JUPITER ZEUS - On Earth (Magnetic Eye) - 21/08/2014 @ 08h38
Il y a de cela quelques semaines, les rugbymen français s’envolaient en Australie pour une tournée de 3 matches-test, histoire de faire le plein de confiance, de se rassurer avant la coupe du monde en se mesurant aux gloires locales. Las, c’est plutôt avec une valise lourde de près d’une centaine de points et quelques hématomes qu’ils sont repartis, penauds.
Mais, l’heure de la revanche a sonné ! Pas forcément en matière de sport puisque l'on ne peut pas espérer grand-chose de plus en l’état actuel de nos troupes. En revanche, pour ce qui est du stoner, space rock, bref du KYUSS-assimilé & co, je le dis haut et fort : nos lascars de MARS RED SKY font du pâté de kangourous.

Qwa ? Comment ? Et l’objectivité dans tout ça ?

Oui, c’est vrai je le confesse sans détour. 3 pater et 2 avé plus tard, cette foutue objectivité rangée au placard, ce "On earth" est plutôt bien troussé. Mais voilà, je le découvre quelques mois après son alter ego bordelais. C’est con mais c’est comme ça, leur "Stranded in arcadia" m’a véritablement conquis et fait désormais office de mètre-étalon dans le style. C’est subjectif et biaisé, certes, mais le constat est là : au petit jeu de la comparaison, les australiens de JUPITER ZEUS (on ne rigole pas dans le fond) ne tiennent pas sur la distance avec MARS RED SKY.

Bon, c’est d’accord, j’enlève mes œillères, ça commence à serrer.

Donc, JUPITER ZEUS. Quatre gaillards originaires de Perth qui ne manquent pas de bonne volonté. Et qui sont d’ailleurs parfaitement à l’aise dans le registre du riff lourd mais planant, prenez un Tonny Iommi qui croise le fer avec Jerry Cantrell, le tout sous l’œil amusé d’un Josh Homme engoncé dans le fin fond de son désert californien. Les deux morceaux d’ouverture, "Waves" puis "Over", frondeurs en diable, annoncent la couleur sans détours, c’est puissant, entraînant, aérien. Mais, c’est plus sur un "Waiting in a line" que JUPITER ZEUS se montre convaincant, maniant l’émotion avec justesse, se parant de guitares fluides et enjouées qui déboulent sur un enchaînement de bon goût avec la semi-ballade finale "State of Mind". Yabon.
Le reste est plus en demi-teinte, on sent que le groupe se cherche encore, oscillant entre embardées métalliques un poil poussives et mid-tempo propres au stoner...pas toujours évident de mettre le curseur au bon endroit. Le batteur est un vrai métronome, mais son jeu reste en roue libre, sans grande fantaisie. Quelques solos sont à signaler ci et là, dispensés avec justesse, ils apportent un second souffle bienvenu à l’ensemble de l’album.

La production est massive, elle manque cependant de relief, de précision. Elle est à juste titre symptomatique de la tenue de cette galette, pas toujours équilibrée, encore un brin poussive. Quant à l’artwork, Je vous ferai grâce de tout commentaire déplacé à son encontre, un rapide coup d’œil en haut à gauche suffit pour se faire une petite idée sur la puissance mystique de celui-ci.

Allez les gars, sans rancunes : un MARS…et ça repart.



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Rédigé par : Targhost | 12/20 | Nb de lectures : 10653




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