume en décrétant que ce disque est un trompe-l’œil, une arnaque déguisée, un ersatz travesti, un succédané sournois, un placebo hypocrite, un substitut malhonnête. Bref, une contrefaçon de métal progressif et qu’il serait scandaleux voire injurieux à l’égard de ce noble art que de lui accorder le moindre intérêt. C’est dit !!!

Youtube - 437 téléchargements


Rédigé par : Karadok | 08/20 | Nb de lectures : 11953




Auteur
Commentaire
MadKinder
IP:109.190.17.208
Invité
Posté le: 11/10/2012 à 10h55 - (104114)
Wow, à lire ta chronique t'aurais défoncé le premier Circus Maximus toi ! (d'ailleurs leur deuxième album n'a jamais été chroniqué ici)

Le titre sur Youtube se laisse écouter, en tout cas... Il est vrai, c'est pas original pour un rouble et je n'ai pas écouté l'album en entier mais 8/20, ça pique quand même.

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