LURK - Lurk (Total Rust) - 07/06/2012 @ 08h14
LURK de Finlande nous sort «Lurk», un premier méfait sombre comme mémé peut les aimer. Entre Death et Doom (grossièrement), ce jet force 1 surprend autant par sa lourdeur bien empruntée à CROWBAR et NEUROSIS, que par ses compostions matures et bien plantées dans le décor scandinave. Ce qui fait la force de ce long, c’est la capacité de créer des atmosphères différentes au sein même d’une composition. En particulier, les arrangements viennent apporter une autre dimension, permettant à LURK de n’appartenir à une sphère ni complètement Doom, ni 100% Death (bien que les growls répétés prouvent que le quartet semble directement influencé par ce style). Black (en particulier BURZUM dans la gestion des saturations/Reverb), Shoegazing (pédales d’effets grattes à tout va), Ambient, Gothic… Tout ça un peu à la fois, l’approche est brutale, intelligente et jouissive.

Durant les presque huit minutes que dure «Soar» - la plage d’ouverture qui tient en haleine dès les premières notes -, LURK nous martèle sans cesse la tronche enchaînant plans à la NEUROSIS meets UNEARTHLY TRANCE, passages mélodiques et presque mélodramatiques avec des mesures plus abstraites. Moins subtil que le premier groupe cité, plus rentre-dedans que le deuxième, LURK semble avoir trouvé un style qui risque de lui coller à la peau pendant longtemps. La fin bruitiste de ce premier titre bandant à souhait (pardon my French) permet de faire une transition presque en douceur vers le supplice suivant. «Unfinished» démarre fort et ne changera pas de ton pendant les quatre minutes qui semblent les plus intenses de l’album. C’est le titre le plus Sludge du lot. «Codec of Becoming God» et «Fire The Blood Sky» (et son titre d’intro ravageur) vous convaincront de la pugnacité du combo (comprendre ça martèle grave). Le chant est en mode quasi-continu, laissant peu de place aux solos et aux passages purement instrumentaux/ambiants. Si cela en gène certains (d’après ce que j’ai lu sur le web), je trouve pour ma part que ceci permet dans le cas de LURK de maintenir la pression du début à la fin. Le titre final «Deliverance» (un râle de huit minutes) enfonce le clou avec son riff Doom crade et bien baveux et sa touche Gothic des familles bien appréciée (l’entrée en matière me faisant penser aux débuts de MY DYING BRIDE).

Comme dirait ce gros métalleux de Larry David: « It’s pretty, pretty, pretty, pretty GOOD!». Et je ne lui donnerai pas tort.


Rédigé par : DeadStar | 16/20 | Nb de lectures : 11660




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Commentaire
Moulinexxx
Membre enregistré
Posté le: 07/06/2012 à 10h34 - (102411)
Outch, ça a l'air d'envoyer du gros sel !

away.alive
Membre enregistré
Posté le: 07/06/2012 à 20h52 - (102425)
"Fire the blood sky" m'a vaguement fait penser à du Entombed époque Left Hand Path en mode doom... les deux titres sur myspace sonnent plutôt bien !

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