MASS BURIAL - Of Carrion And Pestilence (Psycho) - 23/08/2012 @ 09h03
Non mais franchement, on sent que Raul Puente est un mec cool. Vraiment. Et si je dis cela, c’est bien à cause de ses ordres de service en tant que musicien. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, Monsieur a pas moins de cinq groupes à son actif, chacun dédié à explorer l’une des nombreuses sous-chapelles de la grande famille du metaaaaaaaal, du thrash en passant par le grind ou le stoner.

Donc oui, j’ai toujours eu un faible pour les musiciens hyper-actifs (Rogga, si tu m’entends) et notamment les touche-à-tout, pour qui composer est quelque chose d’aussi naturel que de se servir un verre de jus d’orange. Hélas, un peu de talent, ça aide aussi. Et pour faire simple, ‘Of Carrion And Pestilence’ n’en déborde pas, même si l’on tient là l’exemple parfait du disque de ‘zoltar metal’ comme auraient pu le dire mes facétieux collègues de VS (sauf Prince de Lu qui, lui, est beaucoup trop ‘ivol’ pour pouvoir être qualifié de facétieux).

En fait, ce premier album me rappelle irrémédiablement le seul autre groupe de Puente qui a réussi à avoir un peu de répercussion en dehors de son Espagne natale. Car tout comme les certes dispensables mais sympatoches MISTWEAVER étaient une sorte d’hommage même pas déguisé à la scène de Göteborg, MASS BURIAL tient plus de la révérence que d’une véritable démarche artistique. Pour faire simple, cette galette est pour Puente, ici à la guitare et au chant, le moyen de saluer la scène de Stockholm du début des années 90. Le son de guitare grésillant jusqu’à la rupture, le chant à la LG Petrov, les breaks quasi-crust… Rien ne manque ici, sauf hélas une véritable authenticité et surtout de vraies compositions.

Car là où des gars comme MR DEATH ou PAGANIZER tirent à peu près leurs épingles du jeu dans ce vaste bordel ambulant qu’est devenu ce revival OSDM désormais au bord de la saturation grâce à une science précise du riff-qui-tue, nos Espagnols se contentent, eux, de recycler les mêmes riffs que l’on croirait tous échappés de sessions oubliées de ‘Like An Ever Flowing Stream’. Le bon point (le seul ?) de ‘Of Carrion And Pestilence’ sont ces solos de guitares, débordant de mélodies morbides et aériennes, assurant ainsi plutôt le contrepoids face aux rythmiques bien balourdes. Mais pour le reste, malgré une débauche d’énergie certaine, il manque trop à MASS BURIAL cette atmosphère de caveau suintant si indispensable et surtout, ben, du talent pour dépasser le cadre du simple exercice de style. Pour acharnés du style uniquement donc, et encore je suis gentil (oui, c’est moi qui parle, pour dire !).


Rédigé par : Olivier 'Zoltar' Badin | 10/20 | Nb de lectures : 11297




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