MASTERMIND - Angels Of Apocalypse (InsideOut) - 20/06/2000 @
Disons-le tout de go, ceux qui avaient aimé leur précédent opus, "Excelsior !" où le groupe avait atteint des sommets en matière de prog instrumental ; compos énergiques, débridées voire déchaînées d’influence E.L.P, YES et consorts, ceux-là risquent d’être au mieux surpris au pire déçu ! Non pas que ce 6ème album studio soit mauvais, loin s'en faut, mais la nouvelle orientation musicale (temporaire?) que semble avoir prise Mastermind aura le mérite de faire causer dans les chaumières ! C'est, disons pour faire court, plus "conventionnel". Tout d’abord, phénomène de mode ou pas (ou souci de parité!), les Ricains se sont adjoints les services d’une femme pour assurer le lead-vocal. La soprano d’origine canadienne, Lisa Bouchelle fait plutôt bien son boulot et les envolées lyriques, puissantes et majestueuses de la belle n’ont pas fini de faire vibrer vos enceintes –le potar réglé sur + 40- avec un petit côté Lana Lane que je ne déteste pas (la sensualité de la Californienne en moins). Ensuite, les frères Berendt sont égaux à eux-mêmes, c’est à dire excellents, bien propres sur eux et tout et tout ; parties de batteries efficaces et techniques (avec tout de même une fâcheuse tendance à abuser du crash dans certains passages!), solis de guitares à faire pâlir plus d'un grateux du dimanche. Et enfin, un Jens Johansson dont les claviers sont plus présents et plus convaincants qu’avec Stratovarius. (là au moins, on a l’impression qu’il sert à quelque chose !) Alors, qu’est-ce c’est-y qui cloche docteur ? Ben, trois fois rien, sauf que nos Ricains du New Jersey semblent par moments avoir oublié ou mis de côté leur esprit créatif ce qui fait de "Angels..." un album moins intéressant que le précédent beaucoup plus expérimental; ça reste tout de même du bon métal prog avec tout ce qu'il faut de puissance et de riffs bien gras (écoutez-moi ce son!) et fort heureusement, des morceaux comme "The End of the World" ou "Perchance to Dream" allument sévèrement dans tous les sens du terme et nous rappellent que côté rentre-dedans, les frères Berendt s'y connaissent comme pas deux. Et puis, pour les puristes, repassez-vous en boucle l'un des bonus tracks de l'album, "The Endless Enigma", une petite merveille de 12 min empruntée au répertoire de E.L.P. Une pièce qui date de 1972 en version plus musclée et qui n'a pas pris une ride. Ici pour le coup, Johansson se lâche vraiment et c'est sans conteste le meilleur morceau de l'album. De toute façon, moi, Mastermind, j'achète les yeux fermés car c'est une valeur sûre du genre. Et quand on entend ce qui se fait à côté, on se dit que décidément on a fait un bon investissement.



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Rédigé par : karadok | 9/10 | Nb de lectures : 2807




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