INTERMENT - Scent Of The Dead (Pulverised) - 27/06/2016 @ 10h53
Parmi la horde de soiffards qui tentent de ressusciter avec plus ou moins de réussite le saint esprit du swedeath du début des 90, INTERMENT mérite un coup d’œil plus qu’appuyé. Pas que nos quatre mercenaires soient plus belliqueux (quoique) ou evil que leurs petits camarades de promo mais parce que deux d’entre eux ont connu la période d’or du style. Contrairement à la plupart des formations actuelles dont les membres végétaient à l’époque bien au chaud dans le slip kangourou de papa, INTERMENT lâchait trois panzer-démos coup sur coup entre 1991 et 1994, apportant ainsi sa contribution à l’édifice historique. Le label Necroharmonic a d’ailleurs rendu un bel hommage à ce début de carrière en rééditant les trois glaviauds sur une compil’ de choix, "Where death will increase 1991-1994", sortie en 2010. Et le vécu, voyez-vous, ça change tout. Madame Claude était une visionnaire, une vraie : rien de tel que l’expérience.

Et quand nos experts-rescapés reviennent treize piges plus tard la fleur au fusil sur un split des cavernes avec les copains ricains de FUNEBRARUM, c’est pour une plongée tête la première dans le caveau familial. Un death canal historique dont la formule n’a pas changé d’un ongle endeuillé : un groove à décoller le bassin, de la BOSS HM-2 en pilonnage intensif (coucou Youpimatin !) et une prod’ coulante comme un bon vieux claquos ! Le tout tartine les esgourdes comme l’abcès purulent gonfle les veines du junkie : un régal auditif et visuel de chaque instant (mon dieu cette superbe cover de Chris Moyen !). Voilà donc un come-back furax transformé trois ans plus tard avec un premier album "Into the crypts of Blasphemy", qui voit le jour deux décennies après la création du groupe et qui confirme qu’il va falloir compter sur notre quartet diabolique ! Et mort de faim par la même, puisqu’il enfile une poignée de splits sulfureux dans la foulée histoire de muscler les poignets avant de se présenter aujourd’hui avec ce "Scent of the buried" dans sa besace, un bestiau mal rasé et revanchard qui s’annonce sous les meilleurs auspices… and love !

Et de l'amour, INTERMENT en a à revendre, jugez plutôt : un son moulé avec ferveur dans l’antre du Sunlight par le pape de la prod’ gras-double, l’inimitable Tomas Skogsberg, un artwork troussé par Juanjo Castellano (AVULSED, BODYFARM, HACAVITZ, PUTREVORE, la liste est longue comme la trompe à Rocco) et surtout une envie d’en découdre palpable dès les premiers accords de ce "Death and decay" qui laisse entrevoir une furie death/punk malodorante et débridée ! Incroyable mais vrai… comme dans les meilleurs films de Steven Seagal on connaît déjà le scénario, à une ou deux répliques près, mais la recette régale toujours petits et grands avec gourmandise ! Monte sur mon oldschool mon grand, tu verras Stockholm ! Et c’est parti comme ça pour quarante minutes de bastonnage auditif dont personne ne sortira indemne : ça tronçonne avec amour, ça gicle dans chaque recoin, ça pue la mort et le pire c’est qu’on en redemande ! Le quatuor est impérial en mode serial tatane mais il sait aussi se faire redoutable en écrasant les cochlées sur l’intro de "Scent of buried" ou le terrifiant "Dawn of blasphemy" qui glacera le sang des plus guerriers d’entre vous. Et même si vous résistez à ces décharges meurtrières, le dernier missile multi-tempos "Nailed to the grave" finira de vous achever. Alors, à quoi bon lutter ?

J’en vois qui grognent dans le fond là, c’est vrai, la dite galette est bien consistante, pas si simple à ingurgiter d’une traite. INTERMENT ne fait pas dans la dentelle et crache son metal de la mort sans ralentir le tempo, excepté sur quelques embardées citées plus haut, il faut donc bien s’accrocher pour absorber l'onde de choc. Mais qui vous a dit qu’on était là pour enfiler des perles hein ? La brutalité jouissive ça se mérite ! Alors oui, quelques écoutes attentives ne seront pas de trop pour en apprécier la substantifique moelle, un peu comme celle qui garnit les os dans l’Osso Bucco et que l’on tartine avec plaisir sur les papilles. Mais une fois au fond des esgourdes, le plat de résistance proposé ici par nos quatre gourmets suédois sera un régal pour les amateurs de swedeath les plus exigeants. A taaaaable !




Rédigé par : TarGhost | 16/20 | Nb de lectures : 6169




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Commentaire
TarGhost
Membre enregistré
Posté le: 29/06/2016 à 08h42 - (120500)
Première chro pour Vs Incantation "Dirges of Elyzium".
Dernière chro : Interment "Scent of the buried".
La boucle est bouclée.
Sauvagement.



Youpimatin
Membre enregistré
Posté le: 29/06/2016 à 14h16 - (120504)
1ère chro : Binah (avec tout plein de HM-2 dedans)
dernière chro : Daemoniac (avec tout plein de HM-2 dedans)
Pareil, la boucle est bouclée, brutalement !

dominator
Membre enregistré
Posté le: 01/07/2016 à 12h19 - (120507)
Album excellent comme le font si bien les Suédois.
La crème des crèmes.
Mention spéciale à "Chalice of death".



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