MELTED SPACE - The Great Lie (Sensory) - 24/11/2015 @ 07h17
"The great lie" ou l'infinie solitude du chargé de promotion au moment d'apposer le fameux sticker sur l'oeuvre de ses protégés...

"Le nouvel album de MELTED SPACE, un opéra metal grandiloquent avec les participations exclusives de David Vincent (MORBID ANGEL), Kobi Farhi (ORPHANED LAND), Niklas Kvarforth (SHINING), Arjen A. Lucassen (AYREON), Arno Strobl (CARNIVAL IN COAL), Guillaume Bideau (ONE WAY MIRROR), Attila Csihar (MAYHEM), Mikael STANNE (DARK TRANQUILITY), Clémentine Delauney (VISIONS OF ATLANTIS), Mariangela Demurtas (TRISTANIA), Aylin Gimenez (SIRENIA), Manuel Munoz (THE OLD DEAD TREE), Sylvain Coudret (SOILWORK), Adrien Martinot, Christine Rhoades, Lucie Blatrier, Virginie Gonçalves et la présence de l'Orchestre Philarmonique de Prague"

Et je le colle où mon sticker ? Hein, je le colle où ? VDM !

Bref, une fois passé l'épreuve délicate du collage de sticker, notre vaillant chargé de promotion peut partir remplir les rayons des espaces culturels en bombant le torse au vu de la qualité du nouvel album de MELTED SPACE. Celui-ci prouve une fois de plus qu'en France aussi, on sait faire du sympho bombastic metal à faire rougir nos voisins teutons et pâlir ces lointains Finlandais. Des envolées de manches qui croisent le fer avec des claviers déchaînés sur fond d'Opera heroïc fantasy : même pas peur ! Sans complexe, notre fleuron sympho est de retour sur le devant de la scène avec un troisième opus qui fait suite à un EP "Between" (enfin c'est vite dit puisque le bestiau trimballe dix titres au compteur tout de même) paru en 2013.

Deux petites années qui auront permis au claviériste/chef de projet Pierre Lepape de mûrir la suite de son tour de force orchestral et peaufiner la liste des nombreux invités chargés d'endosser les costumes de héros. Et le bougre a une nouvelle fois frappé fort : personnages issus de la mythologie nordique (Hagen, Loki), grecque (Thanatos), tradition musulmane (Azrael) voire mythe germanique (Parcifal), sans oublier les sorcières et fées récurrentes des contes slaves (Baba Yaga) ou anglais (Titania). Chacun d'entre eux a trouvé son double humain chargé de conter ses tribulations dans un monde féerique baignant dans l'Heroïc Fantasy. Des doubles, musiciens aguerris comme talents en devenir, qui ont été dénichés aux quatre coins du globe. Et ce melting-pot se ressent sur l'identité des compositions, aussi variées que les personnages qu'elles mettent en scène : du heavy prog' au black sympho en passant par le melodeath épique, toutes les composantes d'une recette savoureuse sont ici bien présentes. Garnissez d'un fond d'Orchestre Philarmonique de Prague, rien de moins, tartinez généreusement de vocalises féminines de haute voltige, parsemez de quelques grunts bien croustillants et vous obtiendrez après avoir laissé mijoter entre les mains de producteurs habiles (François-Maxime Boutault à la prod', Axel Wursthorn au mixage et Alan Douches au mastering quand même) une galette savoureuse et riche en goût. Mmmmh, vous sentez ces effluves de claviers onctueux et généreux, ces solos héroïques légèrement dorés sur les bords ? Bande de goinfres !

Voici donc un descriptif Maïtesque un brin réducteur, certes, mais qui a le mérite de donner une vue globale sur la nouvelle oeuvre du père Lepape sans se noyer dans le détail d'un track by track fastidieux. D'autant plus que sur "The great lie" il y en a pour tout les goûts. Du tonitruant qui fait mouche ("No need to fear", "Terrible fight" ou "Trust and betrayal"), de la ballade mélancolique ("A god is dead"), de l'inattendu voire du bluffant ("Glass castle beast" ou "The one who lost the faith") mais parfois aussi du laborieux (le looooong final "Lost souls from the other side") ou du dispensable (l'intro poussive "Listen to the song of despair"). En synthèse, MELTED SPACE sait donc se faire technique sans tomber dans le démonstratif, se concentrer sur l'essentiel pour éviter les écueils des morceaux à tiroirs. Et signe ici un album solide qui réussit le tour de force de ne pas se limiter à une compilation de guests sans queue ni tête mais à une oeuvre homogène où chaque participant mérite sa place. Ma seule doléance sera pour le manque global de dynamique de la bête, qui gagne encore en qualité d'orchestration ce qu'elle laisse aux vestiaires en fougue et envie d'en découdre.

Un signe de maturité pour certains, un aveu d'ouverture pour d'autres. Une évolution logique peut-on entendre au loin...




Rédigé par : TarGhost | 15/20 | Nb de lectures : 8043




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