HERRSCHAFT - Les 12 Vertiges (Code666/Season of Mist) - 23/10/2013 @ 08h27
Chez VS, on aime bien HERRSCHAFT. Sisi. Il y avait même eu deux chroniques de l’EP Architects Of The Humanicide (2006) dont une par Prince de Lu qui n’est pourtant pas très branché par l’électro. Et Tesla (2008) avait atterri en sélection. Et cépadénazi (même si ça dépend de plusieurs facteurs : jours pairs ou impairs, lune, direction du vent, température de l'eau...). HERRSCHAFT a tout pour plaire même si son mélange de Cyber-Metal et de Dark-Electro n’est pas si original que ça, bien que peu de groupes s’y essayent de manière générale. Desfois le mélange est même très raté mais ce n’est pas le cas avec ce groupe et son 3ème stuff, Les 12 Vertiges, à nouveau sorti via Code666. Le nom d’album en français n’annonce pas de chant en français à l’instar de MALMONDE ou CUB3, mais présente plutôt 12 brûlots Electro-Metal qui vont vite faire leur effet.

Si j’avais bien aimé Tesla, ne n’aurai pas mis une note aussi haute que Wasted, car malgré des tueries comme "I Am the One" HERRSCHAFT était encore capable de mieux. Tesla était néanmoins un bond en avant par rapport à Architects Of The Humanicide et Les 12 Vertiges va enfoncer le clou. Nous ne sommes pas en présence d’un chef-d’œuvre pour autant mais le groupe a posé son style et se contente désormais de pondre un Electro-Metal très bien torché et accrocheur en diable. Les nombreux effets électro issus des genres Electro/Indus, Dark-Electro et Aggrotech, accompagnent les compositions efficaces moins simplistes qu’il n’y paraît, et le chant saturé là aussi marque de fabrique de la Dark-Electro, même s’il prend souvent des intonations plus death. Bien sûr, il faut aimer tous ces éléments pour apprécier la musique de HERRSCHAFT, même si le groupe ne me semble pas spécialement recommandable pour des métalleux souhaitant découvrir la Dark-Electro ou l’inverse. Mais si vous êtes dans un de ces cas et que le cœur vous en dit, HERRSCHAFT se débrouille parfaitement dans une musique transgenre, qui ne tombe pas dans l’usage de synthés kitschouilles ou de riffs stériles et inutilement rentre-dedans pour faire bourrin.

Les 12 Vertiges démarre(nt) d’ailleurs fort avec le single "Gates to Dream" qui place quelques riffs bien sentis, plus étoffés que ceux de Tesla (pour ceux qui l’avaient trouvé trop basique metalliquement parlant) et flirtant parfois avec des rythmiques typées mélodeath moderne. Dans ce genre d’album et de musique, on va tout de suite partir à la chasse aux hits et HERRSCHAFT a su en pondre une petite poignée : le punchy "Kimi Ga Yo", "Rat in Cage" qui joue sur l’alternance de chants (même quelque peu clair) au sein d’un excellent refrain porté par des riffs percutants, le parfait "Bloodpulse" ou encore le morceau de clôture "Mephedron Trip". Mais HERRSCHAFT ne se contente pas d’envoyer des pistes au format tube-couplet-refrain et joue avec les différents éléments de son Electro-Metal. Tout d’abord avec des morceaux plus portés sur l’électronique comme "Disorder Mind Mechanics" ou "Whispering Clouds". Ce dernier comporte d’ailleurs du chant féminin, ce qui est une des surprises de l’album qui n’hésite pas à travailler ses ambiances. Comme pour "Seducing Dementia" présentant du chant féminin également, et ce n’est pas tout : "Endlessly Revolving" est particulièrement travaillé avec ses nombreux chants différents, son tempo plus posé et des effets électro presque symphoniques. On sera aussi ébloui par les ambiances de "Allmighty" ou le chant clair masculin devient prédominant, morceau suivi par le superbe "Thirty-Six" plus mélodique et aux superbes effets électro et claviers très prenants, qui pourtant balance des riffs plus mordants sur la fin.

Rien n’est donc à jeter parmi ces 12 vertiges, hormis peut-être "Virtual Medication" avec ses effets électro un peu limite, qui froisseront les oreilles de ceux qui sont allergiques aux sonorités Dark-Electro de manière générale (et j’ai bien envie de citer BLOOD STAIN CHILD pour le running gag aussi). Mais de toute manière, pour un album de 53 minutes en tout, il y a largement de quoi faire. Les 12 Vertiges réussit d’ailleurs à n’être ni répétitif ni lassant et à proposer de nombreux passages travaillés et variés, ne se contentant pas d’envoyer la sauce du début à la fin comme pléthore de formations Electro/Cyber-Metal. Ce second full-length de HERRSCHAFT n’est pas pour autant l’album d’Electro-Metal du siècle, s’il n’a pas de défauts manifestes certains trucs comme quelques bidouillages électro ou le chant saturé (qui s’est tout de même très nettement amélioré depuis Architects Of The Humanicide) peuvent rebuter ou paraître inférieurs en qualité par rapport à d’autres groupes. Mais avec Les 12 Vertiges, HERRSCHAFT excelle dans le style qu’il a créé et amélioré par rapport à Tesla et c’est finalement le plus important. Tout est bien arrangé dans cet excellent album qui plaira sans trop de mal à tout amateur d’Electro-Metal, et HERRSCHAFT n’est pas loin de son apogée et risquera bien de devenir une splendide machine de guerre dans le futur.

http://www.h-noise.com - 142 visite(s)

Gates to Dream - 101 téléchargements


Rédigé par : ZeSnake | 15.5/20 | Nb de lectures : 12242




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Commentaire
Herr max
IP:81.249.224.197
Invité
Posté le: 23/10/2013 à 20h25 - (109614)
Je viens d'écouter le titre sur Youtube, ça ramène bien 15 ans en arrière, cependant, il y a une certaine qualité de composition, des trucs bien catchy, pour moi c'est OK. A suivre.

Hellroy
IP:92.151.183.53
Invité
Posté le: 29/10/2013 à 12h45 - (109713)
Excellent titre !! Vivement qu'on puisse en écouter plus !!

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