JÉRÔME ALBEROLA - Anthologie du Rock Progressif – Voyage en Ailleurs (Camion Blanc) - 09/11/2010 @ 08h34
Pas moins de 2 livres sur le sujet (le rock progressif), est-ce à dire que l’année 2010 voit enfin la consécration littéraire de ce genre longtemps banni de l’aréopage médiatique musical et ostracisé par l’élite bien pensante faiseuse de rois ?

Ben… non ! Car si les sorties - disques ou MP3 - de rock prog n’ont jamais été aussi abondantes - et en partie grâce au net qui permet une visibilité et une accessibilité plus large - elles sont souvent l’œuvre de formations anonymes à la diffusion confidentielle (excepté pour les « grands noms » actuels comme Pendragon, Marillion ou The Flower Kings). Et quand je dis « grands » c’est de toute façon sans commune mesure avec les chiffres de ventes et la renommée des anciens ou précurseurs que furent Yes, Genesis sans parler de Pink Floyd qui les bat tous à plat de couture. (Seules ces formations furent capables durant la première moitié des seventies de remplir des grandes salles ou des stades de foules acquises à leur cause). L’aura du rock prog est de toute façon extrêmement limitée. Ses fans se comptent en nombre limité et la presse généraliste rock le boude depuis longtemps.

Témoin le dédain ostensiblement manifesté par certains journaleux ayant pignon sur rue et qui n’est pas étranger à cette situation. Vous voulez des noms ? Qu’à cela ne tienne ! Lisez donc les écrits ou écoutez les interventions radiophoniques des Ungemuth (Rôte & Fuck), Cassaveti (Télé(d)rama), Lenoir (France Munster) et autre Philippe Manœuvre (Canal +) et vous aurez un clair aperçu de leur opinion sur le genre. On peut tout à fait s’en moquer (et c’est l’attitude de la plupart des vrais aficionados), mais force est de constater que leur parole est entendue puisque le prog n’a droit de citer nulle part en dehors du web.

Le fait que deux hurluberlus lui accordent autant d’importance n’y changera rien. Il y a donc fort à parier que cette littérature qui lui est consacrée bénéficiera d’une couverture réduite et donc d’un intérêt tout aussi modeste. C’est comme ça et on n’y peut pas grand-chose.

Vous-mêmes peut-être allez participer au concert de récriminations et dire « Quoi ? Encore du rock prog sur V.S et en plus un bouquin ? Pouah ! » Oui, j’entends bien les protestations de la plupart des lecteurs. Et s’il existe plusieurs raisons à la présence d’une telle kro sur votre site favori - dont la plus évidente serait que je profite d’une liberté rédactionnelle presque sans limites - je ne vous en donnerai qu’une : outre le fait que j’endosse depuis 10 ans maintenant - et sans état d’âme - le rôle du guignol entêté de V.S qui vous bassine à longueur d’année avec sa musique préférée, la plus importante à mes yeux étant tout bonnement le désir de rendre hommage à un brave type qui s’est donné du mal pour entreprendre (et réussir) une telle anthologie, première du genre dans la langue de Molière.

Et petite mise au point avant toute chose : je me dois d’être honnête avec vous car les plus curieux finiront bien par l’apprendre. J’ai – très modestement - aidé le rédacteur dans ses recherches pour écrire ce pavé et seulement alors qu’il en était à la phase finale de sa rédaction. Que dis-je ce pavé ? Ce MONUMENT érigé à la gloire de « l’impossible musique ». (Peter Nicholls chanteur d’I.Q).

Si mon aide s’est limitée à lui fournir quelques CD et à échanger des conversations (plutôt longues car l’ami Jérôme est intarissable sur le sujet), elle n’en fut pas moins riche et passionnée. Ce qui je vous l’accorde peut vous amener à penser que mon impartialité sera mise à l’épreuve. Que nenni !! J’ai trop de respect pour l’homme et sa démarche et pour cette musique que je vénère depuis 4 décennies pour me contenter de servir la soupe ou me complaire dans une flagornerie déplacée et stérile. Dont acte !

Il est vrai que dans un esprit de justice, j’aurais tout aussi bien pu faire la kro de « l’autre » référence en la matière : « Rock Progressif » paru en début d’année et qui est l’œuvre du docte Aymeric Leroy. Mais il fallait faire un choix et si j’ai opté pour celui-ci plutôt que l’autre, c’est tout d’abord parce que ce projet m’a bien évidemment emballé et sincèrement, ma modeste implication n’y est pas pour rien. D’autre part, il y a l’enthousiasme et l’honnêteté dont Jérôme Alberola fait preuve. Ainsi, il avoue et assume bien volontiers certains partis pris tout en anticipant la réaction quasi épidermique qu’ils pourront engendrer.
Et cela n’altère en rien la qualité de son travail.

Non pas que le sieur Leroy ne sache pas de quoi il parle mais son approche savante - quasi académique - m’a moins séduit. (J’y reviendrai plus loin). Pour l’avoir rencontré et avoir échangé quelques minutes avec lui lors d’un festival prog, j’ai bien senti que son cheminement intellectuel concernant le progressif toutes tendances n’est pas tout à fait le même que le mien. Question de génération peut-être ou d’ouverture d’esprit. Et puis quelqu’un qui sourit quand on lui marche sur les pieds (ou si vous préférez qui se prend trop au sérieux) pour parler d’un sujet aussi léger, ça le fait moins. Appelez ça un parti pris ou un a priori défavorable, c’est comme il vous plaira.

Autre argument en faveur du livre de Camion Blanc, pour les lecteurs assidus de V.S, Jérôme Alberola n’est pas un inconnu ; il est l’auteur d’une autre anthologie plus raccord avec le genre privilégié par votre site préféré. (Anthologie du Hard Rock) kronikée par l’ami Papy Cyril. Celle-ci consacrée au Rock Progressif fait donc écho au livre d’Aymeric Leroy et vient gonfler une collection déjà riche d’une multitude de titres consacrés aux groupes et artistes phares de la scène rock et métal dont il faut saluer l’existence, combien même elle ne serait pas exempte de certaines erreurs ou imprécisions.

Néanmoins, dans un esprit d’équité que pourrai-je dire pour comparer brièvement les 2 ouvrages ? En résumé, l’un (l’Anthologie) est l’œuvre d’un authentique passionné de progressif bien que n’ayant pas vécu l’époque de son ascension et de son apogée (1969-1977) et davantage celle de son renouveau (Néo prog) des années 80 avec Marillion – I.Q – Pendragon – Pallas.

L’autre (Rock Progressif) est celle d’un « universitaire » érudit, précis et consciencieux certes mais aussi froid et distancié et à qui il manque peut-être le brin de folie et de démesure propre à un genre qui n’en a pourtant pas manqué. Ce qui ne retire en rien à l’incommensurable connaissance de Leroy qui dans le milieu fait figure de sommité. Et il est notamment un expert reconnu de la branche « Canterbury » affiliée au rock progressif et dont les fondateurs sont Caravan et Soft Machine. (cf le site http://www.dragonjazz.com/progdisco/canterbury.htm ). Je serai complet à son propos quand je vous aurai signaler qu’il est également l’auteur d’un excellent « Pink Floyd – Plongée dans un monde paradoxal » paru également chez le Mot et le Reste.

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Anthologie, aux yeux de certains, ça fait prétentieux et ça en impose. D’un autre côté, une anthologie c’est un choix mûrement réfléchi qui tient de la volonté de son auteur de rassembler quelques morceaux choisis sans pour autant être exhaustif mais sans oublier le principal. Difficile exercice d’équilibriste donc et répétons-le, l’auteur est conscient que ce choix peut heurter ou déranger les bonnes âmes autoproclamées spécialistes es progressif.

Néanmoins, l’intérêt du livre de Jérôme est multiple. Outre le fait qu’il restitue l’atmosphère et le contexte d’une époque où tous les espoirs étaient encore permis (Les Trente Glorieuses), il décrit avec précision les contractions qui ont préludé à l’accouchement d’un genre qui fut aussi populaire à ses débuts que jugé anachronique et pompier moins d’une décennie plus tard. Son approche sociale autant que sociétale et culturelle nous permet de mieux comprendre comment un tel mouvement a pu voir le jour. « Mouvement » car son implication et son influence sont allées bien au-delà du strict courant musical si novateur fût-il.

Il nous raconte comment - encore très loin d’être défini comme progressif - il fut d’abord un courant de pensées qui prit racines dans les années 50, nourri des désillusions de la « beat generation » des Kerouak, Ginsberg et Burrough. Il explique comment son héritage conduisit - quelques 10 années plus loin - une certaine élite intellectuelle et les contestataires de tous poils (et entre autres ceux de la guerre du Vietnam) jusqu’à Woodstock qui fut en quelque sorte le testament sonore de cette génération.

Mais avant de sombrer sous les coups de boutoirs du réalisme post « soixantuitard », ce courant frondeur n’oubliera pas de fomenter au passage sa propre révolution (presque) non violente mais logique en plaçant ses espoirs - mêmes utopiques - dans la vague des « protest singers » comme Dylan, Joplin ou Baez puis psychédélique née dans le quartier du Haight-Ashbury de San Francisco et popularisée par des groupes comme le Greatful Dead, Quick Silver Messenger Service, Jefferson Airplane ou même Carlos Santana. Tous promoteurs de l’acid rock et de ses pratiques fortement baignées d’hallucinogènes en tous genres. Toute une famille de pensée qui influera grandement sur les choix et les goûts d’un certain flamand à la parure rose et dont le leader - Syd Barrett - en deviendra l’âme damnée.

Poursuivant sa pérégrination historique, il passe en revue la période aventureuse qui suivit et notamment celle des Beach Boys ("Pet Sound" 1966) ou des Beatles ("Sgt Peppers" 1967 puis "Abbey Road" 1969). 2 groupes qui ont - à leur manière - tracé la voie au proto-prog des Procol Harum – Manfred Mann – Small Facies – Pretty Things et autre The Moody Blues; il raconte également la prise de contrôle par les ténors de la scène britannique qui ouvrirent l’Âge d’Or du rock prog. En particulier King Crimson et son joyau « In The Court of The Crimson King » (1969) considéré par nombre d’exégètes comme l’acte fondateur du genre. Un OVNI qui stimulera l’esprit créatif d’autres adeptes talentueux que furent Yes ("Close To The Edge" 1971), Genesis ("Foxtrot" 1972), Camel ("Mirage" 1974), Van Der Graaf Generator ("Pawn Hearts" 1971), etc.

Bref, (comment être bref s’agissant de résumer pareille cathédrale ?) l’histoire du rock progressif comme si vous y étiez avec ses heures de gloires et ses périodes d’ombres. Car il y en eut et notamment en raison des boursouflures éhontées de certains musiciens, de leur égo démesuré, de leur enfermement stylistique, de leur autosatisfaction destructrice, etc.

Ensuite, l’ami Jérôme entreprend de nous faire visiter sa discothèque personnelle au travers de 160 chroniques d’albums couvrant toutes les périodes du progressif (soit une bonne quarantaine d’années) ; les références incontournables bien sûr mais également des formations plus obscures à la renommée et à l’influence plus modestes.

Et comme il le fît pour Iron Maiden dans son Anthologie du Hard Rock, le pivot de ces chroniques est articulé autour de Marillion, formation majeure du renouveau progressif des années 80 et visiblement son groupe fétiche. C’est donc un chapitre tout entier qui est consacré au quintet originaire de Ayeslebury (banlieue de Londres) et c’est quasiment toute leur discographie qui est passée au crible. (cf. Marillion, de la voie du renouveau à la voix de Dieu – page 313).

Certains pourront dénoncer ce choix volontiers partisan, arguant notamment du fait que sa dérive popisante l’a éloigné des rivages progressif la rendant moins prégnante que ses devanciers ; ou bien encore que son histoire en 2 époques (L’une avec Fish, l’autre avec Hogarth) ne peut ni être comparée ni même envisagée avec le même œil tant la formation actuelle est fort éloignée dans la forme et sur le fond de celle qui débuta en 1983 et que l’on compara un peu hâtivement au Genesis de la décennie précédente. Toutefois, s’il est une chose que l’on ne peut nier c’est son rôle d’initiateur puis de locomotive du mouvement néo prog des années 80 et de son impact sur d’autres formations nées dans son sillage. Eu égard à sa longévité et à sa riche discographie - tant par la qualité que par le nombre, 15 albums en 30 ans - il bénéficie de l’espace qui lui revient de droit car, qu’on le veuille ou pas, Marillion a de fait dominé les trois décennies écoulées.

Dans un autre registre, j’entends d’ici les cris d’orfraies de certains thuriféraires de la « cause » progressive qui vont découvrir parmi cette riche discographie commentée la présence d’albums de formations ou d’individus ayant de prime abord peu d’accointance ou de liens avec la scène qui nous occupe. Oui, certains vont hurler au scandale. Personnellement j’ai eu quelques sueurs froides et battements de cœur intempestifs en voyant apparaître dans la liste - aux côtés des Pink Floyd et autres Genesis - des noms comme Jean-Michel Jarre – "Oxygène" 1976, William Sheller – "Ailleurs" 1989 ou Serge Gainsbourg - "L’homme à la tête de chou" 1976. Après de multiples et animées conversations avec le rédacteur, il m’est apparu que ses choix – si baroques qu’ils puissent se révéler – partaient d’un postulat logique et rationnel et qui tient dans la nature même de la définition du terme « progressif » qu’il soit rock, métal, jazz ou autre.

Postulat qui pourrait être le suivant : La musique Progressive (avec un grand P) est par essence non limitée dans sa démarche, dans sa construction, dans les buts qu’elle poursuit, se jouant des frontières, des formats et des classifications si chères aux tenants de la musique « mainstream ». L’important étant que le résultat obtenu dépasse « l’entendement » tous sens confondus de l’amateur tout autant que de l’auditeur lambda ; qu’il soit capable de les transporter l’un et l’autre vers cet « ailleurs » promis en guise de sous-titre par l’auteur de cette anthologie. Le premier y verra la confirmation que sa musique préférée est bien le nectar des Dieux dont il se nourrit quotidiennement. (Se gave pour certains et attention à l’indigestion !). Le second pourra (mais ce n’est pas une certitude) découvrir une approche de la musique différente plus fouillée et plus à même de satisfaire son intellect que ce à quoi l’habitue le matraquage forcené des médias généralistes. Si tant est que cette notion lui soit indispensable ou qu’il en ait seulement conscience. Une fois admis ce point ou à défaut cette diversité d’opinion, il n’est pas ahurissant de trouver de telles références dans les chroniques de Jérome Alberola. Cependant, connaissant l’étroitesse d’esprit d’une frange de l’auditorat amateur de progressif, je ne me fais pas beaucoup d’illusions…

D’autres noms de formations ne feront pas consensus et pourtant leur présence n’a rien de sulfureux surtout si l’on considère ce qui vient d’être dit (démontré ?) ; c’est le cas de la scène de groupes - surtout britanniques - comme Radiohead, Goldfrapp ou Muse. La quète de la bande à Thom Yorke ou celle de Matthew Bellamy pouvant tout à fait s’inscrire dans celle de groupes franchement étiquetés progressif comme Porcupine Tree ou The Pineapple Thief. Je reste plus perplexe sur le propos très « électronirique » (dixit l’auteur) du groupe d’Allison Goldfrapp même si je ne lui dénie pas une certaine orientation progressive. Que dire alors de Portishead, Afro Celt Sound System ou Massive Attack ? Ils ont tous 3 à différents niveaux fait montre d’une velléité de démarcation telle que l’on pourrait la qualifier de progressive.

Dans le chapitre Du Hard Rock Utérin à la Modernité Métallique du Prog page 715, une bonne place est bien entendu faite au métal progressif. Cet avatar bienvenu et cousin éloigné de son aîné le rock prog est arrivé à point nommé pour prendre une relève qui n’était pas évidente et redonner un souffle puissant et dévastateur à un genre qui ne « progressait » plus qu’à pas comptés. Outre l’incontournable Dream Theater qui n’est pourtant pas surreprésenté avec seulement 2 chroniques ("Images & World" et "Metropolis Part 2 : Scenes From A Memory") et accompagnant Ayreon, Death (oui vous avez bien lu), Cynic et autres Pain Of Salvation, vous découvrirez peut-être - comme ce fut mon cas - des formations inconnues ou oubliées mais talentueuses comme The Provenance. Ce groupe finlandais nanti d’une courte mais exceptionnelle discographie (5 démos et 4 albums de 1996 au split en 2006), catalogué à tort comme gothique offre un propos qui va bien au-delà de cette simple restriction. Un peu comme son grand frère suédois Opeth pour qui Jérôme et moi avons en commun une véritable passion et qui représente à nos yeux le symbole parfait de la fusion entre rock progressif et métal. Mieux, il en est actuellement l’aboutissement final !

Pour les amateurs de chiffres et de performances, je retiendrais le chapitre intitulé 138 voyages au long cours – page 705 qui se paie le luxe de nous présenter 138 morceaux fleuves – caractéristique souvent décriée du progressif. S’il est communément admis (?) que les meilleurs titres se situent dans une fourchette allant de 8 à 10 minutes (ex "Fifth Of Firth" de Genesis 9min37 – "Roundabout" de Yes 8min30), le fait que certains aient eu besoin « d’exploser » cette norme pour plafonner aux alentours de la vingtaine (on parle alors de « suite ») se justifie par une qualité achevée de conception et de construction où l’on frise à maintes reprises le degré ultime de perfection. Citons bien entendu "Supper’s Ready" 22min54 (Genesis) – la Mère des suites – "Close To The Edge" 18min43 (Yes), "Tarkus" 20min35 (Emerson Lake & Palmer) ou "Echoes" 23min28 (Pink Floyd). A de rares exceptions près, celles qui dépassent outrageusement cette « limite » n’ont pas toujours atteint des sommets de réussite.

En conclusion et au risque de paraître obséquieux envers l’auteur, je pourrais vous dire que ce livre est celui que j’attendais enfin ! Ce serait un peu exagéré même si je dois reconnaître avoir souvent éprouvé une certaine frustration devant le manque de références en la matière. Les ouvrages consacrés au rock progressif et l’exposant d’une manière aussi fouillée n’existaient pas. Jusqu’à présent ceux disponibles dans une version française étaient très peu documentés ou bien focalisés sur une époque ou orientés sur un pays en particulier. Citons-les tout de même et en premier "Chroniques du Rock Progressif 1967/1979" de l’excellent Frédéric Delage. Ce livre n’a qu’un seul défaut : il ne prend en compte que les 100 meilleurs albums du genre et sur une courte période certes la plus prolifique. Ou bien encore "Le Rock Progressif Anglais 1967/1977" de Christophe Pirenne qui comme son titre l’indique ne concerne que la scène britannique. Je pourrais également mentionner Jean-Louis Laffiteau et son "Encyclopédie des Musiques Progressives" ; mais il se contente si je puis dire de ne référencer « que» 3800 groupes sans chroniques aucune et de survoler très succinctement les différentes familles et sous-genres. Les autres ouvrages sont pour la plupart concentrés sur une seule formation (Genesis – Pink Floyd) ou alors écrits en anglais.

Il convient donc de saluer la démarche audacieuse de l’auteur - accomplie de surcroît dans une période défavorable aux musiques progressives - avec la passion chevillée au corps et bien visible dans les yeux (et les oreilles) un émerveillement intact qui frappe ceux qui veulent bien se laisser gagner par la magie du genre. Pour tout ceci et pour bien d’autres choses encore, merci Jérôme !


Rédigé par : Karadok | anthologique bien sûr !/ | Nb de lectures : 14412




Auteur
Commentaire
l'orthographe bordel
IP:90.58.31.181
Invité
Posté le: 09/11/2010 à 09h11 - (88743)
"Droit de Cité"
.... s'il vous plait

bangala
IP:194.199.63.35
Invité
Posté le: 09/11/2010 à 11h01 - (88751)
J'ai fait ctlr+f pour trouver porcupine tree, seul groupe progressif que je vénère avec Opeth. Chronique fleuve que je prendrais le temps de lire dans son intégralité en rentrant ce soir.

Jean
IP:78.230.73.86
Invité
Posté le: 09/11/2010 à 16h40 - (88757)
Ça semble intéressant même si certains noms de groupe me paraissent totalement hors de propos.
De plus, en lisant la chro j'ai l'impression que l'analyse du Prog moderne est bien mince (livre pour nostalgiques ?)

Malgré ça, je pense me l'acheter ne serait-ce que pour lire comment il voit l'origine du prog' dans les 50's !

J'enrage déjà à l'idée de l'impossibilité de pouvoir écouter sur Deezer ou Spotify 90% des groupes cités dans ce livre ^^

Et vive le Prog'!

karadok
Membre enregistré
Posté le: 09/11/2010 à 17h06 - (88760)
Cher Frère Jean,
Tu écris:
"Ça semble intéressant même si certains noms de groupe me paraissent totalement hors de propos."

Peut-être, sans doute, sauf que l'auteur précise qu'il assume ses choix et qu'il comprend que certains ne soient pas d'accord avec lui.

"en lisant la chro j'ai l'impression que l'analyse du Prog moderne est bien mince (livre pour nostalgiques?)"

Ben justement, non! Avec 160 kronikes, il est évident que l'auteur parle aussi de formations récentes. Et d'ailleurs, puisque je l'ai lu en intégralité, je peux te dire que les 160 kros balaient une période qui va de 1969 à 2009.
En gros, d'In The Court... de King Crimson à Destined Solitaire de Beardfish. On peut pas faire plus actuel et complet, non?

"J'enrage déjà à l'idée de l'impossibilité de pouvoir écouter sur Deezer ou Spotify 90% des groupes cités dans ce livre ^^"

Je suis bien d'accord avec toi mais que veux-tu, ça confirme ce que j'écrivais en intro; en dehors de quelques anciens groupes,le prog n'a pas bonne presse y compris sur les plateformes d'écoute.

Et vive le prog aussi tout pareil comme toi ;o)

Karadok

Jean
IP:78.230.73.86
Invité
Posté le: 09/11/2010 à 18h23 - (88762)
Merci pour le complément d'information :)

Tiens, il n'est pas sur le site de l'éditeur... Ils n'ont pas envie de le vendre ?
Heureusement, il est dispo ailleurs.

Murderworks
Membre enregistré
Posté le: 09/11/2010 à 23h11 - (88768)
Ha ben vu que je commence seulement à découvrir le prog (que ce soit rock ou metal) ça devrait m'intéresser ça. Bon pour l'instant c'est surtout du coté du metal prog que j'ai commencé à fouiller, mais le genre est tellement riche qu'entre le metal et le rock prog je devrais avoir de quoi m'occuper quelques années.

En tout cas je vais sûrement m'offrir ce bouquin qui me donnera peut être quelques clés pour entrer là dedans. Quoique le plus gros problème pour l'instant vient surtout des finances, va me falloir au moins un Euro Millions pour acheter tous les albums qui m'intéressent :D

Javert
IP:194.206.157.240
Invité
Posté le: 10/11/2010 à 17h09 - (88788)
@ Jean: il y a le site prog archives où tu peux écouter des titres des groupes répertoriés. Il n'est peut-être pas exhaustif mais tu devrais (en partie)y trouver ton bonheur.

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