MENCEA - Pyrophoric (Indie/Season of Mist) - 21/06/2012 @ 08h30
Entre le groupe grec MENCEA et moi, ça avait très mal commencé. J’avais acheté (après moult hésitations) à l’aveugle leur premier album Dark Matter - Energy Noir (2008), alléché par la pochette et le sticker qui promettait du « grand Death progressif mixé par Daniel Bergstrand ». Résultat : pétard mouillé et grosse déception, surtout que j’avais raqué parce qu’il y avait un DVD bonus. Et pourtant, le DVD était satisfaisait car il montrait un groupe sous un jour bien meilleur que sur album ! Car ce premier album était bien poussif, du Death mélodique progressif avec une touche math/groove pas fameux qui ne décollait jamais, avec une prod qui manquait grandement de puissance (avoir Bergstrand ça ne suffit pas). Certes, c’était un premier album mais le groupe semblait un chouïa trop ambitieux et manquait d’arguments. Le groupe existant depuis 2004 va quand même tenter de corriger le tir, et va y parvenir avec Pyrophoric qui débarque dans les bacs 4 ans après Dark Matter - Energy Noir.

Petits changements au programme avec l’arrivée d’un nouveau batteur (allemand de son état) et surtout d’un nouveau chanteur. Vlasios Ziouvas, avec sa grosse voix death, remplace avec brio les vocaux poussifs d’Andy Giolmas. C’est déjà un petit plus très appréciable mais MENCEA à d’autres atouts dans son (nouveau) jeu. Exit les velléités plus mélodiques du premier album, avec Pyrophoric MENCEA devient un groupe plus « grec » dans l’esprit, c’est-à-dire en lorgnant vers un Dark/Death progressif évoquant les derniers SEPTIC FLESH ou certains efforts de NIGHTFALL et ROTTING CHRIST. A ceci le quintette athénien ajoute d’autres influences et sa touche personnelle, à savoir un Metal moderne plus groovy, évoquant un MESHUGGAH moins axé sur la performance polyrythmique. Pyrophoric nous offre donc un Death moderne assez lourd, le tempo est souvent soutenu et les ambiances sont assez sombres (pas de trace de voix claires ici). La prod, faite à Berlin par les membres du groupe (comme le premier opus en fait), est 666 fois plus puissante que celle de Dark Matter - Energy Noir et le groupe a désormais toutes les cartes en main pour nous offrir un très bon album.

Pyrophoric se présente donc, et ce dès les premières écoutes, comme une franche réussite. Le style est classique « à la mode grecque » mais le groupe a quand même son propre univers, assez oppressant, même si l’on retient surtout les rythmiques bien pesantes et les quelques mélodies bien placées. Il n’y a plus beaucoup de points communs avec le premier album si ce n’est qu’on reconnaît bien la patte du groupe. L’épique "Phosphorus" ouvre parfaitement cet album assez court (8 morceaux pour 36 minutes) mais qui va à l’essentiel. Les accélérations efficaces sont de mise, et fonctionnent parfaitement lorsqu’elles sont coupées à des mélodies parfaites, comme sur "CCC", "Pyrophoric" ou encore "The Dead". Mais MENCEA n’hésite pas ici à mettre en avant son aspect plus groovy et syncopé, notamment par le biais des écrasants "Elders" et "Beheading", du plus accrocheur "Hounds" ou encore du final de "The Dead" qui dépote. Et globalement, Pyrophoric est parfaitement équilibré, entre passages très lourds, assauts percutants, et mélodies d’obédiences grecques/orientales très bien amenées (même si discrètes).

Certes, avec Pyrophoric MENCEA ne laissera pas un souvenir impérissable pour l’instant, car tout ceci reste très classique et influencé même si le groupe développe son propre son. Mais pour qui aime tous les groupes grecs œuvrant dans un Death progressif à ambiance sombre, à grosse voix death et à prod puissante et moderne, Pyrophoric est un petit album qui comblera les attentes sans grand mal. S’il n’est toujours pas aussi révolutionnaire qu’il prétend l’être, MENCEA a fait un sacré bon en avant depuis son premier album assez anecdotique. Un bon album, étonnamment lourd, bien composé et bien exécuté, montrant un groupe en progression qui fait bien son boulot dans son style, à défaut de proposer quelque chose de réellement novateur. Et en plus y’a un serpent sur la pochette, si c’est pas formidable…

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Phosphorus - 139 téléchargements


Rédigé par : ZeSnake | 15/20 | Nb de lectures : 11946




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Commentaire
Krakoukass
Membre enregistré
Posté le: 21/06/2012 à 09h32 - (102649)
Très très bon, comme le premier (qui a beaucoup tourné chez moi).



Moulinexxx
Membre enregistré
Posté le: 21/06/2012 à 10h43 - (102650)
L'extrait est très bon !

dimmu77
Membre enregistré
Posté le: 21/06/2012 à 10h48 - (102651)
yep l'extrait donne envie :)

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