KERION - CloudRiders, pt. I : Road to Skycity (Metalodic) - 04/02/2013 @ 08h03
Les niçois de Kerion ont sorti l'année dernière, leur troisième longue production, « CloudRiders Pt. I : Road to Skycity ». J'avais découvert le groupe et son power symphonique, à l'époque du sympathique « Holy Creatures Quest » (2007) ; je ne pourrais donc pas comparer leur 3ème effort, avec celui sorti en 2010 (leur 2ème album donc), dont vous pouvez retrouver la chronique ci-contre. Enfin bref, trêve de bla-bla inutile. Car ce n'est pas sans un certain plaisir que je retrouve la belle voix de Flora Spinelli, qui en 5 ans a eu tout le temps de s'améliorer, bien qu'elle était déjà très performante en 2007. De toute façon, c'est l'ensemble du groupe qui est plus mûr et aguerri, comme peut l'affirmer l'enthousiasme qui m'a parcouru lors de l'écoute de cet opus. Par ailleurs et comme depuis ces débuts, Kerion propose un album encore relativement long, dépassant une nouvelle fois l'heure de jeu.

Une durée assez élevée peut être pénalisante si l'album est monotone et redondant, mais bien heureusement, chez Kerion, c'est pas le genre de la maison. Si on ressent encore quelques influences chez le groupe (il faut chercher du côté de gros noms du genre heavy/power sympho'), l'impression dominante me fait dire que l'on est présence d' un combo avec une identité définie et un son bien à lui. Aussi bien pour le travail des parties orchestrales (quelle introduction !), la performance d'ensemble de Flora (qui pourra en faire frissonner plus d'un), et la substance primaire 'heavy/power metal' que Kerion pense à ne pas délester, au profit de (trop) nombreux passages symphoniques ou surfaits.

Ce que vient confirmer la triplette proposée après la première piste de l'album (donc l'intro), avec en première ligne, un « The Map » hautement sympathique, entre folk (le break peu après 3'30), power et metal symphonique. Rythmique enchanteresse, des chœurs en nombre sur le refrain, pour aboutir à une partition 'épique', et on relève déjà quelques leads de guitares accrocheurs. « Everlasting Flight » contente tout autant mes esgourdes, Flora est à l'aise, libérée et l'apport de voix masculines donne plus d'impact à l'ensemble. Un ensemble rythmé, plaisant, et même les notes de clavier un peu façon électro ne font pas taches...Plus complexe toutefois est « Bounty Hunter », un titre qui va au delà des 6 minutes et s'appuie sur des riffs et une ambiance plus sombre. La majorité des couplets est contée par une voix masculine, parfois claire et à d'autres moments plus relevée et vindicative.

Dans le genre très belle surprise, la dénommée « The Sky is my Ocean » me surprend de la plus agréable des manière ; une piste romantique, mélancolique, et magnifiquement chantée. Il est vrai que j'encense beaucoup la prestation de Fora, mais alors sur ce titre, elle est juste somptueuse. La trame purement 'instrumentale' du morceau est elle aussi une réussite, les notes acoustiques rebondissent et bercent nos oreilles...et même le solo de guitare (électrique) ne vient pas enrailler ce moment de beauté et de tendresse musicale. On notera d'ailleurs que seule la fin du morceau laisse clairement entendre des orchestrations, assez discrètes durant le reste du morceau.

Les percussions tribales de l'exotique « Tribal Vibes » (comment ça le titre était prévisible ?), viennent donner une couleur un peu différente à ce « CloudRiders Pt. I ». Pendant quelques minutes, les orchestrations sont mises de côté, le groupe s'aventure vers des sonorités plus chaleureuses et 'dansantes' (la partie vers 3'40 notamment), n'hésitant pas à recourir à plusieurs instruments de percussions et bien d'autres encore (un type de flûte peut être ?). Il n'est pas désagréable ensuite de retrouver un Kerion plus traditionnel, à travers un « Never More », catchy, mélodique et plus immédiat que les quelques pistes placées avant. « Celticia's Song », elle, se veut être en quelque sorte la petite sœur de 'The Sky is my Ocean' ; les guitares acoustiques cèdent leur place à des notes de piano, pour un rendu tout aussi joli, bien que légèrement moins 'prenant aux tripes'.

Le long et épique titre éponyme, divisé en 2 parties (intro et titre principal), vient quand à lui reprendre un peu tout les éléments qui caractérisent Kerion, et qui sont déjà cités tout au long de cette chronique. Un mini-voyage musicale parfait, pointilleux et soucieux des moindres détails, pour conclure comme il se doit un album que je n'hésiterais pas à qualifier d'ambitieux (ce qui n'est pas forcément synonyme de très 'original') et qui mérite bien des louanges.



http://www.kerion.net/ - 120 visite(s)


Rédigé par : gardian666 | 16/20 | Nb de lectures : 11844




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Commentaire
yavanna
Membre enregistré
Posté le: 04/02/2013 à 23h09 - (105830)
wahou! merci pour cette belle chronique!

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