KING FEAR - Frostbite (Quality Steel) - 18/12/2013 @ 07h59
King Fear n’est pas un inconnu de ces pages même si le groupe n’a sorti jusqu’alors qu’un EP et donc ce nouvel album sobrement intitulé Frostbite.

Comme l’avait en son temps souligné l’ami Badin, le label du groupe n’avait pas hésité à capitaliser sur la notoriété des membres du groupe (Nachtgarm de Negator et Dark Fufu notamment) alors même que rien n’était encore sorti de l’usine à riffs. Au final, ce premier EP avait accouché d’une souris, soit un black/death un peu trop éparpillé/confus pour véritablement atteindre sa cible. Alors, Frostbite corrige-t-il les erreurs du passé ? Non, clairement non.

Dès le titre d’ouverture (Conquering the useless), on se trouve plongé en terrain connu, dans un mid-tempo relativement soutenu où les envolées dynamiques le disputent à de gros riffs que n’auraient pas renié les Celtic Frost et consorts. Seul le son, très (trop) moderne et clinique, rappelle l’époque. Forcément, l’influence Negator époque Panzer Metal n’est parfois pas très loin ("Death bone" ; "Frostbite").

Par rapport à l’EP, le black de King Fear a gagné en n’roll’ ! Plus black n’roll’, plus death n’roll’, plus groovy tout en restant relativement froid et haineux. Il a en revanche perdu en puissance pure et en violence. Les envolées brutales à la Endstille ont disparu (sauf peut-être l’intro d’"Immortalized" ou celle de "Empire Aloft"…). Désormais, c’est plutôt le Satyricon nouvelle période qui est convoqué, surtout dans la forme. L’ensemble est technique, sans être écœurant. La dynamique des morceaux est intéressante, comme les enchaînements, naturels. Il n’en reste pas moins que ce son – ultra moderne – ne sied guère à une musique en n’roll’ !

Le disque présente également cette caractéristique d’aller en s’adoucissant. Plus on progresse dans les titres, plus les ambiances sont posées, occupent l’espace sonore, plus les mélodies interviennent, le plus souvent avec bonheur. "Empire Aloft", le septième titre, a des allures épiques comme "Reconquering the useless", dont les mélodies envoûtantes permettent de finir l’album en beauté.

Mais ce qui frappe surtout, c’est la diversité des approches. Si les titres sont plutôt orientés black/death, les mélodies jouent un rôle essentiel dans la musique de King Fear comme parfois également les gros riffs quasi doom ("Black gravel").

L’artwork est simple mais le livret est globalement soigné, enrobé dans un joli papier glacé, à l’image de la pochette. Le travail de composition est solide et même si ce que l’on entend pourra paraître trop peu extrême pour certains, il n’en demeure pas moins que King Fear a accouché ici d’un album varié qui se démarque de la masse.

http://king-fear.de/ - 129 visite(s)


Rédigé par : raziel | 14/20 | Nb de lectures : 11242




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